L’industrie automobile mondiale sur la pente ascendante

Selon le cabinet d’études PwC Autofact, 2013 aura été pour l’industrie automobile l’année la plus sombre de ce dernier quart de siècle. L’avenir s’annonce en revanche sous de meilleurs augures.

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L’industrie automobile mondiale sur la pente ascendante

Pwc Autofacts a révélé lors d’un point presse les conclusions de sa dernière étude portant sur la santé de la production automobile mondiale. Et les nouvelles sont plutôt bonnes, selon François Jaumain, associé responsable du secteur automobile : « En 2020, nous atteindrons un record historique de production avec 109 millions d’unités assemblées, soit un taux de croissance annuel moyen de 4,1 % de 2013 à 2020. »

Dopé par le marché chinois, le groupe Volkswagen, qui prend en 2014 la tête du top 10 des groupes les plus importants, confirmerait ainsi sa place de leader en 2020 avec 12,9 millions d’unités fabriquées. Le groupe allemand serait suivi de GM (12,1 millions en 2020) puis de Toyota, relégué en troisième position (11 millions en 2020), affaibli par un marché japonais saturé et en proie à des tensions géopolitiques.

Sans surprise, la contribution des marchés émergents à cette croissance de la production mondiale s’élèverait à 86,5 %. « Si globalement chacun des marchés apportera sa contribution à l’accroissement de la production mondiale, l’Asie émergente constitue bien le moteur de cette croissance : 43,4 millions d’unités devraient y être produites d’ici 2020, contre 27,4 millions aujourd’hui. »

L’Europe ne serait pas en reste : en 2013, 16 millions de véhicules ont été produits, un chiffre qui devrait atteindre 19,2 millions en 2020, soit 12 % de la production mondiale. Une progression réaliste : entre 2013 et 2015 la production devrait croître de 6,8 %, soit 1,9 million d’unités. »

Des ventes mondiales en croissance

Cette hausse se poursuivrait dans les années à venir avec un taux d’utilisation des usines européennes à la hausse. Actuellement plafonné à environ 82 %, ce taux, grâce notamment aux relocalisations, mais aussi aux fermetures de certains sites, devrait atteindre près de 87 % en 2020. « Un niveau tout juste suffisant pour rendre les usines rentables, souligne Richard Parkin, associé responsable du secteur automobile chez Strategy&. Aux États-Unis, ce taux d’utilisation est supérieur à 90 % depuis bien des années ».

Cette reprise de la production serait à mettre en parallèle avec une progression des ventes, notamment dans l’UE. « Après cinq années consécutives de baisse et des ventes en recul de 30 % sur cette période, 2014 s’impose comme l’année de la reprise des ventes en Europe, avec une croissance de 5 % en 2014 et du même ordre en 2015. Une croissance tirée par les plus grands marchés européens, à l’image de l’Allemagne et de l’Italie avec des ventes en hausse de 3 % en 2014, de l’Espagne, avec un bond de 20 %, mais aussi de la France dont la hausse des commercialisations a atteint 3,2 % au premier semestre. Points commun de ces pays : être friands de crossovers, segment en hausse continue dans le mixte des ventes.

Une reprise progressive à l’horizon 2020, qui ne permettrait cependant pas de renouer avec les niveaux d’avant crise…

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