L’Etat va externaliser la gestion de son parc

L’article paru cet été chez notre confrère d’Auto Plus a fait mouche.

- Magazine N°151
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Titré « Malgré la crise… l’Etat flambe encore », ce magazine daté du 21 juillet dernier dénonçait par exemple l’achat pour le pool de véhicules du nouveau ministre de l’Intérieur de 2 Citroën C6 Exclusive V6 biturbo supplémentaires à près de 100 000 € pièce, la mise à la disposition des députés de l’Assemblée Nationale d’une flotte peu utilisée de 65 voitures avec chauffeurs, des Peugeot 607 et des Renault Vel Satis, pour un coût de près de 2,5 millions € et quelque 150 000 € d’entretien annuel, ou encore l’acquisition pour 2,5 millions € auprès de l’UGAP par le ministère de la Défense de 95 Renault Vel Satis 2.0 dCi pour ses gradés.

Dans le même temps, Auto Plus relevait l’absence de véritable gestion du parc public. Ainsi, la plupart des véhicules des grandes administrations font le plein d’essence dans des stations-services parisiennes aux tarifs plus élevés. Surtout, dénonçait notre confrère, les chauffeurs optent volontiers pour les carburants les plus chers et lavent leurs véhicules chaque jour afin de multiplier les points cadeaux de leur carte de fidélité… Il n’en fallait pas plus pour qu’Eric Woerth, ministre du Budget, décide de mesures nouvelles pour réduire les coûts d’entretien des 72 000 véhicules que compte le parc automobile de l’Etat, hors parc de la Police, de la Gendarmerie et de l’Equipement.

Confronté à un parc sous-utilisé (moins de 10 000 km/an), jugé trop vieux, trop polluant et trop puissant, l’Etat a décidé de vendre ou de mettre à la casse quelque 21 000 modèles de plus de 7 ans. A cette occasion, seulement deux de ces véhicules sur trois seront remplacés et ils le seront par des modèles de type Renault Modus ou Citroën C1 rejetant moins de 110 g CO2/km. Au-delà, Eric Woerth souhaite aussi que les ministères passent plus largement par des contrats globaux de prestations afin de réduire les coûts dans le domaine des carburants et du lavage des véhicules. Enfin, dans le domaine de l’entretien, c’est une véritable externalisation de la gestion du parc automobile que souhaite le ministre du Budget. D’ici 2011, celui-ci entend en effet mettre sur pied l’externalisation de l’ensemble du parc automobile de l’Etat comme a commencé à le faire depuis deux ans le ministère de la Défense.