Nissan e-NV200 : l’autre fourgonnette électrique

Avec son e-NV200, Nissan se lance à son tour dans la bataille sur le marché porteur de la fourgonnette électrique. Et le courant passe plutôt bien.

- Magazine N°204
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Nissan e-NV200 : l’autre fourgonnette  électrique

Concurrent du Kangoo Z.E., l’e-NV200 ne partage aucun élément avec son cousin français. Car pour électrifier son NV200, Nissan a « simplement » changé de plate-forme, l’e-NV200 empruntant celle de la Leaf, la compacte électrique de la marque. Un changement de soubassement à l’origine des dimensions très légèrement différentes entre le NV200 thermique et l’e-NV200, plus long de 16 cm. En revanche, l’espace de chargement a été intégralement conservé, avec 4,2 m3 et une charge utile maximale de 770 kg. Les batteries se dissimulent dans le plancher et n’empiètent pas sur l’espace de chargement.

Un bon point des véhicules électriques : avec un couple maxi présent dès le premier tour du moteur, la charge n’a qu’une faible influence sur les accélérations et reprises. Mais là encore, l’autonomie aura tendance à se réduire lorsque le véhicule est à pleine charge du fait du poids à mouvoir lors des accélérations et relances. Mais quel plaisir d’aller tout simplement d’un feu à un autre en centre ville, sans bruit et sans stress !

Équipements de série
Visia : direction assistée, airbag conducteur, volant réglable en hauteur, vitres teintées, porte latérale coulissante, ABS avec aide au freinage d’urgence
Acenta : Visia + condamnation centralisée avec télécommande, autoradio CD, rétroviseurs électriques, vitres électriques, plancher de protection dans l’espace de chargement, régulateur de vitesse
Optima : Acenta + airbag passager et airbags latéraux, caméra de recul, antibrouillards avant, ESP, allumage automatique des phares et de l’essuie-glace
Business : Optima + système multimédia Connect avec autoradio CD MP3 avec Bluetooth, système de navigation

Un silence absolu

L’e-NV200 reprend aussi la cabine de conduite de son homologue thermique avec ses matériaux de qualité quelconque. Point positif, l’habitacle comprend de très nombreux espaces de rangement, ce qui s’avère très pratique au quotidien.

Il suffit de tourner la clé pour mettre en marche l’e-NV200 dans le silence le plus complet. Le démarrage se fait tout aussi discret et il est possible de rouler à basse vitesse sans bruit. Au fur et à mesure que la vitesse augmente, les bruits de roulement s’accroissent.

Très doux à basse vitesse, l’e-NV200 se montre surprenant lorsque le pied droit enfonce davantage la pédale d’accélérateur. La fourgonnette s’arrache alors et bondit véritablement vers la ligne d’horizon, avec son couple maximal instantané. Mais attention : dans ces conditions d’utilisation, la réserve de puissance dont dispose la batterie baisse rapidement.

Avec l’habitude et en conduisant en souplesse, il est tout à fait possible de dépasser les 100 km avec une batterie chargée à 100 % au départ, du moins de jour et par beau temps. Car la solution 100 % électrique nécessite d’employer le stock d’énergie de la batterie pour tout faire fonctionner. La situation diffère en plein été et en plein hiver, de nuit, avec les phares et les essuie-glaces par exemple.

Le temps de recharge total varie entre quatre et douze heures selon le mode de chargement et le type de borne sur lequel est branché l’e-NV200. L’autonomie annoncée s’élève à 170 km, la vitesse maximale à 123 km/h.

L’e-NV200 est commercialisé à partir de 14 310 euros HT, bonus écologique inclus.

Notre avis

Bien

  • Silence de fonctionnement
  • Agrément de conduite

À revoir

  • Autonomie limitée
  • Finitions quelconques
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