L’avenir des Peugeot Hybride-HDi en suspens

Avec l’annonce du retrait de PSA du projet de R&D financé en partie par l’Union Européenne, Peugeot a du mal à monter un schéma économique équilibré pour développer et commercialiser des véhicules hybrides.

- Magazine N°140
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Surtout dans le bas ou le moyen de gamme. Ainsi, même si officiellement rien n’est abandonné, l’avenir de la 308 Hybride-HDi et de sa sœur jumelle Citroën C4 est peu garanti. En effet, le surcoût annoncé il y a deux ans par Jean-Martin Folz lors du lancement de cette mission, à savoir 1 500 euros de surcoût par rapport à un HDi lui-même plus coûteux de 1 500 euros qu’un véhicule essence équivalent, affiche aujourd’hui un surcoût encore plus élevé. Eliminant d’office une commercialisation sur des véhicules à prix très serré. Reste alors une possibilité de développement sur du haut de gamme, le fameux «premium» devenu cher au nouveau patron de PSA, Christian Streiff. Il ne serait pas exclu, officieusement, que ce soit la remplaçante de la 407/607 (même plate-forme) qui en soit équipée d’abord, d’ici trois ans. Et chez Citroën, si la C5 est déjà « du passé », il pourrait s’agir d’une remplaçante de la C6 (toujours sur la même plate-forme), si jamais cette dernière voit le jour. Bref, l’avenir de l’hybride diesel-électrique est assez compromis en Europe pour PSA. Et encore plus au Japon et aux Etats-Unis. En revanche, les constructeurs allemands annoncent toujours des commercialisations prévues pour 2010 sur des SUV et des berlines haut de gamme. Soit, exactement la conclusion à laquelle est arrivée Peugeot récemment… avec au moins 2 ans de retard.

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