Nouvelle France Industrielle : premier bilan des plans transport et mobilité

En septembre 2013, l’État annonçait les 34 plans de la Nouvelle France Industrielle. Un an et demi plus tard, les cabinets du ministre de l’économie Emmanuel Macron et celui du secrétaire d’État aux transports Alain Vidalies ont organisé un bilan d’étape sur les plans couvrant le transport et la mobilité. 

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Nouvelle France Industrielle : premier bilan des plans transport et mobilité

Outre les projets du TGV du futur et des navires plus écologiques, a été évoqué le développement des énergies nouvelles pour les véhicules, et plus particulièrement l’électrique et l’hydrogène, à travers quatre axes phares.

Le premier concerne l’électrique. Les deux cabinets ont annoncé la construction d’une usine en France spécialisée dans la fabrication de composants de batterie haute tension. Mais accompagner l’essor de l’électromobilité passe aussi par le déploiement d’un réseau de bornes de recharge dense et interopérable. Sur ce sujet, les représentants des deux cabinets, après avoir rappelé les deux projets d’installation de bornes reconnus de dimension nationale, ont souligné qu’un consortium d’industriels devrait voir le jour d’ici la fin de l’année sur la recharge par induction.

Les trois autres axes concernent plus directement l’hydrogène. « L’objectif est de développer pour 2017 une offre française compétitive autour de la pile à combustible, a précisé le représentant du cabinet du ministre de l’économie. Un accord de coopération entre deux industriels devrait dans cette optique être annoncé dans quelques semaines. » L’enjeu principal de cette énergie en devenir reste cependant son stockage, à l’heure où la France ne compte que deux stations de distribution. « Nous souhaitons ainsi lancer une ligne de production pilote de systèmes de stockage nomades pour des résultats concrets dès 2017 », a souligné le cabinet d’Emmanuel Macron.

Enfin, sur la question du stockage haute pression, sujet critique pour faire émerger l’usage de l’hydrogène aussi bien dans les secteurs automobile qu’aéronautique, les représentants des deux cabinets ont précisé que deux industriels français, Raigi et Stelia Aerospace Composites, travaillaient ensemble à l’homologation de systèmes de stockage d’hydrogène en composite. Ici encore, les premiers fruits de cette collaboration sont attendus pour 2017… À suivre.

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