L’OVE prend le pouls des parcs Européens

L’OVE prend le pouls des parcs Européens

Alors que le moral des chefs d’entreprises décroche, le marché polonais offre aujourd’hui de belles perspectives de développement.

- Magazine N°120
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C’est désormais un rendez-vous incontournable de l’univers de la Location longue durée européenne. L’étude de l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE), pour sa quatrième édition, confirme qu’elle est bien devenue « la vigie européenne du marché de la mobilité automobile professionnelle », selon les propres termes de son directeur Philippe Brendel. Autant dire que les résultats de son étude réalisée par TNS Sofres (1) auprès de 2 712 décideurs de six pays différents, parmi lesquels 1 220 chefs d’entreprises et 340 patrons de plus de 1 000 salariés, sont scrutés avec attention et doivent être pris en considération, car ils ont valeur de test grandeur nature.

Financement de véhicules : la Pologne fait la course en tête

C’est la nouveauté de l’étude 2006 de l’OVE. La Pologne est désormais le pays en Europe où les entreprises sont les plus nombreuses à financer au moins un véhicule. Le taux atteint 98 % dans les sociétés de plus de 100 salariés et 72 % dans celles de moins de 100 salariés. La Pologne est talonnée par le Portugal où 89 % des structures de plus de 100 salariés font appel au financement, l’Italie (88 %) ou l’Allemagne (84 %). La France et ses 66 % d’entreprises de plus de 100 personnes se classe quant à elle en queue de peloton au côté de la Suisse. Les perspectives du financement n’en demeurent pas moins intéressantes puisqu’à l’exception de la Pologne et de l’Allemagne (68 %), les petites structures ont faiblement recours au financement pour leur parc automobile : la proportion n’atteint en effet que 36 % en France,35 % au Portugal,38 % en Suisse ou 49 % en Italie.

Indemnités kilométriques : l’exception française

Le remboursement des indemnités kilométriques reste une pratique globalement peu utilisée en France. Elles ne sont que 20 % d’entreprises à y avoir recours, deux fois moins qu’en Suisse (41 %) ou en Pologne (51 %). En tout état de cause, lorsqu’elles l’utilisent, il s’agit pour 16 % d’entre elles d’une pratique exceptionnelle. Dans les autres pays européens, un tiers des sociétés environ utilise les IK (37 % en Italie,35 % en Allemagne ou 33 % au Portugal). Dans deux cas, en Suisse et en Italie, il s’agit d’une pratique habituelle.

Financement : tout dépend de la taille des entreprises

Plus la taille de l’entreprise est importante, plus la location est le mode de financement recherché. C’est en particulier le cas du marché français où 70 % des entreprises de plus de 100 salariés privilégient la LLD. C’est aussi vrai de l’Allemagne (50 %), de l’Italie (53 %) ou du Portugal (50 %).

A l’inverse, plus les structures sont petites, plus l’achat est courant. En Suisse ou au Portugal, près de 60 % des sociétés de 10 à 99 salariés financent leurs véhicules en propre. La proportion atteint 41 % en France et 35 % en Allemagne. Sur d’autres marchés, plus matures en matière de financement, la LOA est une pratique répandue dans les sociétés de moins de 100 personnes : il s’agit notamment de l’Italie (54 %) ou du Portugal (54 % également). Adeptes du paiement en propre, tant dans les petites sociétés qu’au sein des grandes entreprises, la Pologne et la Suisse constituent des cas à part avec plus de la moitié des financements au comptant.

Critères de choix du véhicule : le prix avant tout

Toutes les grandes entreprises européennes privilégient globalement les mêmes critères de choix lorsqu’elles recherchent un véhicule : le prix d’achat et le coût d’utilisation du modèle. La sécurité n’arrive qu’en cinquième position en France, avec 8 % des réponses. C’est un taux faible puisqu’à l’échelle européenne, la sécurité obtient 17 % des réponses au Portugal (c’est d’ailleurs le critère numéro un),20 % en Italie ou 15 % en Suisse. Il s’agit surtout d’un sujet de préoccupation dans les grandes entreprises, alors que dans les petites structures, c’est un problème plus secondaire.

Selon l’étude de l’OVE, il est possible d’isoler trois familles de pays. La France et le Portugal sont plus attachés au prix et au type de carburant. L’Allemagne, la Pologne ou la Suisse se déclarent plus attachés au prix et au coût d’utilisation du véhicule. Enfin, la sécurité et le confort sont des critères plus importants en Italie que dans les autres pays européens.

Equipements : une priorité européenne

Qu’elles soient françaises, allemandes, italiennes, suisses, portugaises ou polonaises, les entreprises ont un point en commun. Elles accordent un intérêt particulier aux équipements liés à la sécurité au volant. Les airbags latéraux raflent tous les suffrages dans plusieurs pays : en France (58 %), Allemagne (67 %), Pologne (74 %) ou Suisse (74 %). Les systèmes de contrôle de la stabilité du véhicule arrivent en tête des choix des sociétés portugaises (79 %) et italiennes (78 %), mais sont plébiscitées par seulement 48 % des dirigeants français. Quant au régulateur de vitesse, il est sélectionné par 46% des sociétés françaises et 48 % des suisses, mais par seulement 27 % des entreprises polonaises.

Prévention des risques routiers : prise de conscience

En France 67 % des entreprises affirment avoir mis en œuvre au moins une action de prévention des risques routiers en interne. Elles sont 89 % à répondre par l’affirmative dans les très grandes sociétés. Les équipements de sécurité (50 %) et la formation des conducteurs (43 %) arrivent en tête des initiatives. A l’échelle européenne,64 % des entreprises interrogées déploient au moins une action de prévention des risques routiers, signe que la prise de conscience prend de l’ampleur. C’est au Portugal (85 %) que les actions sont les plus nombreuses, en raison du taux important de sinistralité des entreprises nationales.

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