Mitsubishi cible le marché des flottes

À l’occasion d’une conférence de presse, Mitsubishi Motors France a fait le point sur sa stratégie dans l’Hexagone. Avec l’objectif de réaliser 3 000 ventes auprès des flottes en 2018.

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Mitsubishi flottes
Mitsubishi Outlander PHEV

Alors que Mitsubishi a rejoint l’Alliance Renault-Nissan le 20 octobre 2016, suite à l’entrée au capital de Nissan à hauteur de 34 %, 2018 sera une période charnière pour le constructeur japonais. Ce dernier a annoncé un objectif de 200 000 immatriculations en Europe à l’horizon 2020, soit 35 000 unités supplémentaires par rapport à son bilan 2017 (165 000 unités).

La France, avec 0,25 % de part de marché et 4 500 VP et VU mis à la route en 2017, sera l’un des terrains de progression. La marque souhaite y obtenir 1 % de part de marché d’ici fin 2020, soit 20 000 véhicules vendus par an. C’est pourquoi le constructeur s’est fixé un objectif de 7 000 mises à la route en 2018. Mais le constructeur veut doubler les volumes et parvenir à 9 000 ventes.

Devenir le spécialiste du SUV électrifié

Mitsubishi va donc devoir se réinventer : « La marque telle qu’elle existait n’existera plus vraiment. Nous allons découvrir quasiment une nouvelle marque, ainsi qu’une autre manière de voir et de commercer Mitsubishi », a expliqué Patrick Gourvennec, son président pour la France. Le fabricant de 4×4 et SUV veut aujourd’hui recentrer son cœur de métier sur le SUV électrique. « Malgré les contraintes liées au CO2, nous allons continuer grâce à la technologie PHEV à rester ce que nous sommes, et ne pas partir sur un chemin qui pourrait dévoyer la marque », a confié Patrick Gourvennec.

30 % de ventes sur le marché entreprises

Afin d’atteindre ses objectifs, Mitsubishi mise notamment sur l’amélioration de ses performances auprès des entreprises, tant avec les offres de financement que les ventes sociétés, LLD et LCD. « L’objectif est d’atteindre 30 % de ventes aux entreprises sur 9 000 voitures, a annoncé Patrick Gourvennec. Il y aura un département flottes entreprises à part entière. Et le L200 est déjà un produit à typologie professionnelle. »

Pour convaincre, Patrick Gourvennec compte sur une stratégie de prix, couplée à l’amélioration des modèles existants et à la sortie de l’Eclipse Cross (voir la brève). Sans compter le futur Outlander PHEV qui pourrait être développée sur une plate-forme commune à l’Alliance (voir le dernier essai).

Digitaliser et à développer le réseau de distribution

Mitsubishi parie également sur la refonte de son système CRM et la digitalisation des ventes, avec la nomination de Patrick Deschamps à la direction du développement réseau le 2 janvier dernier. Le constructeur prévoit aussi de développer son réseau de distribution, en passant de 120 à 145 points de ventes.

En revanche, aucune stratégie n’est prévue pour le moment avec les autres membres de l’Alliance. « Notre stratégie est de confier la distribution à des groupes locaux et des marques spécialistes », a indiqué Patrick Gourvennec. Qui attend que ses investisseurs se positionnent avant fin mars et passent commande. Pour les pros, les ventes seront confiées à la fois à une structure nationale et aux distributeurs locaux.