Opel Movano : Une offre élargie

Développé en commun avec Renault, le nouveau Movano a l’ambition d’élargir sa clientèle en s’appuyant sur quatre longueurs différentes et, surtout, une disponibilité en propulsion ainsi qu’une déclinaison en châssis cabine carrossable. Le Master, son frère jumeau a un nouveau concurrent !

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Opel Movano : Une offre élargie

Alors que Renault disposait déjà avec le Mascott d’un fourgon/ châssis cabine propulsion, Opel devait se contenter jusque-là de la version Movano traction et plateau-cabine pour satisfaire sa clientèle professionnelle. Ce nouveau Movano affiche donc de nouveaux atours, à commencer par sa disponibilité en propulsion à roues simples ou jumelées en fourgon, châssis cabine et double cabine pour un PTAC augmenté à 4,5 tonnes, une charge utile maximum de 2,5 t et un poids remorquable de 3 t, soit un poids total roulant de 7,5 t. De quoi concurrencer sérieusement les Mercedes Sprinter et Volkswagen Crafter, tous deux disponibles uniquement en propulsion. Par ailleurs, le volume de chargement peut atteindre aujourd’hui, dans la version longue L4 (6,85 m), près de 17 m3 pour une longueur de chargement de 4,4m.

 

Au meilleur niveau

 

Nous avons donc choisi, pour ce premier essai, un Movano fourgon L4 en propulsion à roues jumelées avec le nouveau 2.3 CDTI de 146 ch et 350 Nm de couple chargé de 800 kg de lest. Puissance et couple sont bien au rendez- vous avec une souplesse de fonctionnement du moteur remarquable et une boîte de vitesses à 6 rapports très bien guidée. Les montées en régime sont très linéaires, les capacités de reprises convaincantes et la rigueur du comportement dynamique impressionnante. D’ailleurs, Opel n’avait pas hésité à nous pousser aux limites d’adhérence de ce Movano, en organisant un parcours sur circuit avec des tests d’évitement entre des cônes, lancé à 90 km/h sur pistes mouillées.

 

Monté en série sur les versions propulsion, le contrôle de stabilité électronique ESP intervenait toujours à bon escient, lorsqu’après plusieurs coups de volant successifs amplifiant les transferts de charge sur le train avant, le Movano entamait un dérapage en situation de sortie de route. Impressionnant au volant d’un si gros fourgon !

 

Même le plus aguerri des conducteurs professionnels aurait été incapable de remettre dans le droit chemin cet utilitaire. Preuve est faite qu’Opel et Renault sont en mesure de rivaliser avec la perfection allemande. Et pour mieux limiter les excès ou l’optimiste des chauffeurs qui seraient grisés par les performances et la tenue de route du Movano, Opel propose en option un limiteur de vitesse bridant au choix à 90/100/110/130 km/h (50 HT).

 

Nouvelles carrosseries

 

Plus sages, les deux autres versions que nous avons pu essayer sont tout aussi convaincantes. Le petit fourgon L2H2 (10,8 m3) traction avec le 2.3 CDTI ramené à 100 ch fait bonne figure à condition de ne pas le charger au maximum et de le cantonner à un usage urbain ou suburbain, sa vitesse maximale de 133 km/h étant assez limitée, obligeant à rouler pied au plancher pour se maintenir dans le flot des véhicules rapides des autoroutes allemandes. La meilleure synthèse, en propulsion comme en traction, sera le fourgon ou châssis cabine 3,5 t avec le 2.3 CDTI de 125 ch qui offre déjà 310 Nm de couple, une vitesse de 145 km/h maxi et une grande sobriété : notre parcours d’essai en fourgon L2H3 ressortait à 10 l/100 km. Notez par ailleurs que le niveau sonore est très bas en traction avec le moteur en position transversale alors que les versions propulsion, à moteur longitudinal avouent un niveau sonore élevé, aussi en raison de l’arbre de transmission. Un bémol valable aussi pour la concurrence.

 

En bref, le Movano a été totalement repensé et conçu pour se placer en tête de l’offre de la catégorie, y compris en propulsion et « fourgons lourds ». Et Opel compte bien faire sa place (4 000 ventes en 2012) vers une nouvelle clientèle d’artisans, professionnels et PME à la recherche de versions non disponibles sur l’ancienne génération : benne basculante, plateau ridelle, fourgon approfondi et fourgon grand volume carrossés «usine» (dès juillet 2010).


Notre avis 

 

Bien

  • Motorisations performantes et sobres.
  • Prestations dynamiques de haut
  • Niveau Sécurité active et passive. 

A revoir

  • Niveau sonore en propulsion
  • Ecran GPS en hauteur peu lisible
  • Design : face avant (trop) chromée.  
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