Mobilisation sur la sécurité

Sensibilisation, charte d’engagement pour un bon usage du véhicule, formations pour les multi-accidentés : la mobilisation est tous azimuts chez les loueurs pour réduire la sinistralité de leurs propres véhicules.

- Magazine N°121
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Le risque routier s’inscrit dans la politique de développement durable d’Arval, rappelle Myriam Garin, responsable du développement durable chez le loueur. En septembre, la journée du développement durable sera consacrée en interne aux questions d’écoconduite, de mobilité durable, alors qu’un projet est en cours sur l’impact environnemental et social des parcs automobiles.

En matière de sécurité routière, l’objectif d’Arval sur la période 2003-2005 était une réduction de 30 % du taux de sinistralité des véhicules des collaborateurs. « Nous avons fait mieux avec – 38 % à fin 2005 », constate Frédéric Martino, en charge de la prévention des risques routiers. Une tendance qui se confirme sur les premiers mois de 2006 et qui a conduit la direction à envisager une baisse supplémentaire de 10 % cette année. En 2003, la majorité des sinistres portait sur des collisions avant, lors de manœuvres ou de stationnement. Tous les types de sinistres ont régressé dans les mêmes proportions. Et ce, grâce à une panoplie variée d’actions.

Un baromètre trimestriel de la sinistralité du parc a par exemple été instauré, avec une analyse typologique des accidents. Selon les résultats dégagés, des interventions ont lieu dans les agences commerciales, avec un rappel approfondi des grands principes d’une conduite en toute sécurité.frédéric Martino a auusi fait porter les efforts sur la sensibilisation des populations les plus sujettes à des accidents. En cas de multi-incidents, une demi-journée de formation est obligatoire pour le conducteur concerné. La sélection des candidats (une dizaine en six mois) relève de la responsabilité de Frédéric Martino.

« Les situations sont multiples, mais je préfère envoyer en formation quelqu’un qui a perdu le contrôle de son véhicule plutôt qu’un collaborateur qui a connu 3 accidents de stationnement ». Il n’y a en revanche pas de pénalités financières, le volet coercitif devant intervenir en dernier ressort, insiste-til. Enfin, une newsletter mensuelle sur le thème de la sécurité a été créée. La hiérarchie est largement impliquée dans les procédures, puisque chaque accident donne lieu à la rédaction d’une fiche d’analyse par le conducteur et son supérieur direct. Enfin, un certain nombre de règles sont édictées. « Depuis deux ans, tout ce qui est téléphone est strictement interdit, y compris avec les oreillettes », insiste Frédéric Martino. L’utilisation des transports en commun est aussi recommandée sur certains trajets.

Chez GE Fleet Services, l’aspect sécurité s’est traduit au cours des cinq dernières années par un niveau élevé d’options sur le véhicule (ABS, climatisation, plus récemment régulateurs et limiteurs de vitesse). Le loueur se félicite de n’avoir enregistré aucun dommage corporel sur cette période et revendique un recul de 20 % depuis le début de l’année des sinistres matériels. Dans le cadre du plan de prévention mis en place en 2003, des stages de conduite ont été dispensés à la totalité des commerciaux, l’usage du téléphone (y compris avec le kit de sécurité) a été prohibé et un tableau de bord mensuel des accidents établi. Des règles ont enfin été établies sur l’usage de l’alcool en interne. Outre la fourniture d’éthylotests, il est prévu la prise en charge des frais de taxis au moment des fêtes de fin d’année. Par ailleurs, les pots sont autorisés dans les agences sous la responsabilité des directeurs, avec mise à disposition d’éthylotests.

Conscient que le taux de sinistralité de sa flotte (80 à 90 véhicules) avait beaucoup augmenté ces derniers temps, Parcours a décidé d’agir avec rapidité. « Nous n’avons pas pris de mesures pénalisantes, mais nous ne pouvions continuer à encaisser une hausse de 20 % de notre prime d’assurance sur 2 ans », souligne Jérôme Martin. « Nous avons donc prévenu l’ensemble du personnel qu’en cas d’accident responsable, la franchise de 750 euros serait intégralement retenue sur le salaire du collaborateur. Ceci dès le premier accident. C’est assez dissuasif et nous enregistrons de moins en moins de sinistres avec responsabilité intégrale. »

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