LeasePlan Mobility Insights : des conducteurs prêts pour l’électrique

Le loueur LeasePlan a livré le deuxième volet : « Véhicules électriques et développement durable » de son rapport Mobility Insights. 61 % des sondés envisagent d’acheter ou de louer un véhicule électrique d’ici cinq ans mais le prix à l’achat, le nombre infrastructures de recharge et l’autonomie les freinent.
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LeasePlan Mobility Insights
Photo d'illustration (C) LeasePlan Mobility Insights

LeasePlan et l’institut Ipsos ont publié, le 3 février 2021, le volet « Véhicules électriques et développement durable » de leur rapport Mobility Insights (voir première partie). Ce second volet analyse l’opinion publique sur la mobilité électrique afin de déterminer les principaux obstacles qui dissuadent les conducteurs d’acheter ou de louer un véhicule électrique. Pour ce faire, l’Ispos a sondé plus de 5 000 conducteurs (âgés de 18 ans à plus de 60 ans) dans 22 pays*. Par ailleurs, le dernier volet « Données automobiles et vie privée » est attendu pour le printemps 2021.

Des conducteurs « favorables » à l’électrique

Selon les résultats du rapport Mobility Insights de LeasePlan, 65 % des personnes interrogées (52 % en France) ont une opinion favorable sur la conduite électrique. « Un pourcentage record ! », avance le loueur LeasePlan. 44 % des sondés (39 % en France) ont par ailleurs déclaré que leur opinion avait évolué favorablement au cours des trois dernières années.

La majorité (61 %) des automobilistes interrogés (28 % pour les Français) ont l’intention de louer ou d’acheter un véhicule électrique (VE) dans les cinq années à venir. Ce sont toutefois les jeunes conducteurs (34 %) vivant dans de grandes villes (37 %) qui sont plus enclins à passer à l’électrique.

En France, les principales raisons motivant l’achat ou la location d’un VE sont : « les émissions de CO2 réduites » pour 40 % des Français contre 46 % pour l’ensemble des pays, « les faibles coûts d’utilisation » pour 36 % des Français et 47 % pour l’ensemble des pays, ou encore « les aides gouvernementales et les avantages fiscaux » (33 % que ce soit pour les Français ou pour l’ensemble des pays). Plus précisément, « les plus faibles coûts de fonctionnement du VE par rapport à un véhicule thermique » est une raison surtout évoquée par les conducteurs des métropoles (51 %). En revanche, « la réduction de émissions de CO2 » est un motif surtout avancé par les femmes (48 % contre 43 % chez les hommes), et ce, d’autant plus lorsqu’elles sont jeunes (51 %).

Les principales raisons avancées pour acheter ou louer (ou pas) une voiture électrique

Motifs évoqués Achat/location probable Achat/location improbable
Coût    
Prix d’achat Non évoqué (NE) 57 %
Coûts de fonctionnement faibles (carburant fossile versus électricité) 47 % NE
Faibles coûts de réparation et d’entretien 28 % NE
Fiscalité    
Primes gouvernementales et avantages fiscaux 33 % 14 % :« possibles réductions des primes et avantages fiscaux à l’avenir »
Environnement 46 % : « émissions plus faibles de CO2 » 31 % : « émissions plus faibles de NOx » 27 % : « moins de bruit » 14 % : « Je ne pense pas que les avantages environnementaux soient assez importants »
L’autonomie NE 34 % : « autonomie de conduite limitée » 28 % : « autonomie insuffisante sur les véhicules électriques actuels »
La recharge    
Dans les lieux publics 30 % : « suffisante »   35 % : « insuffisante »  
À domicile 28 % : « suffisante »   30 % :« insuffisante »  
Au travail 14 % : « suffisante » 21 % :« insuffisante »
Choix de marques et de modèles de véhicules électriques 17 % : « choix suffisant »

12 % « insuffisant » : 15 % : notamment pour les voitures d’occasion ; 11 % : notamment pour les voitures neuves

Possibilité d’entrer dans les villes dotées de zones à faibles émissions 16 % NE
Technologie actuelle devenant dépassée ou obsolète NE 11 %
Valeur de revente 10 % : « valeur stable » 15 % : « incertitude de cette valeur »
Expérience de conduite 12 % 7 %
Je n’ai pas ou j’ai peu d’influence sur la voiture que j’achète 5 % 4 %
Statut et réputation personnelle 5 % 3 %
Autres 7 % 5 %
Base : parmi 5 407 personnes interrogées, 28 % prévoient « probablement » d’acheter un véhicule électrique, 33 % « peut-être » et 39 % « certainement pas ».
Source : LeasePlan Mobility Insights

Des obstacles disparates en fonction des pays

Si 61 % des sondés se disent « prêt » à acquérir un VE, ils restent néanmoins préoccupés par le prix d’achat (57 % contre 61 % en France). Ceci est particulièrement vrai pour les conducteurs néo-zélandais (70 %), belges (68 %) et grecs (65 %). En revanche, en Norvège, pays où les mesures incitatives en faveur des VE sont importantes, les griefs relatifs au prix d’achat sont à peine perceptibles. En effet, « le coût élevé d’un véhicule électrique » représente un obstacle à l’achat d’un VE cité par seulement 20 % des Norvégiens. « Cela démontre clairement que les mesures incitatives en faveur des véhicules électriques sont efficaces sur les populations », pointe le loueur.

Autre inconvénient mentionné : « des infrastructures de recharge insuffisantes. » Ce motif concerne effectivement 35 % de l’ensemble des sondés, contre 27 % des personnes interrogées en France. Le frein de la recharge reste souvent évoqué, que celle-ci s’effectue sur la voie publique (35 %), à domicile (30 %), ou au travail (21 %). Enfin, « l’autonomie de conduite limitée du véhicule électrique » inquiète toujours en moyenne 34 % des sondés, contre seulement 9 % des Français. Ce manque d’autonomie dissuaderait en particulier les Portugais (55 %) et les Allemands (50 %).

* Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Suède, Suisse, Royaume-Uni, Turquie.