LLD : La croissance est toujours au rendez-vous

Bilan 2006 Les loueurs de longue durée se portent bien. Hormis quelques cas isolés ou accidents de parcours, l’ensemble des loueurs annoncent de bonnes progressions d’activité et mêmes, pour certains, des résultats inattendus.

- Magazine N°127
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ALD : 200 000 véhicules en parc

En 2006, ALD Automotive a passé un cap : celui des 200 000 unités en parc (206 600 exactement), dont un peu plus de 131 000 loués. Pour Jean-François Chanal, Directeur général, ce bilan est plutôt satisfaisant car l’objectif était bel et bien d’atteindre ce seuil. La progression s’inscrit donc à + 8,2 % soit un rythme plus rapide que le marché, alors que dans le fleet management, la hausse ressort à +12,7 %. « Nous avons connu une évolution stable sur l’ensemble de l’année ; il n’y a pas eu d’à coups et finalement, il n’y a plus de saisonnalité », souligne Jean-François Chanal. « Nous avons mis 45 000 véhicules à la route sur la période et avons cédé entre 38 et 39 000 voitures. »

Si le parc se répartit toujours à 90 % entre les grands comptes (flottes de plus de 500 véhicules) et les PME (de 15 à 500 unités), ALD fait toujours de la cible des TPE un axe de développement. Le loueur annonce avoir placé 5 000 véhicules auprès de ces petites entités, mais il avoue que les efforts commerciaux nécessaires pour convaincre leurs dirigeants paraissent bien élevés en regard des résultats. La vision d’ALD Automotive pour 2007 reste néanmoins identique à ce qu’elle était l’an passé. « Le marché des grands comptes restera stable, alors que celui des PME continuera à se développer et que celui des TPE offrira une moindre visibilité », souligne Jean-François Chanal. Au total, ALD Automotive avance un taux de croissance prudent de 5 %, mais s’attend en revanche à une bonne progression du pôle fleet management. Sur le plan des services, le loueur annonce un renforcement de sa démarche de fidélisation des conducteurs. Les gestionnaires étant de plus en plus nombreux à souhaiter que leurs salariés soient entièrement pris en charge, des prestations spécifiques sont ainsi développées. En 2006, c’était le cas de la prestation VIP (une dizaine de contrats signés à ce jour). Ce pourrait être désormais la prévention des risques routiers en entreprise.

ALD en hausse aussi à l’international

A l’étranger, le bilan 2006 est aussi globalement favorable. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’arrête plus ALD Automotive. Preuve en est la première acquisition du loueur outre-Atlantique. La filiale de la Société Générale a en effet acquis en toute fin d’année dernière la société de gestion Ultea, qui a été rebaptisée ALD Automotive USA. Cette entreprise de taille moyenne opère dans le Midwest et possède 3 000 voitures. « Cette acquisition revêt du point de vue commercial une importance toute particulière car elle devrait nous permettre d’offrir une solution globale aux entreprises multinationales américaines et européennes qui commencent à mondialiser la gestion de leur flotte », souligne Jean-Claude Renaud, Directeur général d’ALD International. L’année dernière, le parc automobile du loueur a crû d’un peu plus de 13 % pour atteindre le chiffre global de 680 050 unités (location longue durée et fleet management). « Ce bon résultat a été facilité par la vaste couverture géographique de la société qui a pu bénéficier de taux de croissance élevés dans les pays où la LLD est encore un produit très récent », insiste encore le responsable. La croissance a été par exemple de 25 % en Europe du Nord et de plus de 50 % en Europe Centrale. La contribution à la croissance de l’Espagne, de l’Italie et du Portugal a également été très significative.

La couverture mondiale du loueur devient impressionnante, puisque « ALD est aux USA et au Brésil sur le continent américain, en Chine, en Inde, en Russie et couvre l’essentiel du bassin méditerranéen avec des filiales en Croatie, en Grèce, en Turquie, en Egypte, en Algérie et au Maroc », ajoute-t-il. En Russie, il gère désormais 3 000 véhicules et en Turquie 5 000 unités (8 000 sont attenus à la fin de l’année). Depuis mars dernier, ALD s’est aussi implanté en Algérie. Il reste que le loueur se refuse à faire des prévisions à fin 2007, se contentant d’admettre attendre un ralentissement de la croissance en Europe de l’Ouest y compris en Espagne et en Italie. Ceci devant toutefois être «largement» compensé par l’organisation des marchés en Europe Centrale et autour du bassin méditerranéen.

Aon Auto : après la SNCF, La Poste

C’est un contrat historique que vient de remporter le gestionnaire de parcs Aon Auto. En intégrant quelque 15 000 véhicules de La Poste en gestion, ce qui représente toute la région ouest, Aon Auto devient un prestataire majeur de l’établissement public, aux côtés d’Overlease (à qui il a pris 80 % du parc concerné) et d’ALD Automotive. « A fin décembre 2006, nous étions à 30 000 unités, avec la SNCF et ses 11 000 voitures comme premier client. Grâce au contrat de La Poste, nous sommes passés à plus de 50 000 véhicules depuis le 1er mars et c’est La Poste qui devient notre plus gros client », rappelle Thierry Dubois, Directeur d’Aon Auto. « Avec ce nouveau contrat, nous abordons tous les types de problématiques puisqu’il y a des déplacements urbains, hyperurbains et ruraux », poursuit-il. « Ce contrat prouve en tous cas que nous savons nous adapter à des types de clients divers. Il peut s’agir de très gros parcs automobiles ou de flottes plus moyennes, avec à chaque fois des besoins spécifiques », ajoute Thierry Dubois.

L’objectif majeur du gestionnaire de parcs à La Poste sera de générer davantage de reporting, d’information et d’économies. 22 postes ont été créés pour l’occasion au sein d’Aon Auto, qui devra gérer (après les camions de la SNCF), les deux roues de La Poste, mais qui n’a pas en charge la négociation des accords. « Nous sommes là pour bien faire fonctionner le système, et appliquer les accords trouvés avec les partenaires de La Poste », précise le Directeur d’Aon Auto.

Ce nouveau contrat va sans nul doute occuper une bonne partie du temps de ce prestataire, mais il faudra aussi poursuivre le travail engagé à la SNCF depuis plus d’un an. Le courtage d’assurances du transporteur national a été perdu en décembre et l’appel d’offres sur la gestion de la flotte devrait être relancé en 2008 : il n’y a donc pas de temps à perdre. Plusieurs avancées sont d’ores et déjà perceptibles, à l’instar des cartes carburants, qui ne sont pas collectives, ce qui réduit les risques de gaspillages ou de l’âge du parc qui se rajeunit lentement mais sûrement.

Thierry Dubois met beaucoup d’espoirs dans la conclusion éventuelle de deux « très gros » appels d’offres dans les prochains mois. L’année dernière, il a signé Novartis (pour un millier de voitures) ou encore Védior. « Nous sommes aujourd’hui à 34 clients au total, dont une dizaine a moins de 300 voitures et quatre ont plus de 1 000 véhicules (Pfizer, Schneider, Bull, Novartis). »

Arval veut aller vite à l’international

Une année de performance commerciale satisfaisante en France. Tel est le message délivré par l’équipe dirigeante de la filiale de BNP Paribas. Le parc français représente désormais 36,5 % du total du groupe, avec un parc total géré de 198 868 véhicules (+4,8 % sur un an) dont 183 796 unités louées (+8,4 %). L’année dernière, le groupe a acheté plus de 65 435 voitures neuves, soit un rythme de progression de 11,4 %, alors que les cessions ont marqué un repli de 2,2 % à 51 275 unités. Selon François Piot en charge de la France, tous les segments de clientèle ont contribué à la croissance des mises à la route : une mention spéciale aux très petites entreprises (TPE), dont les commandes ont bondi de 50 % (1 828 unités). A l’évidence, la cellule de Rennes qui emploie 55 personnes, réussit sa mission. Sur les moyennes entreprises, la progression des commandes est de 18,6 % (22 576 commandes), grâce notamment à la montée en puissance du partenariat avec BNP Paribas Entreprises. Les progressions sont plus modestes sur les grandes entreprises, preuve de la maturité de ce marché (+5,1 % à 7 715 livraisons).

Les performances sont tout aussi positives à l’étranger, ce qui conforte sa place de deuxième loueur européen d’Arval. Le parc total géré ressortait à fin décembre en hausse de 2,7 % à 623 100 véhicules, dont 503 700 loués (+7,4 %). C’est beaucoup plus que le marché européen qui n’affiche qu’une hausse de 3,2 %. A l’exception du Royaume-Uni où Arval a enregistré un recul d’activité de 2,2 % (74 509 véhicules), les autres marchés contribuent au développement de la marque. L’Allemagne notamment avec 12,8 % de hausse et 4,6 % de part de marché (30 318 unités), mais aussi l’Espagne (+16,4 % et 8 % de part de marché) à 39 259 voitures. C’est en Italie que le loueur détient sa plus forte part de marché (20 %), avec une activité en progression de 6,3 % (96 694 voitures). En terme de mises à la route, Arval est à +15 % sur un an pour un total de 173 900 unités alors que les cessions se sont inscrites à 131 500 unités (+13 %).

Le loueur français compte bien poursuivre son internationalisation dans les prochains mois, souligne Philippe Noubel en charge de l’Europe. Le démarrage de la Russie est effectif, avec quelques dizaines de véhicules pour le moment. La Turquie et la Roumanie vont suivre prochainement. En Turquie, Arval s’est associé à la 10ème banque nationale, TEB, pour poser des jalons sur un marché des flottes d’entreprises de 900 000 véhicules (dont 80 000 en LLD). La croissance moyenne attendue d’ici 2010 dans cette activité y atteint 24 %. En Roumanie, le loueur entend prendre une part d’un secteur des flottes représentant 450 000 véhicules, dont 20 000 en LLD. Avec ces deux nouvelles implantations, qui font suite à celles du Brésil et de la Russie en 2006, Arval aura une présence dans 21 pays.

Athlon Car Lease met un pied en Espagne

Mission réussie pour Athlon Car Lease, qui voulait avoir une croissance double de celle du marché. Il termine l’année avec une hausse de la flotte de 9 %. « Le premier semestre difficile a été compensé par une seconde moitié d’année excellente », insiste-t-il en rappelant qu’il a livré 4 500 véhicules en 2006. Son parc atteint désormais 11 400 véhicules financés et 3 500 en fleet management soit un total de 14 900 véhicules. Au 31 décembre, le parc se répartissait entre les grands comptes (30 %), les PME (55 %) et enfin les TPE pour 15 %. La plus forte progression s’est située sur le segment grands comptes. Avec une présence internationale via 6 filiales et dans 25 pays avec le réseau FSI (990 000 véhicules gérés), Athlon Car Lease affirme être de plus en plus sollicité pour répondre à des appels d’offres grands comptes, « avec des conclusions positives ». Le réseau s’est encore élargi grâce à l’acquisition d’un loueur en Espagne, qui a apporté 4 000 véhicules supplémentaires.

« Pour 2007, notre objectif en terme de volume est de croître à la vitesse du marché, soit environ de 5 %. Notre ambition majeure pour 2007 est de consolider les comptes acquis en les fidélisant et de renforcer notre qualité de service auprès de nos clients », explique-t- on au siège français du loueur.

Athlon Car Lease pourra s’appuyer sur le lancement de plusieurs nouveaux produits à l’instar du Télépéage (mis sur le marché en décembre) ou du Kit sécurité, lancé en septembre 2006. Ce dernier sera automatiquement livré dans chaque nouveau véhicule à compter de ce mois. « Ces deux nouveaux services sont très appréciés de nos clients, d’autant qu’ils correspondaient à un réel besoin et une demande de leur part notamment en matière de confort. En effet, ces services apportent aux conducteurs davantage de sécurité, ainsi qu’une plus grande facilité de gestion pour le commanditaire », se félicite le loueur.

DCS Fleet veut s’ancrer auprès des petites PME

Depuis son arrivée à la tête de DCS Fleet en France, il y a un an, Olivier Monot, s’est attaché à mettre en œuvre ce qu’il appelle son «credo» : travailler de plus en plus les parcs de PME entre 50 et 400 véhicules. Mission d’ores et déjà accomplie puisqu’il annonce une forte croissance sur ce type de clients. « Les très grands comptes représentent actuellement 60 % de notre portefeuille et le « core business » 40 %. Mon objectif est d’inverser cette tendance et toute notre force commerciale est tournée vers cette cible », souligne-t-il. Sur un plan plus général, là encore les prévisions de début d’exercice ont été dépassées : « Nous avions prévu de mettre à la route 8 000 nouvelles voitures, soit une hausse de 15 %. Nous avons acheté 9 500 véhicules », se félicite le loueur. Le parc total ressort à fin 2006 à 22 500 unités (contre 19 000 fin 2005) auxquels s’ajoutent 3 000 voitures en fleet. DSF Fleet gère en outre 43 000 contrats entretien pour le compte du constructeur.

L’autre certitude d’Olivier Monot, c’est la place prépondérante des services. « Je crois vraiment à la nécessité d’un haut niveau de service », répète-t-il. « Or, les clients sont parfois déçus par la continuité des services dans le temps. Il faut fidéliser les entreprises, essayer de ne pas en perdre ». L’année dernière DCS Fleet a entré quelques signatures intéressantes comme Yamaha Music, Fiducial ou encore ADP et revendique entre 1 250 et 1 300 clients au total.

Pour 2007, le loueur se dit prudent. « Nous restons sur un objectif de maintien du portefeuille, avec au total entre 22 et 25 000 véhicules, et environ 10 000 mises à la route nouvelles. Il s’agit d’objectifs ambitieux sachant que nos progressions se feront sur le segment des PME », estime Olivier Monot. Avec une seule agence en province, à Lyon, DSC Fleet sera sans doute amené à réfléchir à d’autres implantations dans le futur, mais à ce stade il n’y a pas de projets d’ouvertures à court terme. Côté services, une nouvelle version de Power Fleet (la troisième) a été lancée l’année dernière, ainsi qu’un produit d’assistance VIP (coût mensuel : 25 euros).

FalFleet s’intéresse aux particuliers

La filiale LLD du constructeur automobile Fiat a réussi sur le fil son business plan. Ses objectifs de croissance en volume pour 2006 étaient fixés à +10 %; elle a réussi +11 % avec 4 616 livraisons, un parc en LLD de 10 694 véhicules et 2 767 dossiers de fleet management. Parmi les nouveaux clients de FalFleet, les Transports Heppner, SGS Group, Fayat, Telecom Italia, Omnium technique Industrie ou encore la Fédération des Chasseurs. Le segment des TPE reste prédominant chez FalFleet, avec 75 % du portefeuille sur des flottes de 1 à 20 véhicules, les plus de 100 voitures ne pesant que 5 %.

Pour 2007, la société anticipe « un marché LLD toujours plus concurrentiel en terme de conditions tarifaires, mais globalement stable en terme de livraisons. Nous avons un objectif de progression de + 20 % de nos livraisons avec 5 600 véhicules ». Le principal facteur porteur pour la filiale du constructeur italien est le lancement par Fiat France de deux nouveaux modèles (Fiat Bravo et Fiat 500) sur des segments de marché à fort volume.

Au chapitre des innovations, la société entend travailler sur le développement de produits locatifs à destination des particuliers avec prestation d’entretien, réparation kilométrage illimité et valeur résiduelle garantie par le groupe. Ces innovations arriveront après celles de l’an dernier, marquées à la fois par le lancement du site Internet www.falfleet.fr, un outil de tarification LLD pour le réseau de distributeur via un accès par le web « FAL Online » et la mise en place de « Pack Services » (offres packagées de services associant par exemple maintenance + véhicule de remplacement + assurance tous risques). Sans oublier également le lancement de la prestation Entretien/garantie/assistance « Alfa Premium » dédiée à la marque Alfa Romeo (contrats de 12 à 48 mois et jusqu’à 120 000 kilomètres pour les motorisations essence et 150 000 kilomètres pour les motorisations diesel).

GE Fleet Services : merci l’armée !

Pourquoi changer une affaire qui marche? Depuis 2004, la flotte de GE Fleet Services croît à un rythme annuel de 10 %. 2006 n’a pas dérogé à cette règle et le loueur a terminé l’exercice avec un parc de 81 609 véhicules (répartis en 77 519 en LLD et 4 090 en gestion pour compte). Quant aux mises à la route, elles se sont inscrites à 27 000 unités. C’est toujours sur le segment des parcs de 11 à 500 véhicules que se concentrent les clients (55 % du parc), suivi des flottes de plus de 500 véhicules (32 %).

Du côté des innovations produits, GE Fleet Services a procédé à plusieurs lancements, tant dans la photo-expertise (pour la restitution et la revente de véhicules), les tableaux de bord en ligne (iManage) ou encore la démarche Green et le télépéage. A l’échelle mondiale, GE Fleet Services compte environ 1,4 million de véhicules (Etats- Unis, Canada, Mexique, Japon, Australie, Nouvelle- Zélande et Europe), dont 330 000 dans 11 pays en Europe. L’année 2006 a été marquée sur le plan international par deux acquisitions : Custom Fleet, qui revendique un total de 130 000 véhicules dans le monde principalement en Australie et Nouvelle-Zélande dont 17 000 véhicules au Royaume-Uni; et ASL, avec 54 000 véhicules en Allemagne, Autriche et en Suisse.

Parallèlement le groupe américain a conclu des accords de partenariat avec des sociétés en Irlande, république Tchèque, Danemark, Pologne et Grèce. Pour 2007, le loueur se montre confiant dans sa capacité à poursuivre sur un rythme de croissance deux fois supérieur au marché. « Rappelons que notre objectif est toujours de progresser plus vite que le marché dans chacun des pays où nous sommes implantés. En France, nous envisageons une croissance de la flotte d’environ 10 % (hors marché conclus avec le ministère de la défense) », précise Arnaud Muller, en charge du marketing et de la communication. Car à n’en pas douter, la grande affaire de GE sera l’intégration progressive du contrat pour gérer le parc auto des Armées. Le chantier est immense puisqu’il faut livrer dès le mois de mai prochain et jusqu’en juin 2008 quelque 20 120 véhicules. Un marché de 360 millions sur six ans qui, fait suffisamment rare pour être souligné, a été attribué à un seul prestataire.

ING Car Lease dépasse nettement ses objectifs

Satisfecit pour ING Car Lease, dont les résultats commerciaux 2006 sont assez nettement supérieurs à ce qui avait été budgété. La progression de la flotte ressort en effet à +16 %, alors que les prévisions étaient à +11 %. « En matière de résultat financier, l’année a été marquée par l’impact de la baisse du marché VO à cause de la fermeture du marché algérien fin 2005, ce qui a pesé sur notre résultat », souligne Yves Rousselle, en charge de la France. « Néanmoins, en dehors de cet impact négatif lié au marché et inconnu lors de la construction de notre budget, tous les autres objectifs ont été atteints. » Au total, le parc du loueur s’inscrivait à 20 745 unités financées et 130 en fleet. ING Car Lease a livré l’an dernier 7 611 unités. Il annonce 1 219 clients et 892 contrats (un contrat regroupant plusieurs entreprises avec des numéros de Siren différents). Le segment de clientèle sur lequel ING Car Lease a le plus progressé ces derniers temps est celui des parcs de 6 à 20 véhicules. Ce segment représente 22 % de ses clients, alors que 32 % des clients ont une seule voiture,30 % entre 2 et 5 véhicules,14 % de 21 à 100 unités et 3 %, plus de 100 unités. Pour 2007, le loueur prévoit une flotte en progression de 11 %, avec un parc total géré à 23 000 unités. A l’international, hors impact acquisition, la hausse attendue est de +7 %. « Avec un marché secoué par la baisse du marché VO et l’introduction de la TVS, nous pensons que les sociétés auront plus qu’hier besoin de conseils pour optimiser leurs car policies et choisir les véhicules avec le TCO (Total cost of ownership) le plus avantageux », insiste Yves Rousselle. « De même, elles souhaiteront transférer la partie risque VO qu’elles ne maîtrisent pas aux loueurs ». Par grands pays, c’est sur le Royaume-Uni, l’Italie, la France et l’Espagne -pour les pays «matures»- que les espoirs de croissance sont les plus importants. Sans oublier l’impact attendu des implantations récentes en République Tchèque et Slovaquie. L’an dernier, ING Car Lease a affiché une progression de 31 % hors de France et son parc ressort à 303 150 unités sur 11 pays. Un partenariat a été conclu avec DAL (Deutsche Auto Leasing) filiale de Deutsche Leasing actuellement en 2ème position sur son marché national avec 108 000 unités. Au Royaume- Uni, la société a cette fois procédé par acquisition en absorbant Appleyard, basée à Leeds et qui possède 25 000 véhicules.

Parcours fait un peu moins bien que prévu

L’année a été un peu délicate pour Parcours. Les objectifs de croissance n’ont pas été entièrement respectés, puisque le parc a crû de 15 % au lieu des 17,5 % espérés. Au final, le groupe présidé par Jérôme Martin affiche un parc de 19 334 unités, avec 7 600 véhicules mis à la route, pour un portefeuille de 2 200 client. Le loueur a pourtant signé quelques beaux contrats puisque des sociétés comme Saur, Elior, Dekra, Alliance Santé ou encore Boiron lui ont confié leurs parcs automobiles. C’est encore sur le segment des 5 à 100 véhicules que le groupe enregistre ses progressions les plus intéressantes (il représente 41 % du parc), au côté des parcs de plus de 100 voitures (45 % du total) et des TPE (14 %).

La grande affaire de Parcours en 2006 a été la poursuite de la construction d’un réseau à l’étranger. Après la Belgique (ouverture en décembre 2005), le groupe a pris pied en Espagne et annonce à la fin de l’année un parc de 300 véhicules dans ces deux pays. La filiale belge devrait être rentable d’ici moins d’un an et demi, alors qu’en Espagne, le point mort sera atteint au bout de la troisième année de présence. Avant de s’attaquer à d’autres régions, Jérôme Martin entend disposer dans chacun de ces pays de volumes conséquents, c’est à dire de l’ordre de 400 à 500 unités en Belgique et entre 500 et un millier en Espagne.

Natixis Lease : cap sur les 5 000 véhicules en parc

Année chargée pour Natexis Lease qui a changé de nom le 19 février et est devenu Natixis Lease. Le loueur a respecté son plan de marche avec un parc à fin 2006 de 4 024 véhicules, soit un tout petit peu plus que l’objectif assigné aux équipes (4 000 voitures). Fin 2005, le loueur revendiquait 3 000 véhicules à la route. Les livraisons se sont inscrites à 1 521 unités, avec une évolution linéaire tout au long des trimestres.

Comment se répartit le millier de clients actuels ? « Nous avons 31 % du parc sur des flottes supérieures à 100 véhicules,11 % sur les sociétés possédant de 21 à 100 véhicules,15 % sur celles comptant de 6 à 20 véhicules,22 % de 2 à 5 véhicules et 2 % sur des parcs d’une seule voiture », analyse Laurent Chagnon, Directeur commercial de Natixis Lease. Là où nous avons le plus progressé, ce sont sur les segments de 1 véhicule et de 2 à 5 véhicules. » Pour la fin 2007, il veut franchir le cap des 5 000 voitures à la route, grâce notamment à des actions en direction des PME et des TPE, par l’intermédiaire des Banques Populaires et de ses filiales. En terme de lancements, le loueur devrait renouer cette année avec des annonces : la gestion du Télépéage, en partenariat avec APRR, qui est opérationnel depuis ce mois de mars ; et le kit sécurité, qui arrivera sur le marché au second trimestre.