Les collectivités à l’heure des choix de gestion de parc

Tel est le leitmotiv des gestionnaires de flottes automobiles des collectivités. Pour ces dernières en effet, la flotte reste un des premiers postes de dépense. Impératifs de rentabilité obligent, qu’il s’agisse de municipalités ou de Conseils Généraux, ces collectivités cherchent de plus en plus à améliorer la gestion de leur parc de véhicules pour le rendre à la fois plus économique, plus sûr et plus efficace.

- Magazine N°138
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Dans un premier temps, il s’agit de rechercher tous les facteurs de surcoût par une étude approfondie de leur parc. Surtout, de plus en plus de collectivités étudient la possibilité d’externaliser tout ou partie de la gestion de leur flotte. Rien que pour l’entretien, cela leur permet de diminuer les charges salariales et les besoins en immobilier (garages intégrés).

Dans ce contexte, la location longue durée fait des émules. Externalisation de l’entretien, garantie d’avoir des véhicules récents : elle apparaît comme une solution alléchante et intéressante même si elle n’est pas forcément, d’un point de vue financier, la réponse idéale pour toutes les communes. Mais pour l’heure, les collectivités ont plutôt les yeux rivés sur les véhicules écologiques qui accaparent à eux-seuls une bonne partie de l’enveloppe budgétaire allouée à la flotte. De plus en plus de collectivités s’équipent en effet de bus, fourgonnettes et autres voitures «vertes». Voiture électrique, moteur hybride, GNV : pas facile toutefois de s’y retrouver dans ce dédale technologique.

Une complexité qui ne va sans doute pas aller en s’arrangeant avec les nombreux modèles promis par les constructeurs dans les années à venir. Seul véritable intérêt de la multiplication des véhicules propres dans les catalogues des fabricants : la création d’une concurrence sans doute bénéfique sur les tarifs. Car le surcoût de ces nouvelles technologies reste un frein important, à l’heure où les contraintes financières se font toujours plus fortes.

Le respect de l’environnement et le développement durable, oui… mais pas à n’importe quel prix ! Une équation pas toujours facile à résoudre pour les collectivités, coincées entre les évolutions réglementaires les obligeant notamment à remplacer une partie de leur parc par des véhicules propres, leur souhait de soigner leur image de « ville verte » auprès de leurs concitoyens et un budget serré.

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