Loi de transition énergétique : le covoiturage renforcé

Promulguée le 18 août, la loi de transition énergétique a rassemblé nombre de sujets dans le domaine des transports et de l’automobile. Flottes Automobiles fait le point sur les mesures essentielles.

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Loi de transition énergétique : le covoiturage renforcé

Et si l’avenir de l’automobile était d’en faire un objet partagé ? C’est l’un des souhaits du projet de loi pour la transition énergétique qui propose plusieurs mesures renforçant cette pratique mais également le recours à des véhicules partagés et électrifiés.

L’article 42 du projet de loi par exemple expose que « les collectivités peuvent prévoir dans les plans locaux d’urbanisme que le nombre de places de stationnement exigé ordinairement soit réduit d’au moins 15 % en contrepartie de la mise à disposition de véhicules électriques en autopartage. » Et le ministère de l’écologie de préciser : « Il s’agit d’encourager les promoteurs immobiliers à s’associer avec des opérateurs de location de véhicules propres en libre-service ».

L’encouragement de la pratique du covoiturage au sein des entreprises est également de la partie. Et l’article 51 de la loi de préciser : « dans le périmètre d’un plan de déplacements urbains, toute entreprise regroupant au moins cent travailleurs sur un même site élabore un plan de mobilité pour améliorer la mobilité de son personnel et encourage l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage. » Les entreprises qui ne respecteront pas cette obligation « ne peuvent bénéficier du soutien technique et financier de l’Ademe », annonce le texte.

Les sociétés d’autoroutes mises à contribution

Dans cette volonté de soutenir les modes de déplacements alternatifs, le gouvernement n’entend pas se limiter aux routes urbaines. Deux mesures ont ainsi été prises afin de favoriser leur essor sur le réseau autoroutier. La première annonce qu’un tarif dans les abonnements proposés par les concessionnaires devra être mis en œuvre afin de favoriser les véhicules à très faibles émissions.

La seconde spécifie que les sociétés d’autoroutes « s’engagent dans la création ou le développement de places de covoiturages adaptées aux besoins identifiés, à l’intérieur ou à proximité immédiate du domaine public autoroutier ». Ce déploiement se fera « à leurs frais », précise le texte.

Enfin, le gouvernement s’engage, à compter de la promulgation de la loi (soit depuis le 18 août), à remettre au parlement « un rapport évaluant l’opportunité de réserver, sur les autoroutes et les routes nationales comportant deux chaussées de trois voies séparées par un terre-plein central et traversant ou menant vers une métropole, une voie aux transports en commun, aux taxis, à l’autopartage, aux véhicules à très faibles émissions et au covoiturage ».

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