Observatoire des véhicules industriels : des ventes en fort recul en 2020

Pour l’Observatoire des véhicules industriels, la pandémie de covid-19 au premier semestre 2020 devrait provoquer une baisse de 30 à 35 % des ventes de véhicules industriels et de 25% des ventes de véhicules utilitaires de moins de 5 tonnes.

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Observatoire des véhicules industriels
Véhicule Scania à moteur au gaz

Selon l’Observatoire des véhicules industriels (OVI), le transport routier de marchandises (TRM) français a été diversement affecté par la crise liée au covid-19 au premier semestre 2020. De fait, 47 % du trafic a été arrêté et 80 % des entreprises ont connu un arrêt partiel ou total. Mais c’est le transport d’automobiles, du BTP et de meubles qui a le plus souffert avec un arrêt total de ses activités. Les transports alimentaires, médicaux, colis et messagerie urbaine ont, à l’inverse, connu une suractivité. Mais celle-ci a augmenté leurs coûts de revient au niveau salarial et à cause des protections sanitaires (de 0,5 à 6 %, selon le CNR). Et en remettant les camions sur les routes, la reprise provoque à présent une baisse des prix de transport qui pénalise encore les entreprises.

Relancer les véhicules industriels par les énergies propres

Dans ce contexte, l’Observatoire des véhicules industriels estime que les immatriculations pour 2020 de véhicules de plus de 3,5 t se situeront entre 35 000 et 38 000 unités, soit une baisse de 30 à 35 % par rapport à 2019. Pour l’ensemble des VUL et VU de – 5 t, dont la reprise est plus rapide, la baisse ne devrait pas dépasser 25 %, avec 360 000 véhicules immatriculés d’ici fin 2020. Les perspectives 2021 dépendront de l’absence de seconde vague pandémique et du rebond de l’économie française dont le PIB a chuté de 10 %.

l’Observatoire des véhicules industriels voit la relance de l’industrie du VI dans la gazéification du parc des véhicules lourds, idée partagée par la Fédération nationale du Transport routier (FNTR). Celle-ci réclame d’ailleurs le gel de la TICPE sur le GNV pour cinq ans et la prolongation du suramortissement pour l’achat de véhicules propres sur la même période. Le CNPA branche VI, lui, recommande le recours au carburant B100, crédité de la vignette Crit’Air1.

Notre précédente brève sur les chiffres de l’Observatoire des véhicules industriels

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