LLD une progression à moindre rythme

- Magazine N°117
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Alors que l’année 2006 démarre avec de nombreuses incertitudes et interrogations pour l’ensemble des professionnels de la location longue durée, le bilan 2005 du secteur se traduit par une nouvelle croissance.

Certes le taux de progression tend à se réduire année après année, ce qui confirme s’il en était encore besoin que le marché atteint un degré de maturité. Mais le potentiel demeure bel et bien réel. « Le point positif est que nous avons toujours un marché énorme devant nous. Il existe encore de grosses possibilités », souligne Daniel Rigal, secrétaire général du SNLVLD, dont les adhérents représentent à peu près 95 % de la profession.

Si, de l’avis général, les grands comptes constituent aujourd’hui un marché de renouvellement sur lequel il est difficile d’obtenir de confortables marges, les PME et surtout les TPE (Très petites entreprises) sont des gisements de développement extrêmement importants.

Les récentes annonces de grands loueurs prouvent d’ailleurs leur intérêt pour cette cible, au demeurant difficile et chère à conquérir. En revanche, la prospection du marché des particuliers semble remise à plus tard, après l’arrêt de l’activité de Carvantis et sa fusion avec Loc-Action.

L’examen des statistiques du SNLVLD met en lumière un développement inégal selon les trimestres : c’est le second trimestre qui a affiché la plus forte crois- sance (+ 2,02 %), tandis que le début et la fin de l’année ont été plus faibles (respectivement + 0,38 % et + 0,72 %). Au final, l’année 2005 se solde par une croissance générale du parc de 4,74 % à 915 471 véhicules.

Un an plus tôt, la progression du parc à la route en location longue durée s’établissait à 879 119 unités, en hausse de 6 %.comme les années précédentes, le fleet management poursuit son repli dans l’hexagone. De façon assez sensible puisque le repli atteint 2,53 % sur douze mois, à 280 892 véhicules. C’est à l’évidence la conséquence des décisions stratégiques de certains loueurs de ne plus se positionner sur ce segment, dont le concept semble toujours avoir du mal à percer en France.

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