Mortalité routière : diviser le nombre de blessés graves par deux d’ici 2030

Les ministres des transports européens ont fixé l’objectif de diminuer par deux le nombre de blessés graves sur les routes d’Europe entre 2020 et 2030.

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Mortalité routière

Lors des conclusions du Conseil de l’Union Européenne, le 8 juin 2017, les 28 ministres des transports européens ont officiellement adopté la Déclaration de La Valette, signée le 29 février dernier à Malte (voir notre brève). Cette déclaration fixe un nouvel objectif pour les États membres : diviser par deux le nombre de personnes gravement blessées suite à un accident de la route entre 2020 et 2030.

Des chiffres ambitieux, sachant que l’Europe s’est déjà engagée à réduire de 50 % le nombre de décès sur les routes entre 2010 et 2020. En 2016, 25 500 personnes ont perdu la vie sur les routes européennes, et selon les estimations 135 000 personnes ont été gravement blessées. Selon les conclusions du Conseil de l’UE, le coût économique serait « de l’ordre de 50 milliards d’euros par an pour les accidents mortels uniquement. »

Une coopération à l’échelle européenne

Pour tenir ces deux objectifs, les 28 ministres des transports se sont aussi engagés à augmenter les financements et améliorer la coordination entre États membres, société civile, instituts de recherche et secteur privé, pour favoriser le développement d’approches globales axées sur les risques. Parmi les pistes d’action, sont évoquées la prise en compte des cyclistes et des piétons, des infrastructures plus sûres, des limitations de vitesse plus sévères en zone à risque, le déploiement de l’eCall pour réduire les délais d’intervention, la récolte et l’analyse des données de circulation, ou encore un contrôle renforcé des règles de circulation.

Les ministres ont également appelé la Commission européenne à proposer une stratégie de sécurité routière pour la décennie 2020-2030. En particulier, ils ont rappelé la nécessité de mettre à jour les normes de sécurité des véhicules automobiles.

Enfin, le Conseil de l’UE a invité les industriels à développer des systèmes de transport intelligents, sécurisés et interopérables à l’échelle européenne, et notamment les véhicules connectés et autonomes.

La signature de cette déclaration n’est toutefois pas juridiquement contraignante.

Lire les conclusions (en anglais).

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