Le véhicule électrique est-il écologique ?

Selon l’Ademe, le véhicule électrique a un fort impact sur l’environnement lors de sa fabrication, impact qui se réduit à l’usage.

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Dans un récent rapport, l’Ademe observe ainsi une contribution de 69 % au potentiel de changement climatique pour la fabrication d’un modèle électrique, contre 15 % pour un thermique. Le point noir : la production de la batterie Li-Ion Nickel Manganèse Cobalt de 24 kW, modèle de référence de l’Ademe, pèse à elle seule 35 % de la participation de l’électrique au potentiel de changement climatique.

« Un résultat dû à l’extraction de certains métaux nécessaires à la fabrication de la batterie, très impactants sur l’environnement, précise Maxime Pasquier, ingénieur au service transport et mobilité de l’Ademe. Mais à l’horizon 2020, se développera l’usage de batteries Lithium Fer Phosphate ou bien NMC contenant moins de cobalt, limitant cet impact de la fabrication de 20 à 40 %. »

Ce point négatif s’atténue un peu au fil de l’usage : « La phase de fabrication de l’électrique est tellement énergivore par rapport au thermique, que son bénéfice environnemental se retrouve à l’usage après une période de roulage d’environ 50 000 km », explique Maxime Pasquier. En effet, grâce à un mix énergétique français considéré comme faiblement carboné, puisque produit à près de 80 % par le nucléaire, le véhicule électrique présente bien par la suite un avantage comparé au thermique en matière de contribution au changement climatique. Le constat n’est pas si tranché dans des pays comme l’Allemagne où près de la moitié du mix énergétique se compose de charbon.

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