Le risque routier, premier risque identifié en entreprise

Au sein des entreprises, le risque routier est de mieux en mieux pris en compte. Un constat fait par l’association PSRE, chiffres à l’appui.

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risque routier professionnel

L’association PSRE (Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprise) s’est appuyée sur l’Ifop pour sonder 800 dirigeants de sociétés de 1 à 499 salariés, sur le thème de la sécurité des déplacements routiers en entreprise. Les résultats, présentés en marge de l’ouverture du salon Expoprotection, font état d’une évolution dans la prise en considération de ce risque.

Cette prise de conscience se formalise en premier lieu par la rédaction d’un document unique (D.U.) rappelant les résultats de l’évaluation des risques de diverses natures et la liste des solutions à mettre en œuvre. Un D.U. aujourd’hui obligatoire mais dont disposent seulement 47 % des entreprises interrogées. Parmi ces dernières, 68 % répondent avoir identifié dans leur D.U., comme premier risque, le risque routier lié aux trajets professionnels, devant les risques psycho-sociaux (57 %). « Il a y quatre ans, le pourcentage n’était que de 41 %. Ce chiffre montre que le travail mené ces dernières années sur la légitimation du risque routier a payé », souligne Jean-Claude Robert, délégué général de PSRE.

38 % des entreprises qui ont établi un D.U. ont ainsi mis en œuvre des solutions destinées à prévenir le risque routier. « Deux actions principales sont citées dont l’interdiction des SMS et des appels au volant pour 62 % des sondés. Une mesure cependant difficile à appliquer dans la réalité, et qui se résume bien souvent à une simple consigne dans une charte », analyse Jean-Claude Robert. Vient au deuxième rang, et pour 54 % des sociétés interrogées, le contrôle périodique de la validité du permis de conduire.

Mais cette préoccupation du risque routier touche aussi plus directement la flotte de véhicules. 40 % des répondants évoquent comme solution la recherche, lors des renouvellements, de modèles les mieux adaptés aux différents types de déplacements. En complément, 38 % d’entre eux portent une attention particulière aux choix des équipements de sécurité. Des mesures primordiales, sachant que l’employeur, co-responsable avec son salarié d’un accident mortel, encourt une amende maximale de 45 000 euros et une peine de prison allant jusqu’à trois ans selon PSRE…

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