Toyota Mirai 2 : un vrai saut générationnel

Mieux partout, c’est le mot d’ordre pour la nouvelle Toyota Mirai vendue moins chère que la première génération. Essai concluant.
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Toyota Mirai

La pile à combustible à hydrogène, c’est le serpent de mer de la propulsion automobile. Des prototypes roulants plutôt convaincants, nous en avons essayé un certain nombre depuis vingt ans. Des modèles commercialisés, c’est plus rare et jusque-là, seuls Honda avec la Clarity, Hyundai avec le Nexo et Toyota avec la Mirai en ont inscrit au catalogue.

En lançant sa deuxième génération de Mirai, Toyota réaffirme son avance avec, surtout, une totale transparence de fonctionnement. En effet, il suffit de prendre le volant pour constater que la pile fonctionne dorénavant en silence et sans temps mort. En outre, grâce à un convertisseur de courant continu plus compact, plus léger et plus « réactif », la conversion électrolytique fournit réellement les 182 ch annoncés et ce, avec une densité de puissance inégalée de 4,4 kW/l, contre 3,1 kW/l et 154 ch précédemment.

Toyota Mirai : une consommation contenue

On ajoutera une consommation d’hydrogène relativement contenue en conduite rapide, soit environ 1,3 kg/100 km pour 450 km d’autonomie. Mais l’homologation à 0,89 kg/100 km se veut un peu optimiste ; les réservoirs contiennent 5,6 kg d’hydrogène pour 650 km d’autonomie. Bref, le fin du fin en matière de pile à combustible, qui repose dorénavant sur un stockage tampon d’une batterie lithium-ion et non plus nickel-hydrure, avec une tension portée à 310,8 V et non plus 244,8 V.

L’ensemble de cette technologie de seconde génération a été rendue possible grâce à la plate-forme TNGA-L qui sert pour les Lexus LS et Toyota Highlander. Avec un agrément de conduite bien supérieur à celui la précédente génération. Enfin, l’habitabilité de la Mirai 2 se fait aussi bien meilleure : les réservoirs se situent dans le tunnel central et plus sous la banquette arrière ; la pile à combustible n’est plus sous les sièges avant mais sur le moteur. Notez que la longueur frise les 5 m, soit 8 cm de plus que la Mirai 1. En revanche, son prix diminue de 11 000 euros, pas moins, à partir de 67 900 euros  TTC.

Notre avis

PLUS
Gestion moteur/pile convaincante ● Performances et agrément de conduite ● Prix en nette baisse


MOINS
Conso et autonomie réelles ● Réseau de pompes hydrogène réduit ● Encombrement total