LCD : le CNPA demande l’exonération des charges suite à la crise

Le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) demande à ce que les entreprises de location courte durée soient éligibles aux exonérations de charge prévues dans le cadre du plan tourisme post-covid-19.

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Location courte durée

Afin de soutenir les acteurs de la filière, le gouvernement a lancé le 10 juin 2020 un plan tourisme renforçant les aides aux entreprises du secteur. Ces dernières pourront continuer à bénéficier d’une prise en charge à 100 % de l’indemnité d’activité partielle pour les heures non travaillées jusqu’en septembre, du fonds de solidarité jusqu’à fin 2020 et d’exonérations de cotisations sociales, mais ce sous certaines conditions.

Ainsi, seuls sont éligibles à ces aides renforcées les secteurs ayant été soumis à des restrictions d’activité au-delà du 11 mai, tels l’hôtellerie, la restauration, le sport ou encore la culture (liste S1). Les activités amont ou aval de ces secteurs (liste S1 bis) peuvent aussi en bénéficier, mais seulement si elles ont subi 80 % de perte de chiffre d’affaires durant la période de confinement, soit entre le 15 mars et le 15 mai. En outre, l’exonération de cotisations patronales acquittées ou reportées pendant le confinement ne s’applique qu’aux entreprises de moins de 250 salariés.

Si « location de courte durée de voitures et de véhicules automobiles légers » est bien mentionnée dans la liste S1 bis, 90 % des entreprises de location de véhicule ne seraient pas éligibles aux aides renforcées selon le CNPA, « soit parce que ce sont des ETI, soit parce qu’elles n’atteignent pas les 80 % de baisse de chiffre d’affaires sur la période donnée. »

Or, « les loueurs sont restés ouverts durant la période de confinement car considérés comme activité essentielle à la nation, mais le chiffre d’affaires résiduel généré n’aura pas suffi ni à couvrir les frais d’ouverture, ni les frais d’exploitation liés entre autres au coût de détention de la flotte automobile immobilisée par faute d’activité », argue le CNPA, qui rappelle que la LCD est le troisième poste de dépenses touristiques. L’organisme estime que les loueurs ont perdu 75,05 % de leur chiffre d’affaires en avril 2020 comparé à avril 2019, avec un taux de réservation en chute de 95 % pendant le confinement. Il appelle donc l’État à replacer les loueurs dans la liste S1, leur permettant d’accéder aux exonérations de charges.