Opel Insignia 2.0 CDI 160 ch EcoFlex

Ayant réalisé ô combien les ventes flottes étaient importantes pour sa récente Insignia, Opel a modifié profondément sa version 2.0 CDTI de 160 ch afin que ses émissions deviennent plus compétitives pour le segment, en plus d’être écologiquement plus correctes.

- Magazine N°152
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Opel Insignia 2.0

Avec cette version Insignia EcoFlex, le CO2 retombe à 136 g et 5,2 l/100 km contre 154 g et 5,8 l pour la version «standard ». Un résultat théorique obtenu uniquement pour l’homologation car, dans la réalité d’une conduite «normale» en cycle mixte, nous n’avons jamais pu passer sous la barre des 7 l/100 km.

Si les 160 ch et les 350 Nm de couple sont bien là, reste à pouvoir y faire appel de façon naturelle, sans avoir à tout le temps relancer le moteur qui est creux sous les 1 500 tr/mn. D’ailleurs, les 1er et 2e rapports ont été raccourcis (oui ! oui !) afin « de remédier à toute perte d’accélération », indique Opel. Il n’empêche, les rétrogradages sont incessants, sauf sur autoroute… et encore ! Car de son côté, le 6e rapport, déjà surmultiplié, a été allongé ce qui oblige, à 130 km/h sur une longue rampe à repasser en 5e.

Bref, ces modifications de boîte de vitesses n’arrivent pas à masquer les caractéristiques du 2.0 sauf à choisir la boîte automatique qui lissera ces incessants changements de rapports… mais avec un CO2 à 174 g. Reste alors les versions 110 ch (154 g) ou 130 ch EcoFlex (136 g) de ce moteur qui pourraient être plus séduisantes mais qui restent indisponibles à l’essai chez Opel France comme lors des présentations allemandes chez GM Europe.

Des prestations inégales

Pour le reste, cette grande berline (4,83 m) conserve toujours une suspension un peu raide, sans moelleux de l’amortissement, ce qui nuit au confort dès que l’on sort du parfait ruban bitumineux d’une autoroute.

En revanche, à vitesse stabilisée, l’Insignia fait preuve d’un grand silence de fonctionnement avec une excellente filtration des remontées sonores de la route. Et sur route, pour peu que l’on adopte une conduite assez dynamique, le comportement de la voiture est excellent : guidage des trains roulants et absence de roulis autorisant une conduite sportive mais sécurisante.

Dommage que la commande de boîte rétive et la pédale d’embrayage nécessitant des mollets d’athlète tempèrent ce tableau. Bref, cette nouvelle Insignia conçue sous l’ère de GM « avant crise » est un mélange de très bon et de moins bon.

Notre avis

Bien

Homologation à moins de 140 g
Berline spacieuse
Prix compétitif

A revoir

Sobriété très théorique
Suspensions trop raides
Finition peu valorisante

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