Lexus GS 450h

Après le 4x4, Lexus équipe une berline premium avec son moteur hybride, fiable et de qualité. Cette GS réconcilie les amateurs de conduite et les défenseurs de l’environnement et démontre que l’hybride est vraiment au point.

- Magazine N°121
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Cette Lexus est mimi. Mi essence, mi électricité. Mais elle ne se contente pas de lisser les écologistes dans le sens du poil. Elle soigne aussi les pilotes. Après la Prius et le Lexus RX 400h, le 3ème véhicule hybride du groupe Toyota proposé en Europe est celui des hautes performances. Les japonais ont d’ailleurs pour ambition de se frotter aux allemands avec en ligne de mire les Audi A6 4. 2 quattro et E 500 Mercedes.

Première propulsion associée à une motorisation électrique, elle bénéficie de la toute première transmission hybride longitudinale et se pose comme le premier véhicule essence-électricité de grande série à réclamer moins de 6 secondes pour établir le 0 à 100 km/h. Accouplé à un V6 de 296 ch, la GS totalise une puissance de 345 ch qui en fait la voiture hybride la plus puissante jamais construite. Une technologie de pointe que la maison Toyota maîtrise maintenant sur le bout des doigts et voudrait étendre sur tous les segments. Elle permet sur ce modèle une consommation annoncée de 7,9l/100 km en mode mixte, soit la consommation constatée sur des véhicules de deux catégories inférieures. Mais surtout, les émissions polluantes sont aussi moins importantes et moins nocives que celles des diesels habituels.

Usine à gaz

La GS 450h met en œuvre, en plus de ses moteurs thermique et électrique, un générateur, une batterie nickel-métal hydrure de 288V, un module de gestion de la puissance 63 % plus compact que celui du RX 400h et un répartiteur de puissance qui combine et redistribue la puissance des moteurs et du générateur selon les exigences. Notons qu’en raison du positionnement de la batterie juste au dessus de l’essieu arrière, le coffre se voit amputé d’une belle partie de son espace et ne revendique plus que 280 litres, soit moins que celui d’une Renault Clio. Si cette solution réduit le volume, elle interdit encore le basculement des dossiers et même la présence d’une trappe à skis. Le punch délivré par cette Lexus et ce, dans le plus grand calme, frappe dès les premiers mètres parcourus. Au démarrage, seule la motorisation électrique est sollicitée, ses 275 Nm de couple projette la grande berline en avant dans une facilité déconcertante. Le V6 ne démarre que sur les grands boulevards de manière imperceptible. L’association des deux permet une poussée franchement véloce traduite par des performances meilleures que celles d’une BMW M3, le tout dans un silence de cathédrale.

Ces jolis scores s’accompagnent de consommations entrevues habituellement sur de bien sages berlines, Toyota annonçant des valeurs de 7,9 l/100 km en cycle mixte et de 9,2 l/100 km en ville, ce qui lui autorise une autonomie supérieure à 800 kilomètres. En apparence pourtant, cette GS n’a rien du laboratoire roulant. Son design est même très sobre et élégant. Ce vaisseau amiral paraît impressionnant mais il ne mesure en fait que 4,83 m de long. Son comportement routier est exemplaire. La suspension et la direction très souples en font un palace roulant d’un remarquable confort, modèle de douceur et de silence de fonctionnement. La transmission à variation continue travaille en douceur de même que le régulateur de vitesse qui avec son radar permet de garder automatiquement une distance de sécurité avec le véhicule qui vous précède.

Le luxe, à discrétion

A l’intérieur l’habitacle joue la carte du raffinement, le tout servi par une finition irréprochable. La planche de bord dispose d’une panoplie complète de commandes que la présentation claire et ergonomique rend facile d’utilisation. On trouve par exemple une petite trappe qui renferme les commandes les moins utilisées comme le réglage des rétroviseurs. Le compte-tours a disparu, laissant place à un compteur exprimant la puissance en kilowatts, un détail qui nous rappelle que cette GS embarque des batteries électriques.

De série, la voiture est équipée de cuir tendu, de jantes alu, d’un toit ouvrant électrique, phares xénons tournants et suspension pilotés. Seule la finition Pack Président est disponible avec son cortège d’équipements hightech : système de clé mains libres, radar de recul avec caméra, système bluetooth avec commande vocale, GPS couleur tactile DVD, chaîne hifi Mark Levinson avec changeur CD et commandes au volant, le tout pour. . . 70 500 euros ! Mais pour ce prix astronomique et pour compenser l’exiguïté de la malle, le constructeur offre à tout acheteur une ligne de cinq bagages Samsonite spécifique afin de tirer partie au mieux du volume étriqué.

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