Mobilité hydrogène : 10 nouveaux projets soutenus par l’Ademe

L’Ademe vient de publier la liste de 10 nouveaux lauréats de l’appel à projets « Écosystèmes de mobilité hydrogène » lancé en octobre 2018. Au total, 20 projets sont subventionnés dans ce cadre à hauteur de 80 millions d’euros.

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Renault hydrogene

« L’ensemble de ces projets permettra de déployer plus de 43 stations-service hydrogène (pour un objectif de 100 en 2023) et 158 poids lourds (pour un objectif de 200 à 2023) », précise l’Ademe.

Dans le cadre du projet Dijon Métropole Smart Energhy (DMSE 2), la métropole de Dijon va renouveler une partie de sa flotte de bennes à ordures ménagères (BOM) avec des véhicules électriques à pile à combustibles hydrogène. De plus, deux stations seront déployées pour alimenter à termes 27 bus et la communauté de communes de Pouilly-en-Auxois et de Bligny-sur-Ouche acquérera également une BOM hydrogène. Dans le Sud-Est de la France, le projet Hyammed testera des camions électrique hydrogène en conditions réelles d’exploitation pour l’acheminement longue distance de marchandises avec les Transports Chabas et Jacky Perrenot, le tout à partir d’hydrogène « bas carbone » produit sur la zone portuaire de Marseille-Fos.

Dans l’Indre, pour le projet Hyber, 6 bus hydrogène seront acquis par Châteauroux Métropole, ainsi qu’une centaine de VP et VUL par des opérateurs privés, pour des déplacements supérieurs à 200 km par jour. L’hydrogène sera produit par un électrolyseur situé au dépôt de bus et qui sera rattaché contractuellement à un futur parc photovoltaïque local.

Du côté de la Vendée, le projet H2ouest utilisera le parc éolien de Bouin pour produire de l’hydrogène et alimenter des stations à La-Roche-sur-Yon, Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et au Mans. « Ces équipements alimenteront des bus, dont 10 unités au sein du réseau Manseau, des bennes à ordures ménagères et des poids lourd, dont un tracteur 44 tonnes adapté par l’entreprise locale Brouzils Auto », signale l’Ademe. L’organisme soutiendra aussi le projet H2 SMTAG du syndicat mixte des transports Artois-Gohelle qui vise à étendre sa ligne de bus hydrogène à haut niveau de service – inaugurée mi-2019 –, avec l’acquisition de 6 à 9 unités supplémentaires. L’entreprise Corse Corstyrène bénéficiera également d’une subvention pour l’installation d’un électrolyseur connecté à des panneaux photovoltaïques sur son site. L’hydrogène produit alimentera sa flotte de chariots de manutention et peut-être des véhicules légers destinés aux commerciaux.

Autre projet : Montpellier Horizon Hydrogène (MH2) vise à déployer deux lignes de bus hydrogène en zone urbaine au sein de la métropole de Montpellier. 21 véhicules seront alimentés par de l’hydrogène produit localement par électrolyse, potentiellement à partir d’électricité issue d’une installation photovoltaïque et d’un bassin de rétention.

En parallèle, dans le cadre du projet Perle, le syndicat de traitement Semardel installera d’ici fin 2021 une station de production et de distribution multi-énergies, alimentée partiellement par des ombrières photovoltaïques installées sur site pour la production d’hydrogène. Celle-ci alimentera 3 BOM, 3 polybennes, 3 semi-remorques et à court terme 3 bus. En région Rhône-Alpes, dans la lignée des projets Hyway et Zero Emission Valley, le syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise (SYTRAL) prévoit d’acquérir deux bus hydrogène qui s’alimenteront au Quai des énergies à Lyon. « L’expérimentation a pour but de valider la technologie en vue d’un renouvellement de la flotte de bus articulés à horizon 2025, dont le choix du carburant est en discussion », indique l’Ademe.

Enfin, le projet « 2020 Hype 600 » vise à agrandir la flotte 100 % hydrogène des taxis parisiens Hype avec le déploiement de 500 véhicules supplémentaires d’ici 2020, soit un total de 600 véhicules en service, accompagné de l’installation de trois nouvelles stations d’avitaillement.

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