Location longue durée : le bilan définitif pour 2020

Le syndicat Sesamlld a publié les statistiques définitives du marché de la location longue durée pour l’année 2020. Ce dernier a affiché des immatriculations en baisse de 17,4 % dans le contexte de la crise sanitaire liée à l’épidémie de covid-19, mais le parc des adhérents du Sesamlld a tout de même augmenté.
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LLD

D’après le baromètre du syndicat des entreprises des services automobiles LLD et des mobilités (Sesamlld), 525 431 véhicules légers ont été immatriculés en location longue durée en 2020, dont 410 884 véhicules particuliers (VP), 77 948 utilitaires légers (VUL) et 36 599 véhicules de société (VS). Le syndicat n’a pas précisé la part des professionnels.

Le marché LLD en recul de 17,4 %

Comme annoncé en janvier, cela représente une baisse de 17,4 % comparé aux chiffres de 2019 (636 437 unités), dans le contexte de l’épidémie de covid-19. Cependant, le marché de la LLD s’en est mieux sorti que le marché global qui a affiché un recul de 24,4 % à 1 952 404 unités en 2020, contre 2 583 209 unités en 2019. La LLD a ainsi représenté 26,9 % des immatriculations globales en 2020, soit + 2,3 points comparé à 2019 (24,6 %).

Côté énergies, les immatriculations de véhicules diesel en LLD ont reculé de 26 % à 209 771 unités et celles d’essence de 28 % à 128 100 unités. Inversement, les immatriculations d’hybrides non rechargeables ont progressé de 51 % à 27 614 unités et celles de véhicules électriques (BEV) et hybrides rechargeables (PHEV) ont augmenté de 246 % à 44 232 unités. Notez également l’immatriculation de 1 167 véhicules roulant avec d’autres énergies (GPL, GNV, etc.), en baisse de 5,4 %.

10,77 % de part de marché pour les BEV et PHEV

Les parts de marché se sont ainsi réparties à 51,05 % pour le diesel (- 5,7 points comparé à 2019), 31,18 % pour l’essence (- 5,5 points), 10,77 % pour l’électrique et l’hybride rechargeable (+ 8,2 points), 6,72 % pour l’hybride non rechargeable (+3 points) et 0,28 % pour les autres énergies (+ 0,03 point). « En 2020, le taux moyen de CO2 des véhicules neufs immatriculés en LLD est de 127,9 g/CO2 par km, contre 129,6 g/CO2 par km pour le marché automobile dans son ensemble », précise le syndicat.

Les trois modèles les plus immatriculés en LLD sur le segment VP ont été la Renault Clio et les Peugeot 208 5 places et 3008 ; tandis qu’il s’agissait du Renault Kangoo, du Citroën Berlingo et du Peugeot Partner sur le segment des VU et VS. Le top 3 des modèles électriques immatriculés en LLD regroupait quant à lui la Renault Zoé, la Peugeot 208 5 places et le Renault Kangoo.

Un parc en augmentation chez les adhérents du Sesamlld

Chez ses adhérents, le Sesamlld a recensé 463 931 mises à la route en 2020, soit une baisse record de 10,4 % comparé à 2019 (517 539 mises à la route), retrouvant le niveau de 2016 (467 880 mises à la route). « Cette situation repose principalement sur l’arrêt de l’activité économique au printemps 2020, induisant notamment un prolongement des contrats », explique le syndicat. En parallèle, « 435 845 véhicules ont été restitués, un chiffre légèrement inférieur à celui de l’année précédente (- 1,6 %) », ajoute-t-il.

Résultat : les adhérents du syndicat avaient, au 31 décembre 2020, 1 486 471 véhicules en parc et 468 55 véhicules en fleet management, en hausse respectivement de 2,1 % et 2,5 % comparé à 2019, soit un total de 1 954 836 véhicules gérés (+ 2,2 %). Un chiffre en augmentation malgré la crise sanitaire.

Le parc en LLD comptait 68,2 % de VP en 2020 (+ 1 point comparé à 2019), 27,4 % de VU (- 2,5 points) et 4,4 % de VS (+ 1,3 point). Cette augmentation de la part des VS, stable depuis deux ans, s’explique par plusieurs facteurs selon le Sesamlld : « la crise sanitaire, la fiscalité, l’évolution des gammes VU et camionnettes, etc. »

Par énergie, le diesel représentait 74 % du parc en 2020, contre 17 % pour l’essence, 5 % pour l’hybride et 4 % pour l’électrique. « Depuis deux ans déjà, on observe que les nouvelles immatriculations bénéficient aux véhicules à essence, alors que le recours aux véhicules diesel recule », note le syndicat. Toutefois, la nouvelle procédure d’homologation WLTP, entrée en vigueur le 1er mars 2020, « provoque une augmentation mécanique des émissions des véhicules », si bien que la répartition du parc par classe d’émissions de CO2 est restée relativement stable. La part de véhicules émettant moins de 60 g/km de CO2 a légèrement augmenté entre 2019 et 2020 (+ 0,9 point), passant de 3,9 % à 4,8 %.

Loi de roulage : une moyenne de 27 380 km par an en 2020

Concernant les contrats signés en 2020, le montant moyen financé s’élève à 24 182 euros, soit + 3,6 % par rapport à 2019. Quant à la loi de roulage, la durée moyenne de détention était de 38,4 mois en 2020 et le kilométrage moyen de 87 544 km, soit une moyenne de 27 380 km par an, contre 28 135 km/an en 2019. « Le prolongement des contrats est une réponse à la crise sanitaire, explique le syndicat. Les professionnels repoussent le renouvellement de leur parc. »

La souscription de services est restée stable dans le parc par rapport à 2019, signale le syndicat. Ces services concernant principalement l’assistance (81 % du parc), la maintenance (76 %), les pneumatiques (38 %) et les véhicules de remplacement (32 %). 25 % du parc a également recours à une assurance hors perte financière et 16 % à une assurance pour perte financière. Enfin, 14 % a souscrit un service de carte carburant. Les loueurs ont notamment géré 454 940 amendes et 98 506 sinistres en 2020 au profit de leurs clients, mais aussi acheté 973 422 pneus et 349 millions de litres de carburant.