Véhicules neufs : la location courte durée face à la pénurie

La location courte durée fait face à une pénurie de véhicules neufs. En trois ans, le nombre d’immatriculations de véhicules particuliers a chuté de 51,3 % chez les loueurs courte durée.
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Les véhicules neufs manquent sur le marché de la location courte durée. Ainsi, les loueurs courte durée ont vu le nombre de leurs immatriculations de véhicules particuliers (VP) baisser de – 51,3 % entre juin 2022 et juin 2019. Pourtant, les loueurs courte durée représentaient habituellement 12 % des volumes annuels d’immatriculation de VP. Du côté des véhicules utilitaires, la diminution, moins importante, atteint – 20,1 % sur la même période.

Une pénurie de véhicules neufs qui dépend des constructeurs…

Un facteur en particulier explique ce fléchissement. En effet, les tensions entre l’offre et la demande sur le marché automobile se répercutent plus particulièrement sur les loueurs courte durée. Notons que jusqu’ici, pour les constructeurs, ce canal de vente était à même d’absorber des volumes importants. Notamment des modèles qui ne s’écoulaient pas forcément bien sur le marché des particuliers ou des entreprises.

Mais ces ventes, dites « techniques », se faisaient au prix de marges moins élevées. Or, dans le contexte d’une demande forte en véhicules neufs, les constructeurs préfèrent orienter leurs volumes vers des acheteurs qui leur assurent de meilleures marges.

… et qui contraste avec une forte demande pour la location courte durée

Dans le prolongement de cette réduction de la production des constructeurs, la location courte durée se retrouve à cours de véhicules. Un déficit que dénonce Mobilians (ex-CNPA), le syndicat des métiers de la distribution et des services de l’automobile. Le syndicat rappelle que les immatriculations de voitures neuves en France ont diminué de 10,09 % entre mai 2021 et mai 2022.

« Cette tendance dure et s’accentue avec une baisse de 16,92 % des immatriculations en juin 2022, signant le douzième mois de baisse consécutive », pointe Mobilians. Toujours selon le syndicat : avec des véhicules plus rares et plus chers, les tarifs des locations courte durée augmentent logiquement ; alors que la demande au cours de cet été 2022 se révèle particulièrement dynamique.

Mobilians appelle alors « l’ensemble des acteurs de la filière, au premier rang desquels ses partenaires constructeurs, à engager sans délais un nouveau cycle de discussions afin de trouver des solutions ». Cela afin de « rétablir les approvisionnements en véhicules sur le canal location courte durée (LCD) à un niveau suffisant pour répondre à la demande ».