Plus de 8 % de croissance pour la location longue durée en 2019

Selon le SesamLLD, l’année 2019 a été positive pour la location longue durée, avec une croissance de 8,4 % des immatriculations. En parallèle, le verdissement du parc se poursuit.

2281
location longue durée 2019

Pour la location longue durée, 2019 « a été une très bonne année », a souligné François Brabander, président de SesamLLD, lors d’une récente conférence de presse. Alors que les prévisions étaient loin d’être optimistes, notamment en raison des turbulences liées à la mise en place du WLTP.

Les loueurs longue durée ont ainsi immatriculé 636 437 véhicules l’an passé, soit une croissance de 8,4 %. « Ce qui représente près d’un véhicule sur quatre immatriculés au cours de l’année (24,64 %) et un score largement supérieur au marché qui a connu une croissance de 1,9 % », a précisé François Brabander. L’an passé, la LLD a représenté 58,42 % du marché des entreprises. Également « significatif », la profession a remporté 5,36 % du marché des particuliers. En termes de parc roulant, le nombre de véhicules en LLD a atteint 1,45 million (+ 5,7 %), et 457 074 (+ 7,3 %) pour le fleet management.

Quant à 2020, les augures ne sont guère optimistes pour le marché automobile qui pourrait fléchir de 1 à 5 %. « Mais nous sommes confiants sur le fait que nous resterons positifs en termes de croissance, a affirmé le président de SesamLLD. Certains clients vont reporter leurs renouvellements en raison du poids fiscal et d’un environnement qui se complexifie avec les dernières réglementations. »

Le mix énergétique en pleine évolution

Le syndicat de la profession s’est aussi penché sur les émissions de CO2. Des émissions qui montreraient que les acteurs de la LLD sont « un peu plus vertueux que la moyenne. C’est une contribution positive de notre métier », a pointé avec satisfaction François Brabander. Alors que le marché des nouvelles immatriculations a affiché un taux moyen de 116,7 g de CO2, la LLD a ainsi atteint une moyenne de 113,39 g.

La grande évolution en 2019 a d’ailleurs concerné le mix énergétique en LLD. Ainsi, la part de véhicules diesel a reculé, entre 2018 et 2019, de 67,8 à 61,2 % ; pour les seuls VP, cette part est descendue de 60,9 à 53,3 %. Au profit de l’essence, passée de 33,2 à 39 %, et de l’hybride et de l’électrique. Cependant, ce recul du diesel, moins émetteur de CO2 que l’essence, pourrait être en partie freiné avec l’application du WLTP qui tire vers le haut les taux affichés de CO2 et donc la fiscalité.

Un rôle de conseil accru

Pour François Brabander, le prochain défi pour les loueurs reste celui du conseil : « Les chefs de parc mènent une double réflexion sur les usages et les coûts, mais aussi sur leur responsabilité sociétale. Réflexion renforcée par les textes sur la transition énergétique. Nous devons regarder de près comment l’offre des constructeurs va se comporter avec la nouvelle réglementation Cafe. En 2025, le marché des véhicules utilisant les nouvelles énergies sera cinq fois plus important. Nous allons donc devoir gérer ces évolutions et accompagner nos clients », note-t-il.

Alors que les véhicules utilisant des énergies fossiles carbonées devraient disparaître chez les constructeurs en 2040 et que la loi LOM implique le développement de zones à faibles émissions et de nouvelles mobilités, les acteurs de la LLD s’apprêtent ainsi à devenir de fins connaisseurs des différents types de recharge, des bornes intelligentes, des crédits mobilité, etc. Le métier est en pleine évolution !

La dernière brève sur le SesamLLD

PARTAGER SUR