Des masques jetables transformés en composants pour l’automobile

Les entreprises Lyreco et Cosmolys ont développé une filière de valorisation des masques à usage unique en billes de plastique destinées à l’industrie automobile française.
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Les entreprises Lyreco et Cosmolys ont développé une filière de valorisation des masques jetables en billes de plastique destinées à l’industrie automobile française.
Source : Lyreco

Que faire des masques à usage unique utilisés pour lutter contre l’épidémie de covid-19 ? « À l’échelle française, une consommation de deux masques jetables par personnes et par jour représenterait environ 400 t de déchets plastiques produits quotidiennement », avertit l’association Zero Waste France. De nombreuses entreprises se sont donc mises à les « décycler », c’est-à-dire à récupérer leur matériau pour fabriquer d’autres objets en plastique, plus ou moins utiles. Or, l’industrie automobile a recours à de nombreux composants plastiques.

Lyreco, spécialiste de la distribution de produits et services pour l’environnement de travail, et Cosmolys, spécialiste de la gestion de déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI), ont ainsi développé une filière de collecte et de revalorisation des masques jetables à destination de l’industrie automobile française.

Du masque jetable à la bille plastique

En pratique, des conteneurs en cartons remplis de masque sont récupérés lors de tournées de livraisons quotidiennes de Lyreco, selon le principe de la logistique inversée (« reverse logistic »). Ensuite, « les flux des masques usagés sont massifiés dans les 41 plateformes régionales puis dans les deux centres de distribution de Lyreco en Mayenne et en Saône-et-Loire, explique le fournituriste. Lorsque les volumes sont assez importants pour charger un camion, ils sont transportés chez Cosmolys qui s’occupe alors du traitement de ces déchets. »

Dans son centre de tri d’Avelin, près de Lille, l’entreprise désinfecte les masques par micro-ondes, puis sépare le textile en polypropylène des barrettes nasales métalliques et des fils élastiques. Ce polypropylène est finalement « broyé et régénéré pour produire des granulés qui peuvent alors être utilisés comme matière première secondaire à la fabrication de composants plastiques dans l’industrie automobile française », conclut Cosmolys.

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