Mondial de Paris 2018 : les nouveautés au rendez-vous

Voici quelques-unes des nouveautés et autres évolutions marquantes qu’il ne faudra pas manquer au fil des allées du Mondial de Paris. Bien sûr, l’événement réservera sans doute d’autres surprises. Mais on peut d’ores et déjà dire que les constructeurs se montrent très inspirés du côté des SUV, mais aussi pour l’électrification de leurs gammes.

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Citroën C5 Aircross
Copyright William Crozes @ Continental Productions

On a longtemps espéré que, chez Renault, la Clio V profiterait du Mondial de Paris pour entrer en scène. Apparemment, il n’en sera rien ou alors le secret reste bien gardé. Toujours est-il que la rumeur voudrait plutôt qu’elle n’apparaisse pas en public avant la fin de l’année, avant de rejoindre les concessions en mars 2019.

Pour cette Clio cinquième du nom, l’enjeu se veut considérable. Et il est compréhensible que la numéro 1 des ventes en France peaufine sa copie pour mieux nous épater. Rappelons notamment qu’elle se convertira à l’hybride essence.

À l’heure de notre bouclage, rien ne filtrait encore sur la programmation réservée par Renault au grand rendez-vous parisien. Il est probable que le losange mette en avant des concept-cars et que l’actualité se concentre sur l’évolution de modèles existants, tel le restylage du Kadjar, voire celui de la Twingo. Mais aussi, et pourquoi pas, sur la révélation d’un nouveau modèle électrique.

508 SW et C5 Aircross chez PSA

Chez Peugeot aussi, le renouvellement de la 208 n’interviendra pas avant le salon de Genève. Les helvètes assisteront donc au premier face-à-face opposant les deux grandes stars du marché hexagonal. Quant au Mondial de Paris, pour Peugeot aussi, l’attraction résidera dans des concept-cars, sans oublier le lancement de la 508 SW, en complément de la berline. Un break qui sera certainement très prisé des sociétés.

Sur le stand Citroën, le C5 Aircross débutera sa carrière européenne. Déjà commercialisé en Chine depuis un an, ce nouveau SUV emprunte sa plate-forme au 3008, ce qui est un gage de réussite, tout en affichant une originalité propre aux chevrons dans sa présentation comme dans ses prestations.

Ambiance chaleureuse et modularité maximum, via des sièges indépendants et libres de leurs mouvements à l’arrière, le C5 Aircross attise la curiosité. Le confort s’annonce comme son point fort. Quant aux motorisations, BlueHDi 130 et 180 l’accompagnent au lancement.

Toujours au sein du Groupe PSA, mais cette fois dans la catégorie premium, le DS 3 Crossback a l’intention de faire forte impression. Avec également pour mission de peu à peu prendre le relais dans la gamme d’une DS 3 apparue en 2010 et qui doit s’éclipser en 2020.

Soubassements inédits et design percutant, voilà parmi les composants de ce nouveau SUV urbain qu’est le DS 3 Crossback. Dans un gabarit plus contenu, inférieur à 4,20 m, la filiation avec le DS7 Crossback apparaîtra comme une évidence. Mais sa carte maîtresse pourrait bien être une version 100 % électrique proposée dès le lancement en 2019.

Peugeot 508 SW
Peugeot 508 SW

Audi refait ses gammes

Demeurons dans le premium qui, tout comme les marques de prestige, focalise l’intérêt des visiteurs de tout salon automobile. Et à Paris, les raisons de s’attarder chez les constructeurs premium seront nombreuses.

À commencer par Audi où l’occasion sera donnée d’approcher l’A1 et le Q3, tous deux fraîchement dévoilés. La citadine aux anneaux en termine avec la 3 portes et le diesel, pour ne plus envisager l’existence qu’en Sportback et en essence. En 4,03 m, ce dernier opus se veut un concentré de technologie et le style pétille comme rarement chez Audi.

Pour son renouvellement, le Q3 est de même amené à se montrer offensif. Il est vrai que la concurrence est désormais aussi forte qu’imaginative. S’étirer à 4,49 m équilibre esthétiquement ce modèle. Qui bombe le torse et fait le plein d’équipements dernier cri. Enfin, le diesel est toujours de la partie avec des versions 150 et 190 ch au lancement (voir aussi la brève).

Un cran largement au-dessus, le tout nouveau Q8 exposera sa musculature sur le stand de la marque. On peut aussi s’attendre à y rencontrer l’A6 dans sa version Avant, mais aussi et surtout l’e-Tron qui sera révélé courant septembre. Un grand format tout-électrique, relevant tout à la fois du break et du SUV, mais doté de performances élevées. De quoi en faire un sérieux rival pour Tesla.

Audi A1 Sportback
Audi A1 Sportback

BMW attend sa Série 3

Chez BMW, la révélation de la nouvelle Série 3 se veut éminente. Mais il se peut que les responsables de la marque décident de la présenter en marge du salon. Ce ne serait pas la première fois qu’ils font ce choix. On peut cependant tabler sur le nouveau X4 déjà disponible, et la prochaine génération du X5 prévue pour novembre. Statut oblige, le grand SUV bavarois monte en gamme et cela se voit.

Quant à Mini, découvrir à Paris sa déclinaison électrique n’est pas à exclure. Il est probable que cette version EV programmée pour 2019 ait pour base une Hatch. Aujourd’hui, seuls les dessins de sa calandre fermée et de ses jantes très originales ont été diffusés.

Sur le stand Mercedes, on peut s’attendre à rencontrer les remplaçants de la Classe B et du GLE. Les deux approchent du renouvellement, reste à savoir quand… Mais le futur SUV électrique EQC pourrait bien leur voler la vedette, avant sa commercialisation en 2019 (voir aussi la brève).

Chez Lexus, l’UX n’est pas un inconnu mais il demeure très attendu. Ce SUV compact de 4,50 m devrait rapidement prendre la tête des ventes de la division haut de gamme de Toyota. Hybride essence, avec de 146 à 180 ch en puissance cumulée, ce proche parent du CH-R semble particulièrement adapté au marché.

  • BMW X5
  • Lexus UX

Une Camry et une Corolla chez Toyota

Concernant Toyota, en provenance d’outre-Atlantique et plus exactement du Kentucky, la Camry succédera à l’Avensis disparue des concessions avant l’été. Cette grande berline (4,89 m), véritable best-seller en Amérique du Nord, s’attaque au Vieux-Continent dans une version hybride essence.

Et puis il y a la nouvelle Auris dévoilée au salon de Genève et qui profitera du Mondial pour divulguer l’intégralité de son CV, tout en retrouvant l’appellation de Corolla, avant une diffusion l’an prochain. Une certitude, elle reprend l’hybridation de la Prius, soit 122 ch en puissance cumulée, en complément d’une offre de plus forte puissance. Toujours chez Toyota, le prometteur successeur du RAV4 pourrait bien être présent sur le stand.

L’électrification totale du Kona attirera les regards chez Hyundai (voir aussi la brève). Ce SUV de 4,18 m revendique la bagatelle de 400 km en autonomie réelle (482 km sur le papier) dans sa configuration la plus performante, et ce sans mollesse. Dans ce cas, il confie en effet sa progression à quelque 204 ch. L’ensemble fait des étincelles, d’autant qu’il a beaucoup travaillé sur la diminution des temps de charge. Une version 136 ch se montrera plus abordable. Encore plus futuriste, le Nexo s’abreuve à l’hydrogène et porte la promesse d’autonomie à plus de 600 km.

Au sein du tandem coréen, Kia poursuit la mise sur orbite de la Ceed (voir aussi l’essai), en y adjoignant une variante shooting brake annoncée comme sculpturale. Cette Kia ProCeed est porteuse d’une dynamique nouvelle autour de ce modèle.

  • Toyota Camry
  • Hyundai Nexo
  • Concept Kia Proceed

Le Tarraco de Seat fait son entrée

Chez Suzuki, le vent de la réforme a soufflé sur le Jimny qui passe le relais à un successeur qui ne perd rien de son ADN, sous ses allures de Mercedes G en réduction ‒ il y a pire référence.

Sur le stand Seat, le Tarraco est à l’Ateca ce que l’Allspace est au Tiguan chez Volkswagen, à savoir une version allongée, possible 7 places, du SUV compact ibérique. Rappelons que son appellation a été soumise au vote du public. Une première. Enfin, Skoda devrait étoffer son offre en SUV, en concoctant une version RS au Kodiaq et une version Scout au Karoq.

Et voilà pour les principales nouveautés à découvrir au fil des allées. Il n’échappera à personne que de nombreuses marques manquent à l’appel. Ce Mondial de Paris va malheureusement être marqué par l’absence de plusieurs constructeurs et non des moindres. Depuis le début de l’année, les défections sont légion.

Le géant Ford, mais aussi Opel et Volvo font l’impasse sur cette édition 2018. Tout comme Volkswagen mais pas ses satellites. On déplore également le retrait du groupe FCA au grand complet : Fiat, Alfa Romeo, Jeep et Abarth désertent Paris. Enfin, des marques japonaises telles que Nissan et Infiniti, mais aussi Mazda, Mitsubishi et Subaru, ont déclaré forfait.

Les causes sont multiples. Économiques d’abord, le coût de participation à un tel événement se veut considérable et le retour sur investissement n’est pas garanti. Un constructeur peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé de l’opération à une époque où il existe de multiples vecteurs de communication.

Suzuki Jimny
Suzuki Jimny

De nombreux absents…

Il faut aussi voir dans cette situation l’émergence des salons chinois de Shanghai et Pékin en alternance. Par le volume de leur marché, ces derniers viennent bousculer un calendrier de rendez-vous internationaux parfaitement établi depuis des décennies.

Enfin, à une époque où la connectique prend le pas sur les autres caractéristiques d’un véhicule, le hautement technologique salon CES de Las Vegas apparaît pareillement comme un passage obligé sur les voies de l’autonomie ; cette convention organisée au royaume des paradis artificiels ne cesse de prendre de l’importance et son audience est planétaire.

L’événement parisien qui fête cette année son 120e anniversaire a tout intérêt à se réinventer s’il ne veut pas perdre de sa magie auprès du grand public, mais aussi de son intérêt pour les professionnels. Fort heureusement, ces professionnels exploreront cette année une zone qui leur est intégralement consacrée : le Mondial.Tech, soit un salon parallèle consacré à l’innovation comme amorce de solution. Bonne visite !

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