Moteurs thermiques : l’entrée en résistance

La tendance est claire : nous sommes en pleine mutation du traditionnel moteur thermique à piston. Mais malgré ses défauts, celui-ci demeure un des meilleurs convertisseurs d’énergie des carburants fossiles à haute densité énergétique, et son fonctionnement peut encore s’améliorer. Reste à trouver le meilleur compromis entre émissions, consommation et coûts.

- Magazine N°250
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Le moteur essence quatre-cylindres 2.0l SkyActiv-X qui équipe la toute dernière Mazda associe l’allumage par bougie d’un moteur à essence et l’allumage par compression emprunté à un moteur diesel.
Le moteur essence quatre-cylindres 2.0l SkyActiv-X qui équipe la toute dernière Mazda associe l’allumage par bougie d’un moteur à essence et l’allumage par compression emprunté à un moteur diesel.

Alors que 70 % des VN devraient encore avoir pour moteur principal un moteur thermique en 2035, peut-on améliorer cette technologie ? « Des efforts incroyables ont déjà été réalisé en dix ans, avec un recul de la consommation de 40 % et une baisse des émissions grâce aux FAP (filtres à particules) et à la SCR (réduction catalytique sélective), rappelle Jean-Luc Brossard, directeur R&D de la Filière automobile et mobilités (PFA). Aujourd’hui, il est toujours possible de limiter les frottements et d’améliorer la combustion, mais la courbe des gains ne peut pas diminuer en ligne droite indéfiniment et les baisses de consommation et d’émissions...