Mercedes C 200 CDI BlueEfficiency : une Classe C plus écolo

Cette version de la Mercedes Classe C 200 CDI autorise une TVS de 690 €, contre 1 600 € pour la version «standard». Non négligeable malgré la mollesse des accélérations ou des reprises…

- Magazine N°142
686
Mercedes BlueEfficiency

La récente Mercedes Classe C était jusque là handicapée, en turbodiesel, par ses niveaux d’émissions de CO2 supérieurs à 140 g/ km. Qu’à ne cela tienne, les motoristes de Stuttgart ont remis sur le banc d’essais le 2. 2 CDI afin qu’il se conforme plus aux différentes incitations fiscales européennes pour les entreprises, dont la France bien sûr. Partant du 2 148 cm3 de 136 ch et 370 Nm qui consomme 5,7 l/100 km et émet 156 g/km de CO2, ils sont parvenus à 5,1 l/100 km pour 133 g en finition Classic et 138 g en Elegance et Avantgarde. Soit, 910 € économisés en TVS.

Les modifications n’ont pas seulement porté sur le fonctionnement du moteur mais aussi sur l’allégement du poids de la voiture d’environ 19 kg. On apprend alors que le nouveau pare-brise et son film plastique insonorisant est plus léger d’environ 1,2 kg par rapport au modèle standard, ce n’est pas rien. L’insonorisant du tablier avant est aussi plus léger de 20 %, sans augmentation du niveau sonore. Les jantes subissent aussi la cure de poids avec 7 kg de moins que les jantes classiques et sont carénées pour une meilleure aérodynamique. Avec ses jantes de 16 pouces et des dimensions moins larges (195/60 ou 205/55), cette C 200 CDI gagne encore en souplesse et en confort sans vraiment perdre en efficacité dynamique par rapport à la C 200 CDI «classique». Evidemment, il ne faut pas trop demander à cette paisible berline des chronos ou une agilité de C 63 AMG dont les réglages des liaisons au sol n’ont plus grand chose à voir. C’est l’un des deux handicaps de cette version : lourdeur de la direction assistée non paramétrique (avec un pilotage d’économiseur d’énergie) qui oblige à petite vitesse et en usage urbain à recourir à l’huile de coude pour manœuvrer.

A la recherche du moindre g/km

Le deuxième handicap vient de l’allongement excessif du sixième rapport de la boîte manuelle qui en revient au fameux «overdrive » des années 70. C’est sûr, sur autoroute, la consommation est très basse. Mais il faudra rétrograder en 5e pour dépasser : un comble aujourd’hui ! Il faut y ajouter le rapport final de transmission de l’essieu arrière plus long qui ne favorise pas non plus les performances. Au moins, l’incitation à une conduite sportive est absente, ce qui pourra séduire tout gestionnaire de parc avisé… Dans la liste des modifications, il faut aussi noter des nouveaux pneus à faible résistance au roulement et toile métallique plus résistante. Pour l’aérodynamique, ajoutons un soubassement de la caisse entièrement caréné, une assiette plus basse, des rétroviseurs plus fins, une calandre de radiateur occultée en partie et des joints de phares colmatés. Citons enfin le fameux indicateur incitatif de changement de rapport qui permet de mieux tirer parti de la plage moteur.

Au total, lors de notre essai de plusieurs centaines de kilomètres, le résultat est probant pour la baisse de consommation avec 4,9 l/ 100 km sur routes et autoroutes et 5,7 l/100 km en ville uniquement.commercialisée au même prix que la version « grand public » (soit 32 250 € en Classic et 34 250 € en Elegance ou Avantgarde), il n’y a pas de raison de se priver des avantages fiscaux et de coûts d’usage de cette version BlueEfficiency. Précisons tout de même que BMW avec sa 318d obtient encore de meilleurs résultats (4,7 l et 123 g) pour une puissance de 143 ch.

Notre avis

Bien

Consommation réelle basse

Confort et rigueur de comportement

Qualité de fabrication.

A revoir

Inertie en reprise et accélération

Direction assistée lourde

Boîte exagérément longue.

PARTAGER SUR