Mondial de Paris 2010 : une édition très électrique !

Mondial de Paris 2010 : une édition très électrique !

Le cru 2010 du Mondial a été celui de la sortie de crise avec, dans les stands et les allées, une ambiance bien plus à la fête qu’il y a deux ans. Côté design, les constructeurs ont fait preuve de créativité, avec des concept-cars incarnant une vision très positive de l’avenir. Un avenir également électrique, mais sans renoncer au plaisir, à la performance et à l’innovation.

- Magazine N°163
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Mondial de Paris 2010 : une édition très électrique !

Loin du concept-car dévoilé il y a un an à Francfort, la Renault Zoé Preview porte in extremis la patte du nouveau patron du style Renault, Laurens van den Acker : lignes plus acérées, équilibre général plus dynamique, face avant plus marquée de l’identité de la marque au losange. Avec ses 4,07 m de longueur, cette future citadine 100 % électrique est prévue pour juin 2012.

160 km d’autonomie prévus pour la Zoé Preview

Pour l’heure, la Zoé reprend le moteur électrique du Kangoo ZE et de la Fluence ZE en cours de commercialisation, dans une puissance ramenée à 80 ch, avec une autonomie théorique de 160 km. La vitesse est toujours limitée à 135 km/h et la recharge de la batterie est possible en 6 à 8 heures sur une prise standard, en dix minutes sur une borne de recharge rapide (50 km d’autonomie) ou par échange du pack de batteries en trois minutes grâce au système Quickdrop en station (projet en développement en Israël et au Danemark).

En tout état de cause, la Zoé Preview marque aussi le renouveau du style du losange, aux côtés de la DeZir, avec un changement de cap stylistique très clair. Et le prix probable de cette 100 % électrique, équivalent à une Clio diesel (15 000 euros HT, hors location des batteries à environ 100 euros par mois) inscrit bien la stratégie volontariste de Renault.

RENAULT ZOÉ PREVIEW Avec ses 4,07 m de longueur, la Zoé Preview, future citadine 100 % électrique, est prévue pour juin 2012. Pour l’heure, elle reprend le moteur électrique du Kangoo ZE et de la Fluence ZE, dans une puissance ramenée à 80 ch.

RENAULT ZOÉ PREVIEW Avec ses 4,07 m de longueur, la Zoé Preview, future citadine 100 % électrique, est prévue pour juin 2012. Pour l’heure, elle reprend le moteur électrique du Kangoo ZE et de la Fluence ZE, dans une puissance ramenée à 80 ch.

Nissan Townpod, un labospace original de mobilité

De son côté, le partenaire de Renault explore toujours de nouveaux territoires automobiles. Après le Qashqai et le Juke, Nissan s’aventure avec le Townpod dans l’utilitaire branché, version décalée, chic, urbaine et « trendy ». Tout d’abord, son design tranche avec le reste des concept-cars du Mondial. L’idée d’un habitacle aussi modulable et accessible par des portes à ouverture dans les trois directions déroute un peu à défaut de convaincre. Enfin, parce qu’y glisser la chaîne de traction 100 % électrique de la Leaf ne peut que ravir les futurs cadres commerciaux ou VRP branchés… mais qui seront toujours limités dans leurs déplacements avec une autonomie d’environ 100 km en ville. La philosophie du constructeur japonais tient dans son communiqué de presse : « Un nouveau type d’entrepreneurs émerge : se lançant seuls dans l’aventure professionnelle, depuis leur domicile ou dans un modeste bureau, ces auto-entrepreneurs n’ont ni horaires fixes ni emploi du temps strict. La frontière entre leur activité professionnelle et leur vie sociale est floue, voire inexistante, et leurs moyens de transport individuel doivent par conséquent eux aussi couvrir de multiples facettes. Ce Townpod bouscule donc les genres. Il conjugue le confort et le style d’une voiture particulière avec la polyvalence d’un utilitaire léger. »

Électrique et microturbines à gaz pour Jaguar

Si Opel pense avoir résolu l’angoisse de la panne sèche d’électricité avec son Ampera, berline 100 % électrique sur 60 km relayée par un générateur embarqué pour recharger les batteries, et si Mercedes produit instantanément cette électricité à l’aide d’une pile à combustible alimentée par hydrogène dans sa Classe B Fuel-Cell, Jaguar explore encore une autre piste de la motricité électrique avec sa CX-75, concept-car célébrant par ailleurs les 75 ans de la marque au félin.

Non content d’être un magnifique coupé sportif dans la tradition du jaguar, avec une belle référence à la XJ13 Le Mans de 1966, prototype parmi les plus beaux de la marque, ce CX-75 fait dans l’originalité futuriste : ses quatre moteurs électriques (un dans chaque roue de 145 kW, soit 197 ch, pour un total de 788 ch !) sont alimentés par deux microturbines à gaz de 70 kW (95 ch), chacune servant de générateur d’électricité pour les batteries. Plus de panne sèche, à condition de faire le plein de gaz (issu du pétrole, c’est le problème) : fausse bonne idée ? Jaguar annonce 110km d’autonomie en mode ZEV (zéro émission) et 900 km en rechargeant avec les turbines, moyennant 28 g/km de CO2. C’est très bien. Surtout en rapport avec les performances : 3,4 s de 0 à 100 km/h, vitesse maxi de 330 km/h, etc. Pour l’heure, nous n’avons pas encore vu fonctionner ces deux petites fusées tournant à près de 100 000 tr/mn !

Toujours dans le domaine électrique, Audi ménage le suspens avec son label « e-Tron » puisque ce coupé sportif électrique de 204 ch est maintenant présenté sous une carrosserie de Spyder décapotable. Mais avec une différence de taille par rapport au concept-car dévoilé à Detroit en début d’année : il s’agit d’un hybride diesel-électrique, sûrement plus proche de la réalité. Le 3.0 V6 TDI de 300 ch est secondé par deux moteurs électriques sur l’essieu avant, avec au total 64 kW (85 ch) et des émissions de CO2 abaissées à 59 g/km, un beau record.

JAGUAR CX-75 Ce magnifique coupé sportif fait dans l’originalité futuriste : ses quatre moteurs électriques sont alimentés par deux microturbines à gaz de 70 kW (95 ch), chacune servant de générateur d’électricité pour les batteries.

JAGUAR CX-75 Ce magnifique coupé sportif fait dans l’originalité futuriste : ses quatre moteurs électriques sont alimentés par deux microturbines à gaz de 70 kW (95 ch), chacune servant de générateur d’électricité pour les batteries

Audi e-Tron Spyder hybride : les anneaux décoiffent

À condition de passer en mode « ZEV » (zéro émission) qui limite la vitesse maxi à 60 km/h et autorise une autonomie de 60 km, en fonctionnant uniquement en électrique. En mode « sport », on retrouve les performances dignes des quatre anneaux : 0 à 100 km/h en 4,4 s et une vitesse de 250 km/h. Et preuve que ce prototype n’est pas loin de sa commercialisation, Audi précise que ces données techniques ne sont valables que pour l’Allemagne. Le prix est inconnu à ce jour !

Restons chez Volkswagen. Depuis que Walter DaSilva, le patron du design du groupe, a confié les rênes du style Seat à Luc Donckerwolke, le virage du style est spectaculaire et retrouve l’originalité et la saveur latines.

Hybride diesel-électrique, l’AUDI SPYDER émet 59 g/km de CO2.

Hybride diesel-électrique, l’AUDI SPYDER émet 59 g/km de CO2.

Le tout-électrique pour la Seat IBE et la Skoda Octavia Green « E »

Ce concept-car IBE (… rique !) se veut le « manifeste » des futures productions transpyrénéennes. Parfaitement classique dans son expression sportive, ce coupé sport IBE très compact (3,83 m de longueur) préfigure la face avant des Seat à venir.

Sous son capot, l’IBE recèle la technologie de la maison mère VW, avec un moteur électrique de 102 kW (137 ch). Celui-ci est en réalité limité à 50 kW (68 ch) pour ménager l’autonomie annoncée pour 130 km. La vitesse maximale est de 160 km/h pour un 0 à 100 km/h en 9,7 s. L’objectif est double pour la marque espagnole : aller chercher une clientèle jeune et branchée, dans les deux sens du terme. On notera aussi que ce coupé 2+2 ménage de la place pour un jeune couple et ses enfants.

Si Seat profite des bienfaits de son appartenance au groupe VW pour son IBE électrique, le tchèque Skoda n’est pas en reste : son Octavia Green E Line en reprend aussi le bloc électrique dans une puissance ramenée à 85 kW (114 ch), avec une vitesse maxi de 135 km/h et un 0 à 100 km en 12 s. Ici, l’autonomie des batteries (pesant 315 kg) est de 140 km. Judicieusement disposées sous le plancher arrière, elles ne réduisent pas trop la capacité du coffre de l’Octavia Combi qui passe à 490 l, banquette arrière en place. Skoda annonce la fabrication d’une flotte pour 2011, afin de valider la viabilité pour une vente au public en 2012.

Du côté de PSA, les nouveautés sont également au rendez-vous. Sous la houlette de Jean- Pierre Ploué, le patron du design de Peugeot-Citroën, la nouvelle orientation du style du lion ne désarme pas… Pas moins de six concept-cars en un an, plus le restylage des voitures de série, plus la nouvelle 508 : on ne chôme pas à l’ADN de Vélizy (78), centre de R & D des deux marques. Témoin le Peugeot HR1 qui, avec ses 3,69 m de longueur, se veut urbain, exclusif et innovant mixant les genres (citadine, coupé, SUV…).

Destiné à séduire de jeunes urbains, actifs, férus de design et d’innovations, à la recherche d’un véhicule qui leur ressemble, ce HR1 « nouvelle génération » dévoile aussi la face avant de la future Peugeot 208, plus longue et plus classique dans ses proportions. Le HR1 est emmené par le module HYbrid4 associant, ici, un inédit 3 cylindres essence 1.2 THP à l’avant, et un moteur électrique arrière (80 g/km, voire 0 g en mode électrique), avec une puissance potentielle séduisante (147 ch) et quatre roues motrices.

Peugeot HR1 et 3008 HYbrid4, le lion renouvelle son image

Autre innovation, la première « full hybrid » diesel au monde selon Peugeot, la 3008 HYbrid4, révolutionne la technologie de l’hybride en offrant des performances inédites – 200 ch pour seulement 98 g de CO2 – et un plaisir de conduite nouveau grâce à sa transmission intégrale. Toute l’originalité de l’hybridation de ce crossover consiste dans l’implantation d’un moteur électrique compact de 37 ch et 200 Nm logé sur le train arrière avec ses périphériques. Aucune liaison physique n’existe entre les deux moteurs, au bénéfice du poids total et de la simplicité d’industrialisation, ainsi que de la « portabilité » du module électrique : la nouvelle Peugeot 508 aura sa version HYbrid4 dans un an et d’autres suivront.

PEUGEOT HR1 Le HR1 est emmené par le module HYbrid4 associant, ici, un inédit 3 cylindres essence 1.2 THP à l’avant, et un moteur électrique arrière (80 g/km, 0 g en électrique), avec une puissance potentielle de 147 ch et quatre roues motrices.

PEUGEOT HR1 Le HR1 est emmené par le module HYbrid4 associant, ici, un inédit 3 cylindres essence 1.2 THP à l’avant, et un moteur électrique arrière (80 g/km, 0 g en électrique), avec une puissance potentielle de 147 ch et quatre roues motrices.

BMW Coupé 6 : le constructeur reste fidèle aux classiques

Si l’hydride et l’électrique ont été à l’honneur lors de ce dernier Mondial, les véhicules plus traditionnels n’ont pas été oubliés pour autant. BMW a ainsi présenté son futur Coupé issu de la Série 6, caché sous les traits d’un Concept. Ce Coupé 2+2 haut de gamme se veut à la fois sportif et élégant avec son long capot moteur, son porte-à-faux avant réduit, son habitacle reculé et son long empattement. Des proportions quasi intangibles qu’il faut savoir réinterpréter à chaque nouvelle génération. Et on notera que BMW revient enfin aux canons classiques qui ont fait sa réputation depuis 70 ans. Parmi les nombreuses innovations sur ce Concept Série 6 Coupé : tous les feux sont intégralement à LED. Éclairage plus précis, plus blanc et, surtout, une possibilité bien plus large de laisser cours à la créativité des designers pour souligner les traits de la voiture. Sous le capot avant, la gamme des motorisations reprend celle de la récente Série 5, en attendant une version « M ».

Mercedes n’est pas non plus en reste avec sa deuxième génération de CLS, grand coupé quatre portes dont il a été l’inventeur en 2003. Toujours aussi élégant dans son architecture, ce CLS ajoute les touches de design venues du roadster SLS avec sa calandre plus agressive et un style plus viril. Quoique Gordon Wagener, patron du style Mercedes, précise que « le nouveau CLS constitue une véritable révolution sensuelle dans l’histoire du style de la maison ». Les motorisations seront reprises de la gamme actuelle des Classe E et S avec le V6 essence de 306 ch (CLS 350 CGI) et le V6 350 CDI de 265 ch, pour le lancement en janvier prochain. Suivront, en mars 2011, le CLS 500 V8 de 435 ch et le CLS 250 CDI de 204 ch ; plus tard, le CLS 63 AMG de 544 ch et une version hybride en diesel.

BMW COUPÉ 6 Parmi les nombreuses innovations sur ce Concept Série 6 Coupé : tous les feux sont intégralement à LED. Sous le capot avant, la gamme des motorisations reprend celle de la récente Série 5, en attendant une version « M ».

BMW COUPÉ 6 Parmi les nombreuses innovations sur ce Concept Série 6 Coupé : tous les feux sont intégralement à LED. Sous le capot avant, la gamme des motorisations reprend celle de la récente Série 5, en attendant une version « M ».

Mercedes S 250 CDI : quatre cylindres de luxe

Si tous les regards sont fixés sur la deuxième génération du CLS, grand coupé 4 portes luxueux, la marque à l’étoile est aussi la première du premium allemand à oser une version de sa classique Classe S équipée d’un… quatre cylindres diesel ! L’objectif est clair : entrer en Europe dans la catégorie des grandes berlines luxueuses non taxées par le malus écologique. Avec une consommation réduite à 5,7 l/100 km, soit 149 g de CO2, cette Classe S développant 240 ch ne pollue pas plus qu’une Renault Mégane essence de 130 ch !

Pour parvenir à ce résultat record, les motoristes ont joué le « down sizing » à fond, quitte à faire passer ce 2.3 l pour un 6 cylindres, eu égard à sa puissance. Un résultat obtenu grâce à une injection haute pression de quatrième génération (2 000 bars), un Stop&Start, un « twin turbo » (un turbo basse pression et un haute pression enroulé l’un dans l’autre), le tout accouplé, excusez du peu, à la nouvelle boîte auto 7 rapports à faible glissement, alors qu’en général, la baisse de consommation s’obtient en se contentant d’une boîte de vitesses manuelle. Un bel exploit qui ne dénature pas la stature luxueuse de cette berline, toujours équipée de la kyrielle d’aides à la conduite et d’une liste infinie d’équipements de confort. Commercialisation en début d’année prochaine.

Volkswagen Passat break : un profond restylage

Toujours du côté des constructeurs allemands, la Passat a été complètement remaniée, même si sa plate-forme demeure identique à l’ancienne génération. En empruntant à la Phaeton sa face avant et sa malle arrière, cette Passat gagne énormément en stature et en classe malgré ses cotes inchangées (4,77 m de longueur, 1,47 m de hauteur et 1,82 m de largeur). Et le break n’est pas en reste avec une coupe très élégante. Si, finalement, la « caisse en blanc » est la même – fort utile sur les chaînes d’assemblage – cette Passat septième génération est aussi pourvue de la palette de nouvelles motorisations essence et diesel équipées en série du Stop&Start et conformes à la norme Euro 5. Dont le 1.6 TDI de 105 ch qui ne consomme plus que 4,1 l/100 km, soit 109 g/km de CO2. L’équipement est en hausse pour mieux souligner le saut générationnel.

Astra Sports Tourer et Ford Focus break : des gammes complètes

Après la berline et le coupé GTC, c’est au tour de la version break de l’Astra de faire ses débuts au Mondial et, très rapidement, sur les routes d’Europe. Les commandes sont déjà possibles avec un prix débutant à 18 950 euros (1.4 l essence 100 ch) et une livraison en janvier 2011. Déclinant le dessin très dynamique de l’Insignia break sur une voiture bien plus courte (4,43 m), l’exercice stylistique n’était pas gagné d’avance. Surtout sans trop obérer la capacité de la soute, marque de fabrique des breaks Opel. Celleci s’étage de 500 à 1 550 l, alors que la longueur totale de chargement passe à 1,83 m, soit 28 mm de plus que dans l’actuelle Astra break. Sous le capot, une nouvelle génération de turbodiesels sobres avec le 1.3 CDTI de 95 ch avec Stop&Start (109 g), le 1.7 CDTI en 110 ch et 125 ch et le 2.0 CDTI de 160 ch venu de l’Insignia.

Chez Ford, nous avions découvert la future Focus lors du salon de Genève en mars dernier, ainsi que sa version monospace compact C-Max. Restait la déclinaison break de cette nouvelle plateforme. Pour la Focus SW, les motorisations sont reprises de l’actuelle gamme C-Max avec le récent 1.6 TDCi de 95 ch et 115 ch (109 g) avec Stop&Start et le 2.0 TDCi de 140 ch et 163 ch, tous développés avec Peugeot. Une version Econetic du 1.6 TDCi (à 95 g) sera lancée fin 2011, six mois après le reste de la gamme.

La Lacoste pour repositionner le haut de gamme Citroën

Le mot de la fin avec la Citroën Lacoste. Développée en six mois par une jeune équipe rattachée au bureau du style de la marque, la Lacoste revisite l’esprit de la Méhari – voiture basique sur châssis de 2 CV – tout en s’écartant du précédent concept-car C-Cactus. Dévoilé il y a deux ans à Paris, ce dernier se voulait rustique, peu coûteux à fabriquer avec sa face avant identique à la face arrière.

Avec la Lacoste (3,45 m de longueur), l’idée est de repositionner fortement Citroën vers le haut de gamme chic, sans renier la simplicité du concept du loisir et du plaisir (dixit Citroën). Pas facile ! Surtout que, esthétiquement parlant, ce concept-car n’est pas très élégant : capot avant ultra raccourci, poste de pilotage sur les roues avant, arrière tout en hauteur, provoquant un déséquilibre visuel. Retenons tout de même l’absence du toit remplacé par une capote gonflable (quid de sa tenue à la vitesse ?), ainsi que l’original 3 cylindres essence vu sous le capot de la Peugeot HR1 mais sans l’hybridation.

Prochain rendez-vous parisien pour le Mondial en 2012 mais d’ici là, le salon de Genève en mars 2011 devrait marquer la confirmation du renouveau du design automobile mondial alors que le salon de Francfort, dans un an, sera celui de la sortie de crise. Restera également à résoudre cet éternel handicap de l’autonomie des batteries. Gageons que l’ampleur de la R & D dont font preuve les constructeurs automobiles et leurs ingénieurs nous réserveront quelques surprises.

AUDI A7 SPORTBACK Plus grande que l’A6 et moins conventionnelle que l’A8, l’Audi A7 Sportback se veut un véritable coupé 5 portes racé pour les « early adopters », ceux que les berlines traditionnelles à malle arrière classique ne font plus rêver.

AUDI A7 SPORTBACK Plus grande que l’A6 et moins conventionnelle que l’A8, l’Audi A7 Sportback se veut un véritable coupé 5 portes racé pour les « early adopters », ceux que les berlines traditionnelles à malle arrière classique ne font plus rêver.

La PEUGEOT 508 succède à la 407 et à la 607.

La PEUGEOT 508 succède à la 407 et à la 607.

Mercedes Classe A E-Cell : d’abord destinée aux flottes

Après la Classe B Fuel-Cell, voiture 100 % électrique « auto-alimentée » en énergie par sa pile à combustible à l’hydrogène, Mercedes décline sa Classe A E-Cell, 100 % électrique elle aussi, mais nécessitant alors deux grosses batteries logées dans le plancher plat en sandwich (celles de la Smart « e »). L’autonomie est de 200 km – contre 400 km avec la pile à combustible et ses 2,5 kg d’hydrogène embarqué – avec bien sûr une recharge sur une borne (8 h en 230 V pour 100 km d’autonomie). La puissance est de 70 kW (95 ch) en crête et 50 kW en continu (68 ch), avec une vitesse de 150 km/h. Près de 200 exemplaires sont en cours de fabrication pour une location à des flottes d’entreprises en Allemagne, aux Pays-Bas et en France.

MERCEDES CLASSE A E-CELL : D’ABORD DESTINÉE AUX FLOTTES

Range Rover Evoque : des émissions de CO2 réduites

Le Range Rover Evoque tient du SUV, un 4×4 qui se cache de l’être en hybridant le monospace avec l’utilitaire passe-partout, et qui surfe sur le « down sizing », réduction du CO2 oblige. On retrouve donc l’ADN du Range Rover dans l’Evoque mais dans une vision plus sportive et racée, proche d’un coupé pour sa partie haute (longueur de 4,35 m). Land Rover propose, pour la première fois dans son histoire, une version deux roues motrices avec le 2.2 TD d’origine BMW en 150 ch (130 g/km de CO2) et 190 ch en 4×4 (145 g/km de CO2), tous deux avec le Stop&Start. Commercialisation en 3 portes à l’été 2011, version 5 portes début 2012.

RANGE ROVER EVOQUE : DES ÉMISSIONS DE CO2 RÉDUITES

Mondial de Paris 2010 : une édition très électrique !

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