Luxe H2 : Eternelle suprématie allemande

Le haut de gamme «luxe», longtemps apanage des constructeurs allemands, voit débarquer des concurrents d’un nouveau genre – les hybrides de Lexus, en plus de Jaguar – qui pourraient venir faire un peu d’ombre, en termes d’immatriculations et d’image de marque à cette suprématie teutonne. Mais bien entendu, le diesel haut de gamme demeure une spécialité de BMW, Mercedes et Audi.

- Magazine N°129
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Dans ce segment H2, la Mercedes caracole toujours loin devant ses concurrentes avec, en 2006,1 317 immatriculations (+ 101,4 %) que l’on ne peut pas seulement attribuer au renouvellement de cette limousine luxueuse l’année dernière. Outre l’effet nouveauté, il est clair que sa gamme élargie (châssis standard et limousine, carrosserie blindée et autres dérivés proches des attentes de la clientèle haut de gamme) favorise les ventes. Sous le capot, on retrouve le V6 3. 0 l de 235 ch (15 CV) ainsi que le V8 4. 0 l de 320 ch (23 CV) qui se permet de rester sous la barre symbolique des 10 l/100 km de consommation en usage mixte…

Sa concurrente aux quatre anneaux s’accroche toujours à la seconde place en 2006 (502 immatriculations à + 10,8 %) et ne veut pas se la laisser ravir par le troisième allemand, celui de Munich. L’Audi A8, née il y a cinq ans déjà, fourbit donc ses armes avec des prix calculés à l’euro près grâce à des motorisations re-évaluées et… rentabilisées. A commencer par le 3. 0 V6 de 233 ch d’origine VW (15 CV) qui se permet un 8,5 l/100 km de consommation en usage mixte en version standard comme en version limousine. Plus notable, le 4. 2 l V8 de 326 ch a remplacé le 4. 0 V8 et réussit, lui-aussi, à demeurer sous la barre des 10 l/100 km de consommation en usage mixte (9,4l,23 CV). Mais cette respectable limousine n’a pas droit, pour cause de compartiment moteur, à l’incroyable V12 TDI de 500 ch qui va équiper le SUV Q7 ! Ce n’est peut être pas si mal ?

Une concurrence britannique et italienne

Sur la troisième marche du podium, on retrouve donc le troisième allemand, BMW avec sa Série 7, la doyenne des trois puisqu’elle est née en 2001. Si ses ventes chutent en 2006 dans l’Hexagone à – 24,4 %, ce modèle reste proche en unités immatriculées de l’Audi A8. Elle se décline, elle aussi, en version standard et limousine et a droit à deux diesels : le 3. 0 l six cylindres en ligne pour les amateurs développant 231 ch de la 730d (15 CV) et le V8 4. 4 l de 330 ch (23 CV) de la 745d.

Si ces trois vaisseaux de la route d’origine teutonne vous lassent par leur homogénéité et leur perfection, vous pourrez vous orienter vers la concurrente britannique, la Jaguar XJ, à la quatrième place du classement en 2006 (une position reprise au premier trimestre 2007 par la Maserati Quattroporte. . . ). Reliftée, cette Jaguar est aussi l’une des rares du segment à proposer du diesel. Avec sa carrosserie tout aluminium très légère, le 2. 7 V6 de 206 ch (13 CV) suffit à lui donner des ailes. Dommage tout de même que le V8 de 272 ch dont il est dérivé (monté chez Land Rover) ne soit pas glissé sous le capot !

Toujours en 2006, les 5e et 6e positions des ventes en France sont occupées par la Maserati Quattroporte (lire également ci-contre) et la Lexus LS lesquelles, jusqu’à nouvel ordre et c’est mieux ainsi, ne sont pas atteintes par la dieselisation généralisée. Il en va de même pour la Honda Legend, en 7e place et la Cadillac STS (vraie américaine non diésélisée…). Au passage, la Volkswagen Phaeton a disparu du classement des 12 premières immatriculations pour le 1er trimestre 2007 et n’a été diffusée qu’à 48 exemplaires en 2006, soit une chute de 52 % par rapport à 2005. Mentionnons pour mémoire que son moteur 3. 0 V6 TDI de 225 ch (15 CV) est complété par le 5. 0 V10 TDI de 313 ch (23 CV) qui peut aussi équiper la version limousine.

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