Lexus ES 300h : le premium en mode hybride

Face à l’empire du premium allemand, le japonais Lexus mise sur sa nouvelle ES pour conquérir le segment des grandes routières luxueuses.

2774

Dévoilée simultanément au salon de Pékin et lors d’un show quasi aérien dans un hangar de l’aéroport de Bruxelles le 25 avril, la grande berline Lexus ES, longue de 4,98 m, succède à la plus courte GS (4,88 m) qui n’a jamais trouvé sa place en Europe. Il faut dire que la concurrence est rude et bien installée : Audi A6, BMW Série 5, Mercedes Classe E et Volvo S90 sont des références incontournables et au plus haut niveau dans tous les domaines. L’objectif de 500 immatriculations en France en 2019 paraît donc raisonnable

Un seul modèle de Lexus ES, hybride bien sûr

Lexus veut faire valoir sa différence avec des arguments propres à la marque et à ses modèles. Tout d’abord, cette élégante et pas trop ostentatoire LS est fabriquée au Japon pour le marché européen. Dans l’Hexagone, elle ne sera commercialisée en décembre prochain qu’avec une motorisation, hybride bien sûr, la 300h. Il s’agit du groupe motopropulseur 4-cylindres 2.5 l essence accouplé à un moteur électrique, développant au total 218 ch et qui revendique la quatrième génération d’hybride électrique du japonais. L’optimisation de l’ensemble de l’électronique de puissance et de la combustion favorise la sobriété et Lexus annonce une consommation mixte de 4,7 l/100 km sur le cycle NEDC.

Ensuite, cette ES repose sur la nouvelle plate-forme TNGA de Toyota, baptisée GA-K chez Lexus. Celle-ci permet non seulement l’hybridation mais aussi la traction, comme ici et pour la Prius, mais aussi la transmission intégrale comme sur le récent RAV4 (voir notre essai) et le futur UX de Lexus révélé récemment Genève.

Prix estimé de la Lexus ES : 50 000 euros

Enfin, la marque de luxe du groupe Toyota met en avant la qualité de fabrication et le soin dans le choix des matériaux de l’habitacle, ainsi qu’un design alliant le dynamisme et la sobriété des lignes. Effectivement, la face avant est moins agressive que la récente grande sœur LS avec sa calandre béante, et toute la partie arrière fait irrémédiablement penser à une BMW Série 5. Du beau travail aussi dans la présentation intérieure avec un style original qui évite l’inflation d’écrans et fait toujours confiance aux commodos traditionnels et boutons basculeurs simples pour la climatisation par exemple.

Une seule fausse note à notre avis : le feutre tapissant le coffre est trop mince et peu valorisant alors que les plastiques de protection du seuil de chargement et des cols de cygne du volet de la malle sont bien trop fins. Mais pour positionner correctement cette grande berline face aux allemandes, il fallait sûrement « rogner » par-ci par-là quelques matériaux trop coûteux. À environ 50 000 euros, pas facile de tenir le pari du luxe ! Selon Lexus, ce prix sera donc équivalent à celui de la GS 300h actuelle, c’est bien. Précisons enfin que cette ES 300h se destine à 80 % aux flottes.

Lexus ES 300h

PARTAGER SUR