Luminess intègre la mobilité douce dans sa démarche RSE

Luminess compte 1 600 collaborateurs dont 600 en France. Dans le cadre de sa politique RSE, ce groupe mayennais a déployé des mesures de mobilité douce.
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Luminess mobilité douce

Engagé dans une démarche RSE, Luminess (anciennement Jouve) mise notamment sur la mobilité douce pour décarboner les déplacements de ses 1 600 salariés (600 en France). À l’origine une imprimerie, Luminess développe des services numériques pour digitaliser les données des entreprises. Elle propose ainsi des solutions techniques pour enregistrer des patients à destination des entreprises de santé, des clients pour la banque ou les assurances, les administrations, ou des solutions pour gérer les questions de propriété intellectuelle.

Conséquence : une empreinte carbone du fait des traitements des données et de leur stockage, même si cette pollution reste moins visible que celle de sites industriels. « Le groupe a conscience du rôle essentiel des entreprises dans la transition énergétique et environnementale de la société, précise Luminess. Un enjeu d’autant plus fort lorsque la pollution émise reste silencieuse et liée à l’activité numérique. En engageant les collaborateurs dans une démarche de sobriété énergétique, Luminess encourage également la société à agir sur ces questions primordiales. »

Luminess : des actions diverses…

Pour atteindre des objectifs de diminution de 10 à 20 % de consommation électrique entre 2021 et 2022, l’entreprise a nommé Christophe Lasseron ambassadeur à la sobriété énergétique. Elle a aussi mené depuis de nombreuses années des actions pour réduire la consommation électrique de ses data centers. Très énergivores, ceux-ci représentent près de 90 % de sa consommation énergétique. Elle a aussi diminué leur nombre en concentrant le stockage des données sur quelques centres.

En parallèle, Luminess organise des « no mail Friday ». Il s’agit de se passer des envois de courriers électroniques en fin de semaine. À la place, la société pousse ses salariés à se déplacer dans les bureaux et à téléphoner aux collègues. Une démarche qui aiderait à limiter le coût énergétique des e-mails et favoriserait les rapports humains entre collaborateurs.

Et cette initiative fonctionne plutôt bien dans la mesure elle constitue un critère pour l’intéressement des salariés. Avec près d’un mois de salaire en plus, sur, entre autres, les résultats financiers, mais aussi sur l’accidentologie et la… diminution du nombre de mails. Luminess a également abaissé le chauffage de ses locaux à 19 ° C le jour et 16 ° C la nuit. Et mis en place l’extinction automatisée des ordinateurs quand les salariés ne s’en servent pas.

… avant d’encourager la mobilité douce

Luminess, dont le siège se situe en Mayenne avec des entités à Laval, Lens, Rennes ou Paris mais aussi en Allemagne ou aux Etats-Unis, vient aussi d’ajouter un volet transport à sa démarche RSE. Son objectif : réaliser un bilan carbone des mobilités des salariés. En attendant, le groupe s’appuie sur une communauté de « vélos taffeurs », qui promeut la prise du deux-roues pour se rendre au travail.

« Ces salariés sont venus proposer de développer la mobilité douce, détaille Judith Mehl, la directrice de l’engagement, de la communication et des affaires publiques de Luminess. C’était une excellente idée que nous avons soutenue. Nous avons ainsi mis en place un système qui finance ces vélos taffeurs. Cette aide s’élève à 50 euros par an pour ceux qui roulent de 400 à 1 000 km, à 75 euros par an pour les parcours entre 1 000 et 1 500 km et à 100 euros par an pour ceux qui roulent en vélo plus de 1 500 km annuellement ».

Luminess a aussi mis à disposition des vêtements anti-pluie estampillés à sa marque. Aujourd’hui, une centaine de collaborateurs des sites de Mayenne, Paris et Rennes viennent au bureau en vélo. Ils auraient déjà économisé 5 tonnes de CO2. « Notre but est maintenant de favoriser les autres moyens de mobilité douce : marche à pied, transports en commun et covoiturage », ajoute Judith Mehl.

Covoiturage en cours

Luminess a, par ailleurs, monté un partenariat avec le promoteur de covoiturage Klaxit. Ce partenaire a noué un accord avec la communauté de communes de Mayenne et la région Pays-de-Loire pour aider financièrement les covoitureurs. Concrètement, le conducteur perçoit une aide de 0,1 euro par km et par passager véhiculé ; le passager reçoit 0,5 euro par trajet. Une quarantaine de salariés se sont engagés dans ce système en Mayenne. Une opération similaire est en cours sur le site lensois. Pour les années à venir, l’entreprise va mener une réflexion sur ses voitures de fonction qui ne sont pas électrifiées ou sur le forfait mobilités durables.