La mobilité connectée transforme les déplacements urbains

D’après l’Observatoire sur la mobilité mondiale du BIPE, 75 % des citadins utilisent des applications sur smartphone pour organiser leurs déplacements.

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Mobilité connectée

Plus que l’économie ou l’écologie, c’est peut-être la technologie qui mettra fin à la voiture, ou en tout cas aux usages que nous lui connaissons. Déjà, dans les grandes villes, les services de mobilité connectée ont bouleversé les modes de déplacement.

Selon une enquête réalisée par l’Observatoire sur la mobilité mondiale du BIPE et Kantar TNS auprès de 24 000 citadins, trois personnes sur quatre ont désormais recours à des applications sur smartphone pour organiser leurs déplacements. Et ce phénomène s’étend à l’échelle mondiale, puisque l’étude couvre 30 villes dans 18 pays.

Les applications au service des mobilités alternatives

Ces applications contribuent à optimiser les trajets, via l’aide à la navigation (réduction des coûts, évitement des encombrements). Mais surtout, elles facilitent et sécurisent le paiement « à la course », favorisant le développement de services de mobilité alternative comme le covoiturage, et démocratisant la commande de taxi.

En conséquence, l’usage traditionnel de la voiture régresse : 27 % des sondés affirment conduire moins qu’ils ne le faisaient il y a six mois. Ce chiffre grimpe dans les métropoles : 29 % à Shanghai, 34 % à Paris, 37 % à Sao Paulo, voire 43 % à Mumbai. 22 % des citadins ont même troqué la voiture contre des services de mobilité partagée comme mode de transport principal. De plus, 13 % ont maintenant régulièrement recours au co-voiturage.

Mobilité connectée BIPE Kantar TNS
Source : Observatoire sur la mobilité mondiale du BIPE / Kantar TNS

Posséder un véhicule est devenu une contrainte

Aujourd’hui, la possession d’une voiture ne fait plus rêver les citadins. Parmi les sondés ne possédant pas de véhicule, un sur trois considère que le véhicule représente une dépense et une contrainte, en particulier à cause des embouteillages. C’est même la raison principale de ne pas détenir un véhicule pour 22 % d’entre eux. Et la tendance devrait s’accentuer : l’étude a montré que plus de la moitié des représentants de la génération Y (personnes nées entre 1980 et 1999) utilisent Uber ou Gett au minimum une fois par mois.

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