Les citadines diesel les plus économiques

Choisir des voitures de sociétés pour son entreprise nécessite à la fois de comparer les prix, mais aussi le coût de détention et la valeur résiduelle des modèles sélectionnés. Flottes Automobiles a ainsi sélectionné 13 modèles de citadines polyvalentes diesel dont les émissions polluantes sont inférieures à 120 g.

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Les citadines diesel les plus économiques

Aujourd’hui, la «norme» d’encombrement du segment des citadines s’établit à 4 mètres de longueur, offrant ainsi une bonne habitabilité et ménageant un coffre d’environ 300 dm3 et jusqu’à 1 m3, banquette arrière abattue. Autour de ces valeurs devenues standards, les constructeurs tentent de séduire la clientèle par des arguments de style –sur lesquels nous ne nous prononcerons pas–, des motorisations devenues puissantes (90 ch) mais toujours plus sobres, ainsi que des équipements à la richesse inégalée venus souvent des segments supérieurs.

VW Polo : le meilleur choix ?

Pour 2010, plusieurs constructeurs ont renouvelé leur gamme et se posent en nouvelles références du segment. A commencer par Volkswagen avec sa récente Polo, une mini Golf à tout point de vue. Qualité de fabrication, soin dans la finition, choix des matériaux et ergonomie des équipements de conduite et de confort sont inédits à ce niveau de gamme. Cette nouvelle génération inaugure aussi de nouveaux turbodiesel à rampe commune et filtre à particules qui feront oublier sans remords le claquement sonore et la brutalité de fonctionnement des injecteurs pompes. Si le bonus à 1 000 € et une TVS à 2 euros/gramme sont incontournables pour vous, la Polo BlueMotion et son original 3 cylindres 1.2 TDI de 75 ch équipé du Stop&Start est la seule, tous constructeurs confondus, à décrocher ces deux valeurs symboliques avec ses émissions limitées à 89 g/ km de CO2 (3,4 l/100 km). Mais il vous faudra accepter le sifflement caractéristique de ce moteur et le franchissement du 0 à 100 km/h en 13,9 secondes. Il vous faudra aussi débourser 1 700 € de plus que pour sa version sans Stop&Start avec ses équipements aérodynamiques et ses pneus à faible résistance. Une version qui émet 109 g, soit une consommation mixte de 4,2 l/100 km et un bonus divisé par deux (500 €, TVS à 4 €/g). Cette dernière est aussi proposée en version Entreprise deux places.

Plus judicieuse et bien plus performante, la Polo 4 cylindres 1.6 TDI de 90 ch (+ 1 000 € par rapport à la 75 ch standard) est une vraie polyvalente qui affiche une belle santé sur la route et demeure tout aussi sobre : 109 g et 4,2 l/ 100 km. Ce modèle est aussi proposé en version BlueMotion avec Stopt&Start (+ 500 €) qui permet de limiter ses émissions à 96 g/km, soit 3,7 l/100 km tout en préservant les performances. Mais le bonus est identique à 500 €, tout comme la TVS à 4 €/g. Cette version est aussi proposée sous le label Entreprise et, pour tous ceux qui ont une utilisation majoritairement urbaine, sa grande sobriété en ville avec le Stop&Start (4,6 l/100 km, soit 0,5 l de moins que sa soeur classique) permettra d’amortir son surcoût. C’est probablement le meilleur choix possible qui ne fait aucun compromis sur les prestations dynamiques et de confort tout en offrant un budget optimisé.

Citroën C3 : une belle alternative

La nouvelle génération de Citroën C3, lancée fin 2009, est maintenant au complet avec sa version «99 g» inscrite au catalogue au début de cette année. Basée sur la version 1.6 HDi de 90 ch, elle abaisse ses émissions de 11 g par rapport à cette dernière pour un surcoût de 250 €. La réduction de la consommation de cette C3 99 g est obtenue uniquement en rallongeant les rapports de boîte de vitesses.

La version standard se révèle la plus homogène et agréable (180 km/h de vitesse maxi, 0 à 100 km/h en 11 s, 1 000 m DA en 32,7 s) et même si la consommation mixte s’élève à 4,3 l/100 km, ce chiffre demeure tout à fait acceptable. C’est aussi la consommation de la version d’accès à la gamme, la C3 1.4 HDi de 70 ch qui est à réserver à un usage urbain ou suburbain car ses performances sont plus limitées : 160 km/h, 0 à 100 km/h en 13,7 s, 1 000 m en 35,6 s. C’est son prix qui fait son atout avec un coût inférieur de 1 100 € par rapport à la C3 1.6 HDi 90 ch, toutes deux ayant droit au bonus à 500 € et une TVS à 4 €/g. La version Entreprise n’est proposée qu’avec le 1.4 HDi 70 ch, c’est dommage. Précisons aussi que l’ancienne génération de C3 demeure au catalogue cette année dans une unique version 1.4 HDi 70 ch (115 g) baptisée Classic et commercialisée au prix plancher de 14 700 €.

Peugeot 207 ou 206 restylée

Peugeot a aussi équipé sa 207 de ce 1.6 HDi 90 ch à 99 g/km de CO2. Le surcoût par rapport à la 207 1.6 HDi 90 ch «normale» est de 200 € pour une consommation de 3,8 l/100 km en usage mixte, soit 0,6 l de sobriété supplémentaire… Toutes deux décrochent le bonus de 500 € et une TVS à 4 €/g.

Tout comme Citroën, le 1.4 HDi de 70 ch est aussi proposé pour emmener la 207 dans sa version d’accès à la gamme avec des performances modestes mais qui peuvent se révéler suffisantes, surtout que l’agrément de conduite est au rendez-vous. Pour un prix inférieur de 900 €, une puissance fiscale de 4 CV au lieu de 5 CV, des émissions et une consommation identiques au 1.6 HDi 90 ch, cette 207 1.4 HDi 70 ch n’est pas à négliger. D’autant plus qu’elle est proposée en version Affaires à TVA récupérable. Ajoutons qu’afin de contrer l’offre « low cost » de ses concurrents, Peugeot a choisi de restyler sa vénérable 206 qui affiche 12 ans d’âge au compteur.  La marque commercialise ainsi également ce modèle avec ce 1.4 HDi 70 ch (110 g et 500 € de bonus) dont le premier prix est   à   13 250€.

Renault, la Sandero ou la Clio

Renault a choisi une stratégie inverse pour son « low cost » en créant la marque Dacia avec son offre imbattable commercialement : la Sandero, citadine 5 portes n’a pas de concurrence à 10 500 € avec son 1.5 dCi 70 ch d’origine Renault. Pour bénéficier de la direction assistée (indispensable) et du pack électrique pour les vitres avant, il vous faudra choisir le second niveau de finition Lauréate (+ 800 €). La légèreté de cette voiture (1 100 kg) autorise des performances tout à fait suffisantes en 70 ch et, a fortiori en 85 ch (+ 600€), tous deux à 120 g/km de CO2 (100 € de bonus). A noter cependant l’absence ou presque d’insonorisant et la qualité moyenne des matériaux de l’habitacle.

Pour accéder à un univers automobile plus conforme aux standards de la production ouest-européenne, il faut alors se tourner vers la Renault Clio, une des meilleures citadines en termes de qualité de fabrication et de présentation et qui vient se placer quasiment à égalité avec la Volkswagen Polo par exemple. Si l’on retrouve sous le capot avant le 1.5 dCi vu dans la Sandero, celui-ci a droit à une meilleure insonorisation en 70 ch comme en 85 ch et, moyennant une injection de dernière génération, fait baisser sa consommation mixte à 4,3 l/100 km, soit 115 g et un bonus de 500 €. Notez tout de même que la gamme est normalisée Euro 4 et fait donc l’impasse sur le FAP. Un équipement qui reste l’apanage de la version 1.5 dCi 105 ch dont les émissions montent alors à 123 g.Il n’en reste pas moins que la Clio offre aujourd’hui le meilleur agrément de conduite de la catégorie avec un «toucher» de route inégalé et un confort de roulement digne d’une routière. Les longs parcours ne lui font pas peur, y compris dans ses définitions Véhicules de Sociétés.

Enfin, à l’instar de Peugeot, la marque au losange commercialise toujours l’ancienne génération de Clio, sous l’appellation Clio Campus, y compris en version Société, avec ce même 1.5 dCi, mais seulement en 65 ch (115 g, bonus de 500 €) qui est à réserver à un usage urbain. Sachez tout de même que la différence de prix par rapport à la nouvelle génération ne s’élève qu’à 500 €.

Restons dans le groupe Renault avec la Nissan Micra qui reprend la plate-forme de la Clio ainsi que son 1.5 dCi en 85 ch qui s’établit à tout juste 120 g, soit 100 € de bonus seulement mais une TVS encore à 4 €/g. Confort des suspensions et agrément de conduite sont au rendez-vous. Tout comme l’équipement de série conséquent qui signe la fin de commercialisation prévue pour cet automne, sa remplaçante devant arriver fin 2010 : nouvelle plate-forme «V» plus légère.

Opel Corsa : que du bonus

Chez Opel, le succès de la Corsa ne se dément pas et, moins de quatre ans après sa naissance, elle a eu droit fin 2009 à un restylage léger ainsi que, plus notable, un nouveau 1.3 CDTI 95 ch FAP de dernière génération qui lui permet de descendre à 98 g de CO2 pour la version Ecoflex (3,7 l/ 100 km et 500 € de bonus). Des chiffres obtenus sans compromis sur les performances (0 à 100 km/h en 12,3 s, 177 km/h de vitesse maxi) et en se limitant à un léger allongement des rapports de boîte et quelques artifices aérodynamiques. Au passage, cette Corsa restylée bénéficie aussi d’un châssis dont les réglages de suspension et de direction ont été modifiés pour mieux répondre aux attentes des grands rouleurs : confort et comportement dynamiques améliorés, précision et rigueur des trains roulants.

Outre cette version Ecoflex qui débute à 17 090 €, l’Opel Corsa est toujours proposée avec la motorisation 1.3 CDTI en 75 ch (114 g) dont le bonus est identique (500 €) mais qui permet d’abaisser le prix de… 3 000 €, pas moins ! Attention tout de même, cette version est un peu moins véloce (14,5 s de 0 à 100 km/h, 163 km/h) et moins agréable à conduire tout en étant plus bruyante et dépourvue du FAP.

Ford : la Fiesta toujours Compétitive

Ford a lancé sa nouvelle petite Fiesta il y a moins de deux ans avec une palette de turbodiesel compétitifs en prix comme en performances. Aidée par un poids revu à la baisse –et parmi les plus légers du segment (environ 1 000 kg – cette Fiesta fait bonne figure pour son agrément de conduite et ses qualités dynamiques. Toujours fidèle à ses prix serrés, le constructeur propose donc un accès à la gamme en 1.4 TDCI de 68 ch dès 14 180€ avec un bonus de 500 € (4,2 l et 110 g) qui est déjà suffisant pour une utilisation suburbaine.

Plus polyvalent, le 1.6 TDCi de 90 ch ne consomme pas plus et permet de conserver le bonus de 500 € mais la note augmente de 2 600 €, avec un niveau d’équipements de série supérieur tout de même (Trend au lieu d’Ambiente). Ce moteur sera remplacé d’ici l’été prochain par une nouvelle version répondant aux normes Euro 5 (tout comme chez Peugeot et Citroën mais plus tard dans l’année) et dont la puissance passera à 95 ch et le couple à 205 Nm contre 185 Nm actuellement. Le tout s’accompagnant d’une baisse de la consommation à 4,1 l pour 107 g de CO2, ne modifiant pas le bonus. Il ne faudra donc pas hésiter, si votre choix se porte sur la version Euro 4, à négocier les prix ! Enfin, la Fiesta Econetic est toujours au catalogue avec le 1.6 TDCi de 90 ch équipé du FAP dont les émissions sont contenues à 98 g, soit 3,7 l/100 km (bonus de 500 €) et qui s’affiche à 17 500 €, soit 880 € de plus que la version 110 g.

Fiat en finition Entreprises

Fiat a récemment porté ses efforts sur le restylage et la redéfinition des motorisations de sa Grande Punto qui, pour l’occasion troque son nom pour celui de Punto Evo, quatre ans après sa naissance. Si l’ancienne gamme est toujours au catalogue avec un prix d’appel de 13 190 € (version 1.3 MJT de 75 ch à 109 g), la Punto Evo a droit à la dernière génération de ce 1.3 MJT poussé à 95 ch avec le Stop&Start (et le FAP) qui permet une plus grande polyvalence d’utilisation sans consommer davantage : 4,2 l/100 km, soit 110 g et toujours un bonus de 500 € (16 750 €).

Une nouvelle déclinaison de ce 1.3 MJT Stop&Start sera prochainement commercialisée dans une puissance ramenée à 85 ch et qui n’émettra que 99 g pour un prix légèrement inférieur. Notez qu’une finition Entreprise est proposée pour ces modèles et toujours avec des coûts d’entretien serrés.

Seat et Skoda sur les traces de la Polo

La Seat Ibiza et la Skoda Fabia avaient un peu volé la vedette à leur cousine Volkswagen Polo il y a respectivement deux et trois ans en étrennant la nouvelle plateforme des citadines du groupe. En revanche, l’Espagnole et la Tchèque ont du attendre la fin 2009 ou même le début de cette année pour s’équiper du nouveau 1.6 TDI 90 ch common rail et FAP de dernière génération qui bat des records de sobriété sur la Polo. A plate-forme commune et groupes motopropulseurs communs, résultats en matière de CO2 communs : la Fabia restylée et l’Ibiza abandonnent donc les anciens 1.4 TDI 80 ch (120 g) et 1.9 TDI 105 ch (129 g) à injecteurs pompes pour ce 1.6 TDI décliné en 90 ch et 105 ch à 109 g et 4,2 l/100 km, ce qui ne modifie pas, par ailleurs, le droit au bonus de 500 €. Pas de version Stop&Start prévues au programme de ce 1.6 TDI chez Seat comme chez Skoda, en revanche, le 1.2 TDI trois cylindres de 75 ch est prévu pour l’été prochain à 99 g. Cette nouvelle génération chasse l’autre mais, comme pour les autres constructeurs, les anciennes gammes de la Seat Ibiza (Collector) et de la Skoda Fabia (Green Line) sont encore commercialisées…

Toyota baisse ses prix

La Toyota Yaris, «doyenne» de la catégorie –elle est née fin 2005 avec un restylage fin 2008– n’a pas évolué récemment et se contente toujours du seul diesel 1.4 D-4D «maison» de 90 ch pour 109 g et un bonus à 500 €. Afin de relancer les ventes, les appellations des finitions ont changé récemment avec une baisse conséquente des prix : l’accès à la gamme In s’affiche à 14 620 € contre 16 100 € auparavant, soit une ristourne de 1 480 € ! Un juste prix. Dommage tout de même qu’une puissance inférieure, à 70 ch par exemple, ne soit pas proposée.

L’alternative Mazda

Terminons ce panorama par la Mazda 2, méconnue, qui partage sa plate-forme et son moteur diesel avec la Ford Fiesta. Elle a été la première en 2008 à s’alléger nettement entre deux générations –près de 200 kg !– et affiche donc depuis une bonne sobriété avec son 1.4 MZ-CD de 68 ch à 107 g ou son 1.6 MZ-CD de 90 ch à 112 g, bonus de 500 € dans les deux cas. Légère et correctement motorisée : ses performances sont excellentes pour la catégorie et l’agrément de conduite séduisant. Une alternative à étudier.

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