Les loueurs et les captives jouent la reprise

La location longue durée entre dans une nouvelle ère. Son modèle économique a été chahuté l’an dernier avec la crise financière qui a secoué nombre de ses clients et coupé –un temps– le robinet du crédit et des financements. Toutefois, force est de constater que, même dans la tempête, la profession a résisté.

- Magazine N°157
591
Les loueurs et les captives jouent la reprise

Le parc total de la LLD a certes cessé sa progression, une première dans son histoire. Mais c’est loin d’être une chute brutale puisque le nombre de voitures louées en longue durée s’est finalement stabilisé à 1,112 million d’unités.

 

D’aucuns objecteront que les mises à la route ont, elles, fortement décru l’année passée (-16,6 %), signe de la chute de l’activité des loueurs longue durée. C’est vrai, mais là encore, tout n’est pas aussi noir qu’il y paraît. L’une des explications à cette chute forte des commandes réside dans la stratégie adoptée par les loueurs et qui a consisté à rallonger la durée des contrats de leurs clients. Au lieu de restituer leurs anciens modèles et de commander un nouveau véhicule, les entreprises ont suivi les préconisations de leurs fournisseurs (qui trouvaient ainsi le moyen d’éviter de se retrouver avec des stocks de VO difficilement vendables car rendus plus chers face à des véhicules neufs dopés par la prime à la casse). Cette politique de prolongation a pesé mécaniquement sur les commandes et les mises à la route.

 

Reste désormais à savoir quelles seront les conséquences réelles de ce « plan orsec » décrété par la profession. Si, comme elle le prévoit, les mises à la route repartent dans les prochains mois, à quels tarifs s’écouleront les quantités de véhicules d’occasion qui arriveront toutes en même temps sur le marché ? Les professionnels s’entendent tous sur un point : les valeurs résiduelles ne retrouveront pas de sitôt leur niveau d’avant la crise. Mais ils restent persuadés d’avoir fait le bon choix et s’affirment capables d’écouler les VO dans des conditions économiques honnêtes. Les prochains mois diront s’ils ont vu juste.  

PARTAGER SUR