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Le GPS réduirait les risques d’accidents

Le GPS ne serait pas seulement un moyen sophistiqué de trouver sa route. Selon une étude de TNO aux Pays-Bas, cet outil très à la mode aurait également des effets positifs sur la sécurité routière et, marginalement, sur l’environnement.

- Magazine N°131
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Le GPS connaît un succès à la fois grandissant et plus rapide que d’autres innovations technologiques adaptées au public (les appareils photos numériques ont mis dans les sept années à vraiment s’imposer alors que le GPS a enfoncé les résistances en à peine trois ans).

C’est dans ce contexte quasi idyllique qu’une étude est récemment sortie aux Pays-Bas confortant quelque peu cette sucess story par des arguments forts. Signé de l’institut de recherche néerlandais TNO, ce travail a été effectué à la demande d’un courtier de l’assureur Delta Lloyd, d’Athlon Car Lease et de la marque GPS Tom Tom.

Il ressort de ce document que les conducteurs ne possédant pas de GPS enregistreraient plus de sinistres que les heureux propriétaires du système. Le taux de sinistres serait de 12 % supérieur chez les premiers par rapport aux seconds. Le GPS aurait, selon les analystes, le double avantage de contraindre le conducteur à un surplus de concentration au volant tout en lui ôtant une partie de son stress. Le fait que le GPS sélectionnerait des parcours plus directs et donc moins sinueux que d’autres contribuerait aussi à la réduction des risques de chocs malencontreux. Les « alertes radars » interviendraient aussi probablement dans ce résultat.

Un bémol mais une réponse des marques

Les effets convergents de parcours moins complexes et plus courts (-16 % en distances) – et donc moins consommateurs d’énergie – le fait que le nombre d’arrêts pour se renseigner sur les itinéraires se réduisent d’un quart s’additionneraient pour aboutir à un comportement plus respectueux de l’environnement et où les fautes de conduite seraient diminuées de moitié. Il faut tout de même modérer cet enthousiasme. D’une part, une autre étude publiée en Espagne a plutôt souligné l’inverse : la dangerosité du GPS, tout comme le téléphone portable ou la cigarette, ne serait pas négligeable pendant la conduite. L’attention du conducteur dérivée vers son écran, et les paramètres modifiés en cours de conduite par l’usager en seraient la cause. Face à cette perception, Leo Exter, marketing manager Europe de Moi Technology, espère que « l’arrivée de modèles mains libres parlants et à commandes vocales permettront de contourner ce genre d’obstacle ».

Moins de sinistres, primes à la baisse ?

Dans les colonnes de l’Argus de l’Assurance, un courtier explique que ces bienfaits du GPS vont amener les assureurs : « à déterminer de nouveaux profils de risques et à obtenir des prix ajustés ». Les primes d’assurances seront donc moins lourdes à l’avenir pour les possesseurs de GPS ? Lloyd (filiale d’Aviva) a lancé l’expérience avec une remise de 10 %… à condition que l’on s’équipe d’un Tom Tom, uniquement. On annonce que d’autres compagnies seraient sur le point de suivre l’exemple. En France, du côté de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances, interrogées par Flottes Automobiles à ce sujet, l’étude d’impact est en cours mais la réduction des primes ne semble pas figurer en tête des préoccupations actuelles. Reste aux gestionnaires de flottes à argumenter et négocier. En opposant à leur fournisseur habituel la possibilité de transférer les contrats dans des compagnies plus ouvertes aux actions préventives.

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