MRA : Problème d’implantation

- Magazine N°123
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Rodolphe Noulin gère depuis plusieurs années maintenant le business flottes au sein de l’enseigne Speedy. Pour lui, l’émergence de nouvelles marques pilotées par des mécaniciens réparateurs automobiles (MRA) n’est pas une surprise. « Tout le monde veut sa part du gâteau dans les flottes. Ce n’est pas étonnant à partir du moment où le marché des particuliers est en baisse », insiste le responsable. Il reste que ces nouvelles enseignes ne collent pas parfaitement au marché des flottes. Pour une raison simple : leur implantation, en zone périurbaine, ne correspond pas aux attentes de la clientèle «entreprises». Même dans le pneumatique, qui constitue en règle générale un très gros business pour les indépendants, les flottes ont recours à des réseaux largement étoffés et implantés. Résultat : ces enseignes ne développent pas sur le segment des pneumatiques l’activité à laquelle elles auraient droit. Autre Talon d’Achille des enseignes dirigées par des MRA, leur faiblesse dans l’analyse des coûts de flottes et la fluidité de l’administratif. A l’heure où les loueurs et leurs clients privilégient l’optimisation des coûts, il y a là une réelle faiblesse de ces enseignes de réparation, estime enfin le responsable de Speedy Fleet.