Les conseils d’Edouard Rance pour bien manager la carrosserie et réduire ses coûts

Edouard Rance, Directeur d’ERCG, en charge de 14 000 autos de 15 entreprises.

- Magazine N°142
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Edouard Rance, Directeur d’ERCG

Négocier

La carrosserie est plus du ressort de l’assureur ou du gestionnaire de sinistres, que du chef de parc. Mais, beaucoup de grosses entreprises optent davantage pour l’auto-assurance et dans ce cas, doivent méticuleusement gérer ce poste. Toutefois, au fond, cela ne change pas grand chose lorsque la flotte est assurée… Car le montant de la prime de l’année suivante varie selon les dommages subis.

Dans les deux cas, il y a donc intérêt à optimiser les dépenses de carrosserie, notamment en négociant avec les réseaux de prestataires. Pas seulement pour réduire les frais, mais aussi pour obtenir de bons services : prêts de véhicules, délais d’immobilisation courts, etc. En outre, il est astucieux de conclure des accords avec plusieurs réseaux afin de bénéficier d’un maillage étendu, évitant une perte de temps aux collaborateurs en cas d’accidents. Revers de la médaille : traiter avec plusieurs réseaux limite la possibilité d’obtenir les prix les plus bas avec un seul…

Travaux avant restitution ?

Faut-il, ou non, que l’entreprise remette elle-même en état ses autos sous contrat de location longue durée, avant de les restituer ? Ce n’est peut-être pas le meilleur moyen d’optimiser la gestion et voici pourquoi… Certes, un loueur facture des indemnités de remise en état théoriques, lorsqu’on lui rend les véhicules tels quels. Mais, admettons qu’il ait estimé les frais à 300 €, alors qu’au final, ils ne seront que de 200 €. Dans ce cas, la différence peut-être reversée à l’entreprise, cela se négocie avec le loueur.

Ne rien cacher…

Il est très important que les collaborateurs signalent tout de suite les sinistres ! D’abord parce que les assureurs donnent un délai de 48 heures pour effectuer la déclaration, au-delà duquel ils ne couvrent plus les frais. Ensuite, parce que les automobilistes continuant de rouler avec une rayure sur l’aile ou un impact sur le capot (qu’ils ne déclarent pas, car cela n’empêche pas d’utiliser le véhicule…), ont tendance à faire moins attention par la suite. Les chocs attirent les chocs. Et plus ça va, et moins l’on prend soin du véhicule !

Activités «sinistrogènes»

Aucun type de véhicules ne subit plus de sinistres que d’autres. Ce sont les activités professionnelles qui favorisent les accidents. Un collaborateur qui doit sans cesse trouver une place pour se garer en ville est forcément plus exposé aux petits chocs. Quant aux gros rouleurs sur route, ils subissent généralement des accidents plus graves. Cela dit, l’attitude du conducteur compte aussi pour beaucoup… Or, certaines entreprises, qui, par exemple, mettent beaucoup de pression sur leurs collaborateurs, n’osent souvent pas en rajouter en exigeant un comportement prudent…