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Le GPL veut s’inviter dans la transition énergétique

Très peu médiatisé en France, le GPL tente de faire entendre sa voix dans le débat sur les motorisations alternatives. C’est pourquoi le Comité français du butane et du propane (CFBP) a fait tester deux véhicules.

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Le GPL veut s’inviter dans la transition énergétique

Véhicules électriques, bioéthanol, hydrogène, nombre de motorisations entendent profiter des déboires de Volkswagen et plus largement du diesel pour se faire une place dans l’industrie automobile. C’est dans ce contexte que le CFBP a fait réaliser, sur deux véhicules GPL, des tests d’émissions de gaz et de particules en conditions réelles de circulation selon le cycle RDE. Cette tâche a été confiée à la société V-Motech, spécialistes de l’ingénierie, des essais groupe motopropulseur, de la mécanique, de l’électronique et des systèmes embarqués.

V-Motech a ainsi essayé une Fiat 500L GPL équipée d’un moteur Euro 6, et une Alfa Romeo Mito essence (Euro 5), équipée d’un système GPL. Et les résultats semblent concluants. Le CFBP annonce que « sur l’ensemble des roulages réalisés, les résultats démontrent que les émissions de gaz et particules sont toujours très inférieures aux niveaux de la norme Euro 6b ».

Dans le détail, les émissions de CO2 sont, en moyenne, 18 % inférieures pour le GPL qui émet également 10 fois moins de particules. Autre donnée mise en avant : « jusqu’à 97 % de moins de CO, à environ 63 mg/km, alors que la norme est à 1 000 mh ».

Ces résultats renforcent le sentiment de la CFBP : « Le GPL répond plus que jamais aux besoins de mobilité, d’optimisation des budgets et aux impératifs de santé publique. Il doit pouvoir bénéficier d’une aide équivalente à celle octroyée aux véhicules hybrides. »

Pour rappel, avec 257 000 véhicules en France, le GPL est le carburant alternatif disposant de la plus grande représentation dans le parc automobile.