Les flottes d’entreprises sous-équipées en ESP

En Europe, et tout particulièrement en France, « les managers de flottes restent encore peu enclins à acheter des véhicules équipés de l’ESP ».

- Magazine N°145
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dispositif ESP

Ce constat amer est celui de l’équipementier Bosch. Il se base sur les immatriculations de véhicules neufs vendus, avec et sans ESP, sur les cinq principaux marchés européens en 2007 : Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume- Uni. Sur ces 5 marchés, 52 % des véhicules d’entreprises les plus prisés ont été vendus avec cet équipement en 2007, contre un taux d’équipement de 56 % tous véhicules confondus (véhicules particuliers et véhicules de flottes neufs).

Mais c’est en France que l’on relève le plus gros écart entre ces deux segments, avec seulement 29 % des 10 véhicules de flottes équipés contre 46 % pour l’ensemble des véhicules. Et pourtant, rappelle Bosch, c’est en France que la route constitue la première cause de mortalité au travail.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel constat est effectué. Bien que reconnu comme le dispositif contribuant le plus à la sécurité routière depuis l’introduction de la ceinture de sécurité, le coût de l’ESP demeure encore dissuasif pour bon nombre d’entreprises De plus, les gestionnaires n’ont pas toujours une idée très précise des bénéfices qu’ils peuvent retirer d’un tel équipement. Au-delà de la réduction des coûts directs et indirects liés à l’insécurité routière. Sachez par exemple que l’ESP peut augmenter d’environ 300 euros la valeur de revente d’un véhicule. Quoi qu’il en soit, il faudra y venir. Rappelons que la Commission européenne a présenté, en mai dernier, une proposition de loi prévoyant son introduction obligatoire sur tous les nouveaux modèles de véhicules dès 2012 et sur tous les véhicules neufs à partir de 2014.