Les véhicules européens sous la barre des 130 g

Le grammage moyen des véhicules vendus au sein de l’Union européenne ne cesse de diminuer et 2013 ne fait pas exception à la règle. 

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Le taux de CO2 moyen a reculé de 4 % l’année dernière, selon les données de l’Agence européenne de l’environnement (EEA), pour s’établir à 127 g. Ce qui signifie que le parc européen de véhicules a déjà rempli l’objectif des 130 g, deux ans avant l’échéance. « Le grammage moyen des 11,8 millions de véhicules commercialisés en 2013 est 10 % en deçà de celui constaté sur les modèles écoulés en 2010 », souligne Hans Bruyninckx, directeur général de l’EEA. Et ceci malgré un poids toujours plus important.

Deux raisons sont invoquées : d’une part les progrès technologiques réalisés par les constructeurs, d’autre part l’augmentation des ventes de diesels, motorisation réputée dégager moins de CO2 que l’essence. Mais ce recul du grammage moyen s’explique aussi par la percée des véhicules électriques et hybrides rechargeables. 24 000 modèles électriques ont été immatriculés en 2013, soit une augmentation de 71 % par rapport à 2012, auxquels s’ajoutent 31 000 hybrides rechargeables. Des chiffres à nuancer puisque ces motorisations alternatives restent néanmoins en très petite minorité au sein du parc européen.

Parmi les pays qui comptent le plus de modèles vertueux, les Pays-Bas arrivent en tête avec un grammage moyen de 109 g, suivis de la Grève à 111 g puis du Portugal à 112 g. La Lettonie, l’Estonie et la Bulgarie se démarquent au contraire par leurs mauvaises performances avec des taux moyens allant de 147 à 142 g. Et c’est précisément ces pays de l’Est qui auront à consentir le plus d’efforts pour atteindre le second palier de 95 g à l’horizon 2021.

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