Nissan Qashqai ProPilot : vers l’autonomie

Avec le système ProPilot sur son Qashqai, Nissan se lance dans l’aide à la conduite, pour seulement 1 000 euros mais avec des limites.

- Magazine N°244
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Nissan Qashqai ProPilot

La série spéciale ProPilot du Qashqai s’équipe de l’ancien 1.6 dCi de 130 ch, forcément en boîte auto XTronic et qui n’est pas Euro 6d et WLTP. Nissan n’a donc pas forcément choisi le bon numéro pour promouvoir son ProPilot. Dommage car ce système d’assistance à la conduite de niveau 2 a pour lui un positionnement « prix » intéressant, soit 1 000 euros en option sur une Leaf ou l’équivalent sur un X-Trail et une Serena au Japon ou aux États-Unis. Alors qu’il faut débourser plusieurs milliers d’euros pour accéder à ces avancées supposées chez la concurrence.

La prise en main du ProPilot se fait relativement facilement  : le traditionnel bouton d’enclenchement du régulateur de vitesse est dorénavant coloré de bleu et sert à mettre en route cette fonction, tout en y ajoutant le maintien dans la voie grâce à la caméra sous le rétroviseur avant. Un logo au centre du compteur indique simplement et clairement si le système est actif ou pas. Le ProPilot fonctionne quelle que soit la vitesse et se régule donc selon la vitesse que vous avez indiquée avec le basculeur « set », tout en tenant compte, le cas échéant, de celle du véhicule qui précède.

Simple de fonctionnement, ce système manque néanmoins d’anticipation des distances de freinage ou des véhicules qui peuvent se rabattre devant le vôtre, ce qui provoque des à-coups ou des hésitations parfois étonnantes. « L’intelligence » embarquée n’est pas celle d’un Airbus ou d’une voiture premium allemande (une Série 5 ou une Classe E), avec une absence de lissage entre les différentes phases d’accélération ou de freinage. Et comme ce ProPilot n’est pas connecté au GPS, il ne faut pas s’y fier aveuglément : il n’anticipe donc pas une courbe forte comme sur d’autres véhicules haut de gamme, et il ne sait pas lire la vitesse du véhicule qui précède celui qui est devant vous. Mais pour 1 000 euros, vous avez un régulateur adaptatif démocratisé, l’effort est louable. Cette option sera proposée progressivement sur toute la gamme Nissan avec boîte auto obligatoirement.

Notre avis

PLUS
Option peu coûteuse ● Régulateur adaptatif sans limite de vitesse ● Fonctionnement simple et ergonomique

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MOINS
À-coups de fonctionnement ● Pas de conduite autonome ● Modèle de lancement Euro 6b sur stock uniquement