• Mots clés connexes
  • 4x4

Les SUV, crossovers et 4×4 de luxe : toujours en hausse

Tout comme les berlines du haut de gamme luxe, la catégorie des SUV et crossovers n’est plus montrée du doigt pour ses émissions de CO2 ou pour l’affichage de son statut social. Ces véhicules savent se faire plus « citoyens » en adoucissant leur style, plus fluide et moins agressif, et en se dotant de l’hybridation ou de moteurs diesels plus sobres.

- Magazine N°159
472
Les SUV, crossovers et 4x4 de luxe : Toujours en hausse

Commençons ce panorama du marché du SUV par Lexus, avec son RX450h de 249 ch essence plus 299 ch électriques (non cumulables en puissance maxi) pour seulement 148 g de CO2, ouvrant droit en plus à la prime gouvernementale de 2 000 euros pour véhicule propre. Le fin du fin dans la catégorie qui offre, en outre, un statut élevé mais pas ostentatoire.

En ce printemps, l’imposant Volkswagen Touareg laisse la place à la deuxième géné- ration qui se veut moins massive et moins lourde (200 kg de gagnés) mais son design plus fluide cache une augmentation de sa longueur de 4,1 cm à 4,80 m. Bref, il fait toujours figure de vaisseau de la route et des pistes. Il a droit à une version hybride peu convaincante : le petit moteur électrique de 37 ch ne sert qu’à abaisser légèrement la consommation du gros 3.0 V6 TFSI essence de 333 ch (193 g). En Europe, c’est le classique 3.0 V6 TDI porté à 240 ch qui fera l’affaire avec 195 g. D’ici la fin de l’année, une version 204 ch de ce V6 sera proposée en deux roues motrices afin d’abaisser les émissions de CO2.

Volkswagen et Porsche en version hybride

Son frère jumeau Porsche Cayenne hérite lui aussi du même 3.0 V6 TDI de 240 ch à 195 g. Il a aussi droit à la version hybride de 333 ch essence plus les 47 ch électriques pour des émissions de 193 g. En revanche, il ne cédera pas à une version dégonflée du V6 diesel pour ne pas « dégrader » son image de seul SUV véritablement sportif.

Du côté d’Audi, le renouvellement du grand Q7 n’est pas encore à l’ordre du jour et son offre diesel se compose du 3.0 V6 TDI de 240 ch commun aux deux autres (239 g ou 234 g en Clean Diesel), du 4.2 V8 TDI de 340 ch (262 g) et du 6.0 V12 TDI de 500 ch unique dans la production actuelle (298 g). C’est plutôt le Q5 qui va subir quelques modifications à l’occasion de son restylage cet été et adoptera alors la motorisation hybride inaugurée sur le VW Touareg : 3.0 V6 TFSI essence de 333 ch et 47 ch du moteur électrique avec des émissions en baisse par rapport à ses grand frères puisqu’il affiche une vingtaine de centimètres en moins en longueur et un poids inférieur de 300 kg en moyenne. En diesel, on retrouvera le 2.0 TDI de 170 ch à 175 g et le 3.0 V6 TDI à 199 g.

Chez BMW, l’offre en SUV comprend trois véhicules si l’on excepte le récent X1 (à découvrir en page 53), plus proche des grands breaks surélevés de la catégorie des routières (4,45 m de longueur). Le « petit » X3 de 4,57 m de longueur, assez polyvalent, s’équipe du 2.0 l turbodiesel en 143 ch à 165 g et en 177 ch (172 g), ainsi que du 6 cylindres en ligne, 3.0 l en 210 ch (196 g) et en 286 ch (208 g). Né en 2007, le X5 deuxième génération a droit, cette année, à un restylage et des motorisations plus efficientes. Le six cylindres 3.0 l passe à 245 ch, tout en abaissant ses émissions à 195 g, et sa version TwinPower Turbo de 306 ch est à tout juste 198 g/km de CO2.

Pas de version hybride pour le moment. Pour bénéficier des bienfaits de celle-ci, il faut opter pour le X6, son dérivé « Coupé », à l’arrière très pentu. Comme ses concurrents, cette version hybride est surtout destinée aux Etats-Unis : le gros 4.4 V8 de 485 ch essence est secondé par deux moteurs électriques de 67 kW pour abaisser les émissions de CO2 à… 231 g. Le classique 3.0 turbodiesel de 235 ch fait mieux à 217 g ou 220 g pour la version boostée à 286 ch.

Des restylages chez Mercedes

Mercedes, pionnier du SUV en 1997 avec son ML, lui offre régulièrement de nouvelles motorisations et des restylages légers. Sous le capot, le 3.0 V6 CDI est à l’honneur avec des puissances de 204 ch (224 g), 211 ch (231 g) et 231 ch (235 g). Le 4.0 V6 CDI de 306 ch est toujours au catalogue à 279 g. Plus compact et basé sur la plate-forme de la Classe C (4,52 m), le GLK, lancé il y a deux ans, vient en renfort avec un style très anguleux qui rappelle l’indestructible véritable 4×4, le GL toujours au catalogue. Il s’équipe du 2.2 turbodiesel de 170 ch en propulsion qui permet de limiter les rejets de CO2 à 158 g, contre 176 g en 4Matic. Le 3.0 V6 CDI de 224 ch passe lui à 220 g.

Tout comme les constructeurs allemands, Volvo n’a pas raté la demande de la clientèle pour des véhicules plus compacts que le XC90, lancé fin 2002 et toujours commercialisé avec l’ancien 2.4D de 185 ch à 219 g. Le XC60, commercialisé depuis 2008, creuse donc ce sillon du SUV compact (4,60 m) avec succès et a droit au nouveau 5 cylindres 2.0 l D3 de 163 ch en deux roues motrices, réduisant les émissions à 154 g contre 174 g en transmission intégrale. Sa déclinaison 2.4 D5 de 205 ch remplace l’ancien 2.4D de même puissance, tout en descendant de 183 g à 174 g. Quant au 2.4D de 175 ch d’ancienne génération, il disparaît.