Mobilité : quelles sont les villes françaises les plus en avance ?

Le think tank Les Clés de la mobilité et le loueur Athlon ont publié les résultats d’une étude portant sur la mobilité dans les 75 communes françaises de plus de 85 000 habitants. Bilan : Lyon, Paris et Rouen sont les villes les plus attractives en termes de mobilité en 2019.

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© Ademe

D’après les résultats de l’étude, Lyon serait en effet la ville française « qui a accompli le plus d’efforts pour mettre à disposition de ses habitants et entreprises une offre multiple, diversifiée et accessible de transports, de solutions de mobilité, avec des objectifs environnementaux clairement affirmés. »

Paris se distingue ensuite par la multiplicité des expérimentations qui y sont menées, tant du côté des services d’autopartage et de flee-floating que de la mobilité électrique et hybride. Enfin, Rouen teste la mobilité hydrogène et le partage de véhicules autonomes.

Des modes de transport à diversifier

Reste que les agglomérations françaises ont encore des marges de progrès en termes de mobilité. Seules 42 % des villes du panel envisagent de mettre en place un nouveau mode de transport dans les années à venir, du tramway aux trottinettes en libre-service en passant par l’autopartage, le covoiturage ou le bus à haut niveau de service.

Certaines s’intéressent de près au véhicule autonome : Reims, Lyon et Brest veulent déployer des navettes autonomes, et Angers et Rouen des véhicules autonomes en libre-service. « Le véhicule autonome a été testé dans plus d’une ville sur deux, sans limitation de taille ou de zone géographique », précise l’étude. À noter également que Nantes, Marseille, Rueil-Malmaison et Dijon envisagent la mise en place de routes solaires.

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Émissions de CO: 30 % des villes sans objectif de réduction

Concernant le verdissement de leurs moyens de transport, 30 % des villes du panel ne se sont pas fixé d’objectifs chiffrés de réduction des émissions de CO2. 52 % d’entre elles a toutefois adopté le système Crit’Air pour restreindre la circulation lors des pics de pollution. Cependant, « 62 % des villes du classement font circuler encore plus de 80 % de leurs bus en diesel ou essence, tandis que six d’entre elles ont réussi à se passer de ces motorisations – Dunkerque, Tourcoing, Metz, Lille, Nancy et Roubaix », remarque l’étude.

Peu de subventions pour l’électrique

Du côté de la mobilité électrique, 38 % des villes étudiées disposent de moins de 15 bornes de recharge, mais 86 % prévoient d’en installer de nouvelles. En revanche, « seules quatre villes du panel subventionnent l’installation de bornes à domicile : Reims, Tourcoing, Saint-Étienne et Paris », note Les Clés de la mobilité. Six villes proposent également des infrastructures de recharge hydrogène à leurs habitants : Caen, Rouen, Paris, Clermont-Ferrand, Nantes et Lyon.

En parallèle, une ville sur deux subventionne actuellement l’achat d’un véhicule électrique, mais ces derniers sont principalement des VAE : « seules Paris, Marseille et Grenoble subventionnent l’achat d’une voiture électrique, précise le think tank, et l’aide à Grenoble se limite aux entreprises à raison d’un véhicule utilitaire léger ou poids lourd par société. »

Un accompagnement des entreprises à améliorer

Enfin, le think tank estime que les entreprises sont souvent oubliées dans les politiques des transports : « Une ville classée sur trois ne propose aucune solution de conseil ni d’accompagnement aux entreprises basées sur leur territoire et dont les salariés se déplacent chaque jour vers leur territoire communal », indique-t-il. Parmi les bonnes pratiques relevées grâce à l’étude, Lyon anime des plans de déplacement inter-entreprises (PDIE) dans 17 zones d’activités avec l’organisation de covoiturage ou encore la mutualisation des données ; tandis que Roubaix réunit les entreprises de son territoire quatre fois par an pour des retours d’expériences et des expressions de besoins.