LLD ou propriété : un diagnostic pour sceller le choix final

En matière de gestion de parc automobile, diverses solutions s'offrent au Conseil Général de l'Isère et le choix notamment entre LLD ou propriété n'est pas simple à faire. Ainsi, le Conseil Général pourrait faire réaliser un diagnostic, ce qui lui permettrait d'avoir une meilleure vue d'ensemble de la situation et ainsi de prendre une décision optimale.

- Magazine N°138
549

Le cas du Conseil Général de l’Isère est passionnant car cette collectivité se trouve actuellement à la croisée des chemins.

Jusqu’à 2006, cette institution ne procédait que par achats et confiait la totalité de son parc à son propre atelier. La flotte actuelle est constituée de 330 véhicules VU, VL et une dizaine de poids lourds, nous a indiqué Estelle Bancelin, Responsable des achats et chargée de la gestion du parc automobile. A partir de 2007, changement de politique avec l’arrivée de la LLD et un contrat de 48 mois impliquant près de la moitié de la flotte. Comment ce double choix (services intégrés et location longue durée) a-t-il émergé ?

Les raisons convergeaient : elles allaient dans le sens d’une recherche de solutions pratiques. Imaginez des véhicules dont certains circulent loin et beaucoup dans tout le département entre quelque 300 sites gérés par le Conseil Général (collèges, centres sociaux, maisons du département, centres d’équipements routiers) et répartis au travers de 13 territoires administratifs. En cas de problème, le rapatriement des véhicules était rendu complexe. Pas de véritable assistance rapidement opérationnelle à disposition. Difficile d’en appeler aux mécaniciens de l’atelier grenoblois qui n’étaient déjà que deux pour s’occuper de toute la flotte. Notamment pour cette raison, il convenait de réfléchir à une approche complémentaire, l’atelier n’étant toutefois pas en cause au vu de la qualité de son travail. Un appel d’offres a abouti à la mise en route de la LLD incluant des services hors assurances et carburant.

Les effets de la régionalisation

Le Conseil Général serait-il ainsi arrivé au bout de ses peines ? Non, car avec les lois de régionalisation, un certain nombre d’administrations, de personnels et de services sont de plus en plus pris en main par les régions et les départements. Ainsi, il est question d’un rapprochement en 2010 des flottes de l’Equipement et du CG selon des modalités restant à examiner. Dans ce scénario, au moins une partie du parc de l’Equipement pourrait «fusionner» avec celui du Conseil Général. Le parc automobile de l’Equipement en question est géré dans le cadre d’une LLD (sans entretien compte tenu de la taille de leurs ateliers). En parallèle de tous ces événements, la question d’un passage total à la LLD ou d’un retour à un système de pleine propriété (avec services intégrés qui perdureraient donc) est posée par les uns et les autres : l’attachement à la notion d’achat et à l’atelier lui-même est manifeste. Dans le même temps, un objectif de bonne gestion et d’efficacité progresse.

Un diagnostic à l’étude

Au regard des évolutions du parc et des besoins qui vont survenir, comment agir ? Le plus sage est encore de tout remettre à plat. Un diagnostic pourrait permettre au Conseil Général de décider s’il étend la part de la LLD à toute la flotte en lançant un nouvel appel d’offres prochainement ou s’il conserve son mode de gestion et d’acquisition actuel…. Ce diagnostic s’articulerait autour de différentes problématiques : analyse de la situation (politique de la flotte, examen des pratiques, synthèse de l’état des lieux), comparaison des modes de gestion possibles, comparaison des modes de financement en cohérence avec l’usage des véhicules. Les conclusions d’un tel travail de fond seront intéressantes à connaître. Un retour d’expérience sûrement profitable à tous.

PARTAGER SUR