Marché automobile mars 2022 : les VP neufs et d’occasion toujours en baisse

Selon AAA Data, spécialiste des données automobiles, le marché des véhicules particuliers neufs, affecté durablement par les crises successives, tout comme celui de l’occasion, a continué de perdre du terrain en mars 2022.
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marché automobile mars 2022
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En mars 2022, le marché automobile reste touché durablement par les crises successives selon les chiffres d’AAA Data. Après la crise sanitaire et la pénurie de semi-conducteurs, la guerre en Ukraine affecte en effet la production et entraîne la hausse significative des prix des carburants.

Moins d’immatriculations enregistrées

Le marché des véhicules particuliers (VP) neufs poursuit ainsi sa chute. Selon AAA Data, les ventes de véhicules neufs ont enregistré en mars 2022 un recul de 19,5 % par rapport à mars 2021. Il s’agit ainsi de la dixième baisse mensuelle consécutive depuis juin 2021. AAA Data comptabilise ainsi 147 079 immatriculations de voitures neuves en mars 2022, contre 182 774 à la même période, il y a un an. Et 225 818 en mars 2019, avant la crise sanitaire. Mars 2020 marquait en effet le début de l’effondrement du marché, soit une baisse de 72 %. En cause, le premier confinement et la fermeture des points de vente automobiles.

Avec 365 361 voitures neuves enregistrées depuis début 2022, la baisse atteint 17,3 % par rapport au premier trimestre de 2021 et 34 % comparé à celui de l’année 2019. AAA Data constate aussi une baisse généralisée au niveau des régions. Une baisse généralisée qui concerne plus particulièrement les Hauts-de-France, territoire traditionnel d’immatriculations des loueurs (- 32 %), et la Normandie (- 26 %). Seule la Corse enregistre un quasi-doublement des ventes de voitures neuves en mars 2022.

L’occasion, comme le neuf

Même constat pour la vente de véhicules d’occasion. Après trois années de progression et un record en 2021, le marché des voitures d’occasion accélère son recul pour retrouver ses niveaux de 2019. Il a ainsi glissé de 14,3 % en mars 2022, avec 506 222 transactions, soit un niveau proche de celui de mars 2019. Un recul qui concerne plus particulièrement les modèles récents de moins de cinq ans (- 19,4 %) et les modèles prochainement exclus des zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-m) dans les grandes agglomérations. Dans le détail, les Crit’Air 5 ont enregistré une baisse de 25,9 % ; ce recul atteint – 22,9 % pour les Crit’Air 4. La seule catégorie en progression est celle des électriques (Crit’Air 0) avec un bond de 109,6 %, mais ces modèles ne représentent encore que moins de 2 % des transactions.

L’hybride en fort recul

De son côté l’hybride a enregistré pour la première fois depuis mars 2020 un net recul de 9 %. Il s’agit en particulier des hybrides rechargeables (PHEV) et des microhybrides. Les carburants alternatifs (GPL, bioéthanol) ont poursuivi leur progression, soit un bond de 152 % en mars 2022. Mais ils n’ont représenté que 6 % des immatriculations, essentiellement chez Dacia (GPL) et Ford (bioéthanol).

L’électrique en passe de doubler le diesel

Certaines marques ont su néanmoins tirer leur épingle du jeu en misant sur la motorisation électrique. Fiat a ainsi immatriculé 48 % de voitures électriques en mars 2022. Tout comme Kia (26 %), Mini (22 %) Hyundai (21 %) et Dacia (17 %). Globalement, l’électrique a progressé de 27 % parmi les constructeurs. Et il a atteint, en mars dernier, une part de marché de 13 %. Soit presque autant que le diesel, en recul de 50 % et à un niveau historiquement bas de 14 %.