Marché européen des IRVE : 74 % des acteurs seraient des « généralistes »

Selon une étude d’EY-Parthenon, la majorité des acteurs des IRVE actifs en Europe opèrent dans différents segments de la chaîne de valeur et seraient donc plutôt des « généralistes ».
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Marché européen IRVE

Le cabinet de conseil EY-Parthenon a analysé 140 entreprises actives sur le marché européen des IRVE. Ses résultats suggèrent que 74 % de ces acteurs ne sont pas spécialisés dans ces infrastructures de recharge de véhicules électriques. Il s’agirait alors plutôt de « généralistes ». Ils opèrent ainsi dans plus de deux segments de la chaîne de valeur, ou s’adressent à un large éventail de segments de clientèle. Alors que les acteurs dits « spécialisés » se limitent à moins de deux segments de la chaîne de valeur, ou bien à deux segments de clientèle, ou moins. Précisons que l’étude s’est concentrée sur les acteurs implantés dans six pays : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni.

« Les acteurs du marché ont tendance à se positionner comme des « généralistes verticaux », couvrant plus d’un segment de clientèle ou de produit, détaille le rapport d’EY-Parthenon. Seul un quart des acteurs analysés sont des « spécialistes verticaux », comme Ionity, etc. » Et les « spécialisés » tendraient à se « généraliser ». Comme le note EY-Parthenon : ces entreprises « étendent leur présence à l’ensemble de la chaîne de valeur avec des services connexes ». « Par exemple, ABB, Elmtronics, etc. proposent désormais des services d’installation et des logiciels CPO [« charge point operator », opérateur de borne de recharge, NDLR] », argumente la société de conseil.

Les « généralistes » plus concurrentiels sur le marché des IRVE

EY-Parthenon a également évalué le positionnement concurrentiel des acteurs des IRVE, en comparant les « généralistes » aux « spécialisés ». Les « généralistes » seraient « mieux placés sur le plan concurrentiel », du fait de leur « portée commerciale ». Leurs « activités à grande échelle » (pour 73 % d’entre elles) favoriseraient aussi l’intégration « rapide » de leurs technologies et « une meilleure couverture du marché ».

Qu’en est-il alors des clients ? EY-Pathenon estime que 93 % des prestataires sont actifs dans le segment « non résidentiel ». Ce dernier représenterait actuellement 43 % de la consommation d’électricité. Et il pourrait atteindre les 63 % en 2035, d’après le cabinet de conseil. Le rapport donne quelques projections sur le marché des IRVE. En prévoyant à long terme 10 à 15 fabricants clés opérant en Europe. Mais avec un paysage plus fragmenté pour les CPO, bénéficiant moins de l’échelle des opérations. « Nous pensons que seuls quelques eMSP « purs » [fournisseurs de services de mobilité, NDLR] survivront », conclut EY-Parthenon.