Les chinoises tenteront-elles les flottes ?

Pour la première fois cette année, au moins deux constructeurs chinois exposeront leurs véhicules au Mondial de l’Auto : Landwind et Great Wall Motor Company. Impossible de faire plus low-cost…

- Magazine N°122
439

Pourraient-ils tenter les flottes ? Non, répond Edouard Rance, Directeur d’ERCG, tant qu’ils ne disposeront pas de réseaux de maintenance étoffés. Autre handicap, selon Bernard Roland, Directeur de BRC, les autos chinoises obtiennent des résultats déplorables au crash-tests et par conséquent, ne sont guère recommandables aux flottes. En outre, ajoute Thierry Dubois, Directeur d’Aon Auto, « chez nous, les car-policies sont très francofrançaises. Et je ne vois pas les grandes entreprises y introduire des autos chinoises. Je ne les vois pas non plus, lorsqu’on sait ce que coûte un recrutement, prendre le risque de perdre un collaborateur en lui allouant une voiture chinoise qui ne lui plairait pas. Seules les TPE pourraient être tentées. » C’est également l’avis d’Eric Trelet, Directeur commercial d’ALD Automotive, qui compte environ 90 % d’autos françaises dans son parc. Cela dit, poursuit-il, les voitures chinoises, comme la Logan, « pourrait avoir une influence sur le marché de l’occasion. Mais je ne crois guère en leur développement fulgurant. » D’autant, conclut Arnaud Muller, Directeur marketing de GE Fleet Services, que la Chine est trop loin pour assurer un approvisionnement régulier. Il leur faudrait une capacité de production locale, des usines en Europe. Et c’est un peu prématuré. »